Grimace d’écoeurée

 

Un grand merci à tous pour vos propositions musicales quétaines. Évidemment, comme je suis une fausse mélomane, je ne connais pas le ¾ des titres que vous y avez énumérés mais lorsque j’aurai quelques minutes en tête-à-tête avec Itunes store, j’écouterai les extraits de chacune de vos quétaineries.

 

D’ici là, je continue de me marrer de voir tous ces blogueurs écoeurés de l’hiver et tous ces autres écoeurés de ceux qui sont écoeurés de l’hiver. Pour ma part, je suis écoeurée de ceux qui sont écoeurés de ceux qui sont écoeurés de l’hiver, parce que je suis moi-même écoeurée de l’hiver et j’ai, par le fait même, envie de vous faire part que je suis écoeurée. Mais bon, y a une justice sur cette terre, tous ont un droit d’expression, y compris les écoeurés de ce monde.

 

Bien qu’écoeurée, je suis avant toute chose une quétaine assumée alors je vote pour que dame nature nous offre les ostis de centimètres qui nous manquent pour battre le record puis après ça, on n’en parle plus. Et puis tant qu’à faire, elle peut bien vous les garocher en pleine face pendant que je serai au Costa Rica. Et puis tient, 30 de plus… juste pour vous écoeurer.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 11-03-2008
À 12:02
Commentaire(s) : 6
 
 

Quétaine jusque dans les oreilles

 Après avoir testé la compatibilité de notre couple lors d’une courte escapade en Californie et d’une semaine « all inclusive » en République dominicaine, le Dompteur et moi sommes fins prêts pour le royaume de la spontanéité et de la débrouillardise et partons dans une semaine pour 8 jours au Costa Rica! Libres comme l’air nous serons, itinéraire inventif nous ferons. Plongée, volcans, visite de la Capitale, plage, jungle, dortoir mixte à 6,50$… le tout à l’aide d’une superbe Accent Hyundai de location. On aurait bien voulu rouler en luxueux 4×4 mais le nombre de voyages réalisés en 8 mois de fréquentation et le voyage en Égypte que nous planifions pour la fin de l’été font en sorte que nous devons parfois couper quelque part dans les dépenses et il nous semble tout à fait opportun, voire excitant, de rouler dans la brousse en Hyundai. Ce n’est, en tout cas, pas pire que de rouler à Montréal actuellement.

 

D’ailleurs, ce matin, j’ai laissé ma voiture dans son douillet banc de neige afin d’éviter toute mésaventure frustrante. J’adore prendre le métro des fois, en écoutant des chansons plus du tout in dans mon Ipod et me surprenant même à craindre le jugement des autres s’ils réussissaient à entendre que j’écoute du Ace of Base ou du Queen. D’ailleurs, j’ai réalisé que l’affection que je porte à une chanson varie considérablement selon le moment de la journée où je l’entends. We will rock you, c’est fucking bon dans les 3 dernières minutes d’un entraînement cardio alors que ça peut être vraiment importunant en somnolant dans le métro. Évidemment, C’est Zéro, c’est zéro (quel humour!) pour former des athlètes mais c’est teeeeeellement intense dans le métro. Écouter Pump it up en se dandinant le dernière pour brûler des calories et matter mon chum sur le bench ça, c’est… hum. Enfin.

 

Et vous, quelle est la chanson la plus quétaine qui joue dans votre Ipod et que vous aimez vraiment?

Catégorie : EXpress, EXtase
Par L'ex
Le 10-03-2008
À 12:19
Commentaire(s) : 26
 
 

Billet artisanal

lexpetit.jpg

Catégorie : EXamens
Par L'ex
Le 6-03-2008
À 16:20
Commentaire(s) : 14
 
 

Auto-psy

Comme à peu près tous les êtres humains normaux de cette planète, mon humeur connaît des périodes de high incontrôlables mais également des périodes plus creuses. Voulant conserver l’impression d’être inatteignable et complètement imperméable à ce qui m’entoure, je refuse d’associer mes états d’âme avec des valeurs que je ne peux contrôler, telles que la température ou le nombre absurdes de centimètres de neiges que j’ai pelleté cet hiver. Afin de valider cette information, j’ai voulu vérifier où j’en étais dans ma fabuleuse existence, à pareille date l’an dernier.

