Je boude. Bon.

 

Si la patience avait été distribuée chez le commun des mortels de façon équitable, sans doute en aurais-je eu suffisamment pour éviter les maux de tête dus à l’activité qui occupe mon couple de façon intensive depuis quelques semaines.

 

La problématique réside dans le fait que la demeure granbyenne du Dompteur passera en mains tierces ce jeudi. Ajouter à cela le fait que moi, il y a deux ans, était convaincue du fait que le bonheur résidait dans le célibat. Je suis, par conséquent, tombée amoureuse d’un 3 et demi sans aucune autre pièce fermée que la salle de bain. Un petit bonhomme de 3 ans qui se réveille à 6h00 du matin une fin de semaine sur deux s’ajoutant à ce beau mélange, vous obtenez une situation qui, bien que non catastrophique, ne peut pas durer éternellement.

 

Passée maître dans la recherche d’appartements de toute grandeur et de tout prix, la recherche d’un 5 et demi aurait pu s’avérer une activité agréable. Par contre, étant désormais de vrais jeunes adultes, nous sommes désormais à la recherche d’un endroit bien à nous. Avec des critères de recherches tantôt flexibles, tantôt pas pentoute.

 

Ma méthode de magasinage d’objets divers, tel que pantalons par exemple, étant « j’ai-des-grosses-cuisses-je-suis-laide-ça-marche-pas-on-s’en-va-d’ici », il va sans dire que la recherche d’une demeure ne cadre pas tout à fait avec ma personnalité disons… hum… immature.

 

Je. Veux. Une. Maison. À. Mon. Goût. À. Mon. Prix. Tout. De. Suite. Bon.

 

Sinon, moi je joue pu.

Catégorie : EXtériorisation, EXutoire
Par L'ex
Le 12-05-2008
À 15:31
Commentaire(s) : 10
 
 

Veux-tu être mon amie?

Un enfant, ça peut être drôlement méchant. Peut-être pas foncièrement. Peut-être pas volontairement. Mais exécrablement méchant.

 

Dans toutes les cours d’écoles primaires du monde, je suppose, des enfants sont ridiculisés, humiliés et violentés. Mentalement surtout, mais parfois physiquement.

 

Ça ne m’est pas arrivé. Au primaire, j’étais belle, intelligente, douée pour les relations sociales. J’étais nulle en sport mais on me pardonnait bien de ne pas avoir attrapé le ballon à la récréation.

 

Mélissa elle, elle n’avait pas cette chance. Quoiqu’elle fasse, elle était le bouc émissaire de l’école. On disait qu’elle avait des poux, qu’elle était grosse, que ses vêtements étaient laids, qu’elle puait, que sa mère était une pute. On disait tout ce que les enfants savent dire pour blesser. Et ça fonctionnait. Mélissa n’était pas de ceux qui se taisent et endurent les humiliations, une après l’autre. Mélissa, elle rechignait, se défendait de toute ses forces. Et plus elle se défendait, plus le monde entier s’acharnait sur sa petite misère.

 

Après la classe, Mélissa quittait avec son vélo pour s’en aller chez elle où la vie n’était pas tellement mieux. Et puis, les toffs de l’école l’attendaient dans le tournant et la faisaient trébucher et parfois, ils la battaient.

 

Et puis, alors que Mélissa et moi étions dans un même groupe parascolaire, je me suis un peu liée d’amitié avec elle. Je dis «un peu» parce que c’était « sous toutes réserves ». C’était quand les autres n’étaient pas disponibles. C’était quand je ne risquais pas d’être vue avec Mélissa-les-poux. Elle était mon bouche-trou, autrement dit.

 

Je ne battais pas Mélissa, comme les autres. Je ne lui disais pas qu’elle était laide ou grosse, comme les autres. Mais je la violentais, comme les autres. Je refusais d’être son amie, parce qu’elle était exclue. Et pas moi. Elle aurait pu me contaminer, sans doute.

 

L’année suivante, Mélissa a changé d’école. Parce que sa vie était insupportable. Et puis, l’année d’après, elle est allée à une école secondaire d’une autre ville. Pour ne plus nous subir. J’ai ensuite eu ouï-dire que son intégration n’avait pas été guère mieux dans sa nouvelle vie.