 

Je cherchais des morons sur Réseau contact, tout en suivant de trop près la débandade du P.Q à la dernière campagne électorale. J’avais toutes les raisons du monde d’être déprimée, mais je buvais tellement de vin et de molson ex que je ne m’en rendais même pas compte. Le gaz était certes moins cher et ma voiture ne se faisait pas remorquer à toutes les semaines, mais que de moindres maux comparativement à la rencontre de tous ces hommes plus morons les uns que les autres. Ma vie actuelle est mieux. C’est une vérité. Un fait incontestable.

 

Mais pourquoi donc ronge-je mes ongles au sang? Pourquoi ai-je la constante peur irrationnelle que la mort m’enlève un proche? Pourquoi ai-je envie de vomir quand je soulève des poids? Pourquoi me réveille-je la nuit en sueur, rêvant à la guerre ou à la fin du monde?

 

Si la vérité ne repose pas dans la putain de pluie verglaçante ou dans l’exorbitant prix de l’essence, elle se trouve inévitablement quelque part entre mes deux oreilles. Et peut-être aussi entre une tisane à la verveine, un bain chaud et une semaine de vacances.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 3-03-2008
À 15:08
Commentaire(s) : 7
 
 

La grande fille aux allumettes

Elle a froid et elle a peur. Elle se sent si petite, parfois.

 

Le feu prend possession de son âme, laquelle est enduite d’un produit manifestement inflammable. Elle s’y frotte et tout s’enflamme.

 

Lorsqu’elle ferme les yeux, tout redevient chaleureux et confortable. Son nez blotti dans le creux de son cou, elle imagine une mer calme et un soleil radieux.

 

Au matin, les frissons reprennent possession de tout son être avant que la peur ne s’en empare. Et puis, à nouveau, recroquevillée sur elle-même, elle ferme doucement les yeux pour ressentir encore les rayons du soleil sur sa peau et rêver que plus jamais elle n’aura froid.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 26-02-2008
À 11:48
Commentaire(s) : 3
 
 

Straight from the heart en tabarnac

Afin de convaincre tous mes détracteurs hors Montréal que je suis une bonne personne, je me suis non seulement pointée au royaume de l’ADQ vendredi dernier mais j’ai également côtoyé de vrais adéquistes. Ce que certains ont affectueusement surnommé le 45Fuck étaient à l’origine un coup monté de Patate pour nous mettre en présence des blogueurs les plus mesquins de la planète, dont le Voyou.

 

Le souper avec Joëlle, Patate et mon amoureux fut génial. Bons sushis, bon vin, bonne compagnie. Et je n’ai pas fait d’intoxication alimentaire, ce qui révèle une amélioration hors du commun en pareille circonstance. Le 45fuck fut quant à lui particulièrement bien arrosé et festif. La soirée aurait pu être parfaite n’eût été de sa fin brutale.

 

Comme je suis incapable d’avoir une seule journée normale dans ma vie et visiblement en manque d’attention, j’ai fait une sortie théâtrale mais néanmoins très sentie, laquelle est plus amplement racontée ici. Si j’avais vraiment voulu me faire remarquer, j’aurais plutôt choisi de faire une danse à 10$ et de montrer ma poitrine à tous plutôt que de m’indigner de remarques blessantes à l’égard de celle-ci. J’ai récemment lu que dans les différentes phases du développement de l’être humain, c’est entre 3 et 4 ans que l’on apprend à ne pas dire toutes les méchancetés qui nous passent par la tête. Certaines personnes ont de toute évidence manqué cette cruciale étape du développement permettant de vivre convenablement en société.

 

Étant évidemment une personne intelligente, je me suis auto questionnée et remise en question quant à ma réaction. J’en viens à la conclusion que je n’ai manqué ni d’humour ni de patience, ayant supporté toute la soirée avec le sourire aux lèvres de me faire dire par le Voyou à quel point mon blogue était nul. J’ai même fait semblant de trouver ça drôle la première fois qu’on a fait une remarque désobligeante sur l’apparence de ma poitrine, mais la seconde fois, j’avoue avoir pété les plombs, surtout après avoir réalisé que je n’étais crissement pas obligée d’endurer ça.

 

Le Voyou, ça va me faire plaisir de reprendre ça, mais de grâce, la prochaine fois, laisse les mésadaptés sociaux chez eux.

 

Finalement, comme le dit Patate, j’ai été upstagée par ma voiture en fin de soirée. Ça s’est fini avec des gyrophares, des sirènes, une fouille, un towing, un taxi pis 150$ de tickets.

Catégorie : EXquis amis, EXpériences, EXutoire
Par L'ex
Le 25-02-2008
À 10:58
Commentaire(s) : 4
 
 

Tapis rouge s.v.p.

Hier soir, j’allais souper avec une de mes rares amies banlieusardes. Afin de démontrer ma gentillesse et surtout, mon courage, je lui ai offert d’aller manger dans un resto du Quartier Dix Trente dont j’avais entendu beaucoup de bien. Devant l’enthousiasme de ma convive de Brossard, je n’ai pu qu’être heureuse de mon geste altruiste et m’apprêtais à traverser le Pont Champlain sereinement, m’étant même préparée à l’éventualité qu’il y ait du trafic. Si aller dîner à Brossard un samedi midi peut être d’une facilité déconcertante, il en va tout autrement de l’heure de pointe du mercredi soir. Étant prévoyante au possible, j’avais même prévu le temps requis pour bien profiter du bouchon de circulation à l’entrée du pont.

 

Ce fut une soirée géniale, un vrai souper de filles où l’on traite de sujets aussi primordiaux que la marque d’un fond de teint ou la description en détail d’un nouveau soutien-gorge. Bien sûr, nous n’avons pas omis l’essentiel, soit le bitchage en règle. J’ai par contre été un peu déçue, mon amie n’est pas une championne de cet art comme je peux l’être. M’enfin, une vraie soirée réussie, malgré le fait qu’elle se soit déroulée du côté sombre du Pont Champlain.

 

Mon appréciation de ce gigantesque lieu de shopping qu’est le Quartier Dix Trente est plutôt mitigée. Enfin non. Pas du tout mitigée. Je n’aime pas. D’abord, c’est un casse-tête pour y entrer ou pour en sortir. Une fois ce lieu consacré de la dépense pénétré, bonne chan’ pour trouver un commerce spécifique. Et puis, c’est trop grand. Pis c’est dehors. Au Québec. Quelle idée farfelue. Enfin.

 

Quand ce fut le moment de rejoindre le monde normal qui habite dans une ville normale, j’ai trouvé ce qu’il me semblait être la seule sortie disponible et je me suis retrouvée face à deux choix. Sorel ou Chateauguay.

 

J’ai dû en venir à me demander, afin de choisir par où aller, si je m’identifiais davantage à Sorel ou à Chateauguay… Vous voyez où j’en étais? Sorel et la gibelotte ou Chateauguay ? Quel dilemme. Sorel, c’est en région, Chateauguay en banlieue… Hum ok, Chateauguay.

 

Erreur. C’était Sorel. Me retrouver dans cette situation est inacceptable. Moi, imminente personnalité de la ville? Il me semble que quand un montréalais décide, par grandeur d’âme, de s’abaisser à aller souper en banlieue, la moindre des choses serait que « Montréal » soit indiquée sur toutes les pancartes et que celui-ci puisse retrouver sa quiétude dans un bref délai. Quel manque de considération pour les êtres supérieurs.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 21-02-2008
À 10:42
Commentaire(s) : 13
 
 

Attachante petite bête

Étant née avec l’option la-panique-est-prise-au-feu-on-va-tous-crever, j’ai longtemps cru que j’avais une légère tendance à paniquer plus que nécessaire devant les événements. Comme la fois où j’ai annoncé à mon frère qu’il allait mourir parce qu’il saignait du nez. Comme la fois où j’ai cru que ma vie était finie parce que j’avais coulé un examen de maths en secondaire 5. Ou encore comme la fois où, à cinq ans, mes oncles avaient jeté une débarbouillette détrempée sur ma belle chevelure blonde fraîchement gaufrée en me faisant croire que c’était un œuf. On ne dérange pas la mise en pli d’une poule de luxe sans conséquence. Ce fut le drame.

 

Tout ceci est du passé. Je ne panique plus pour rien devant les petits pépins de la vie pour la simple et bonne raison que tout ce qui m’arrive est plus gros que nature. Sérieusement. Qui a vu son chat mourir devant lui en faisant un saut de 2 pieds dans les airs? Qui s’est fait presque agresser par un chauffeur d’autobus fou alors qu’il était en panne sur l’heure de pointe? Hein? Qui? En tout cas.

 

Je suis désespérément à la recherche d’un nouveau compagnon félin pour le Dompteur et moi. On visite l’animalerie à toutes les semaines. D’ailleurs, le Dompteur reste dans l’auto, il a honte de moi. Pas de coup de foudre. Aucun chat n’est aussi hot que Mumu. Inévitablement, je reviens de l’animalerie le cœur en mille morceaux. Comment peut-on remplacer l’irremplaçable?

 

Quant à ma voiture, bien que rien ne soit plus remplaçable qu’elle, je m’y suis attachée. Elle a sa propre personnalité et arrive presque à elle seule à combler mon désir d’avoir un animal de compagnie. Étant désormais munie d’un nouvel alternateur et d’une nouvelle batterie, quelle joie ais-je eu ce matin de pouvoir faire fonctionner simultanément les lave-glaces, le dégivreur, le chauffage et la radio et ce, sans faire sauter de fusibles. Quel bonheur également de constater que lorsque j’arrête à un feu rouge, la radio continue de jouer… C’est fou pareil.

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 19-02-2008
À 16:24
Commentaire(s) : 9
 
 

Le coeur de l’automobiliste

Devant la haine quasi-unanime de mes comparses face à la St-Valentin, moi qui avais organisé toute une soirée coquine pour mon homme, j’avais choisi de ne pas étaler ma joie et mon amour sur cette page. Évidemment, lorsque moi, pauvre victime du hasard, j’organise quelque chose, tout doit non seulement ne pas se passer comme prévu, mais doit également tourner à la catastrophe.

 

Je devais attendre le Dompteur à 18h00 chez moi et à peu près tout devait être prêt pour une soirée parfaite. Une réunion s’est éternisée et je trouvais très peu professionnel de quitter avant la fin. « Je m’excuse mais je dois quitter, je dois aller enfiler mon déshabiller et me mettre du chocolat partout en attendant mon amoureux. » Minime contretemps, la St-Valentin attendra bien une demi heure.

 

Là où la situation s’est légèrement détériorée, c’est lorsque j’ai pris la décision de faire un détour afin d’aller mettre de l’essence dans ma voiture, me disant qu’il serait vraiment merdique que je tombe en panne et que la St-Valentin doive attendre davantage. L’idée n’était en soi pas trop conne mais le choix d’itinéraire était discutable. Après avoir fait le plein, je me suis retrouvée prise dans le trafic menant au pont Jacques-Cartier, ce qui m’occasionnait un retard additionnel de quelques minutes. On peut encore vivre avec cela, Valentin est un être patient et compréhensif.

 

Par contre, là où la soirée a pris un tout autre tournant et que ma vie m’est apparu l’espace de quelques heures comme un enfer insurmontable et que je me suis mise à sombrer dans un état mental proche de la psychose, c’est lorsque ma voiture a cessé de m’obéir, que mon alternateur a cessé d’alterner quoique ce soit et que tout s’est arrêté au coin de De Lorimier et de l’autoroute Ville-Marie, causant ainsi un bouchon de circulation historique pour lequel a grandement contribué  le déneigement, opération qui, à l’heure de pointe, m’apparaît comme une idée aussi géniale que de tomber en panne.

 

Là ou la situation a non seulement dégénéré, que mon état psychologique a atteint un fond jusque là inégalé et que je me suis mise à pleurer et à crier comme une ostie de mongole, c’est lorsqu’un chauffeur d’autobus, au tempérament visiblement colérique, à qui je bloquais le passage, est sorti de son autobus pour venir m’engueuler et frapper dans les fenêtres de ma voiture, alors que j’étais au téléphone avec C.A.A., ce qui m’apparaissait alors la chose logique à faire. (D’ailleurs, je profite de ce forum pour m’excuser auprès de la madame de C.A.A. qui doit être sourde ce matin, les « Qu’est-ce tu veux que je fasse gros cave», «va chier!, «retourne dans ton autobus!», ne vous étaient pas destinés.)

 

Le prix citron va à C.A.A., qui a pris 1h30 pour venir me cueillir, me laissant geler comme une crotte et subir des insultes de tous côtés. Heureusement que mon amoureux est venu me secourir et me réchauffer.

 

Un merci spécial à tous les automobilistes qui m’ont contournée, prenant bien le soin de me klaxonner et de me regarder avec un air de dédain. Je sais, c’était vraiment cave de ma part de planifier, à l’heure de pointe un soir de St-Valentin, que mon alternateur désalterne sur une altère achalandée.

 

Une mention spéciale aussi, aux deux mécaniciens à qui j’ai parlé de mon problème électrique dans le dernier mois et qui m’ont dit : « C’est normal. »

 

La soirée romantique s’est terminée au Service au volant de St-Hubert Express en pyjama rose.  Minime contretemps, la St-Valentin attendra encore un peu.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 15-02-2008
À 11:00
Commentaire(s) : 17
 
 

J’ai les pieds collés

Je suis née avec une faculté de procrastination hors de l’ordinaire. Depuis que je suis toute petite, je remets chacune de mes obligations à un autre moment et à un autre et encore une fois à un autre jusqu’à ce que le feu prenne dans la demeure et que je sois obligée d’accomplir mes engagements. Ainsi, bien que parfois il soit vrai que je croule sous le travail au bureau, les fois où je suis complètement débordée résulte habituellement du fait que j’ai trop attendu avant de mettre la main à la pâte. Vous l’avez sûrement déjà entendu, tous les procrastinators vous le diront, nous sommes tellement efficaces sous pression que ça  nous empêche de l’être lorsque nous avons le temps. 

 

À 7 ans, nous avions une fête organisée dans notre classe par notre professeur où nous avions l’opportunité d’exhiber devant tous nos camarades un quelconque talent. N’en ayant aucun mais étant particulièrement show-off, j’avais d’emblée levé ma petite main pour proposer d’offrir à mes amis un spectacle chant et danse. J’avais bien sûr omis de prendre en considération que je ne savais ni chanter ni danser. Peut-être que dans ma petite cervelle en manque d’oméga 3, un miracle quelconque allait se produire jusqu’à la fameuse représentation et que j’allais devenir une chanteuse et une chorégraphe hors pair.

 

J’aurais bien sûr pu me préparer à l’avance, histoire de camoufler du mieux possible mon absence de talent, mais préférant m’humilier devant mon public, j’ai préféré faire fi des jours qui passaient et ai laissé mon honneur et ma réputation aux mains du hasard. Je me souviendrai toute ma vie avoir choisi le titre de mon spectacle à la vitesse de la lumière entre le moment où le professeur m’avait invité à faire mon numéro et le moment où j’avais atteint la scène. J’ai les pieds collés.

 

Imaginez une enfant de 7 ans, rouge écarlate, répétant sans arrêt j’ai les pieds collés et faisant le geste correspondant durant une trentaine de seconde… La honte et l’humiliation subies cette journée furent autant d’éléments ayant contribué à faire de moi une meilleure personne. Désormais, non seulement je prépare au moins une demi-heure à l’avance les présentations que je dois faire, mais en plus, j’évite de me lancer dans des entreprises où je sais d’emblée que j’échouerai.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 14-02-2008
À 14:57
Commentaire(s) : 6