 

Un soir, alors que je n’avais peut-être pas tout à fait 18 ans, j’étais dans une toilette de night club quand une fille m’a ramassée dans un mur. « T’as gâché ma vie. J’ai toujours voulu mourir à cause de toi pis des autres. T’es pire que les autres parce que toi, t’as fait semblant d’être mon amie. J’ai encore des lettres que tu m’as écrites dans lesquelles tu dis que tu peux pas être mon amie parce que personne ne m’aime. Je vais te haïr le reste de ma vie. »

 

Mélissa s’est fait sortir du club après m’avoir donnée une sale raclée. Mon inconscient a tôt fait de me faire oublier cet épisode. Qu’avais-je à faire d’une christ de folle qui s’en prenait aux autres dans une toilette de bar?

 

Ceci dit, aujourd’hui, je regrette des paroles prononcées alors que j’étais enfant. Peut-être regrette-t-elle son agression envers moi alors qu’elle était jeune adulte. N’empêche que son invitation à devenir mon amie Facebook, reçue hier, me bouleverse. Bien que j’ais généralement tendance à présumer de la bonne foi de tous et chacun, je ne suis pas convaincue de ses intentions. Ni convaincue de l’utilité, pour elle comme pour moi, d’aller brasser un gros baril de marde puante vieux de 15 ans.

Catégorie : EXtériorisation, EXistentialisme
Par L'ex
Le 6-05-2008
À 14:11
Commentaire(s) : 13
 
 

Auto-psy

Comme à peu près tous les êtres humains normaux de cette planète, mon humeur connaît des périodes de high incontrôlables mais également des périodes plus creuses. Voulant conserver l’impression d’être inatteignable et complètement imperméable à ce qui m’entoure, je refuse d’associer mes états d’âme avec des valeurs que je ne peux contrôler, telles que la température ou le nombre absurdes de centimètres de neiges que j’ai pelleté cet hiver. Afin de valider cette information, j’ai voulu vérifier où j’en étais dans ma fabuleuse existence, à pareille date l’an dernier.

 

Je cherchais des morons sur Réseau contact, tout en suivant de trop près la débandade du P.Q à la dernière campagne électorale. J’avais toutes les raisons du monde d’être déprimée, mais je buvais tellement de vin et de molson ex que je ne m’en rendais même pas compte. Le gaz était certes moins cher et ma voiture ne se faisait pas remorquer à toutes les semaines, mais que de moindres maux comparativement à la rencontre de tous ces hommes plus morons les uns que les autres. Ma vie actuelle est mieux. C’est une vérité. Un fait incontestable.

 

Mais pourquoi donc ronge-je mes ongles au sang? Pourquoi ai-je la constante peur irrationnelle que la mort m’enlève un proche? Pourquoi ai-je envie de vomir quand je soulève des poids? Pourquoi me réveille-je la nuit en sueur, rêvant à la guerre ou à la fin du monde?

 

Si la vérité ne repose pas dans la putain de pluie verglaçante ou dans l’exorbitant prix de l’essence, elle se trouve inévitablement quelque part entre mes deux oreilles. Et peut-être aussi entre une tisane à la verveine, un bain chaud et une semaine de vacances.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 3-03-2008
À 15:08
Commentaire(s) : 7
 
 

La grande fille aux allumettes

Elle a froid et elle a peur. Elle se sent si petite, parfois.

 

Le feu prend possession de son âme, laquelle est enduite d’un produit manifestement inflammable. Elle s’y frotte et tout s’enflamme.

 

Lorsqu’elle ferme les yeux, tout redevient chaleureux et confortable. Son nez blotti dans le creux de son cou, elle imagine une mer calme et un soleil radieux.

 

Au matin, les frissons reprennent possession de tout son être avant que la peur ne s’en empare. Et puis, à nouveau, recroquevillée sur elle-même, elle ferme doucement les yeux pour ressentir encore les rayons du soleil sur sa peau et rêver que plus jamais elle n’aura froid.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 26-02-2008
À 11:48
Commentaire(s) : 3
 
 

L’après Mumu

Je plains ceux qui n’aiment pas les chats. Je plains encore plus ceux qui n’aiment pas les billets sur les chats. Je vous ai mentis hier. L’annonce du décès de Mumu n’était pas le dernier billet le concernant. J’avais oublié de prendre en considération le fait que le fantôme de Mumu allait me hanter et qu’il allait occuper le trois quart de mes pensées, si ce n’est pas davantage. J’en ai parlé abondamment. À tous mes collègues. À tous mes amis. À toute ma famille. J’ai même appelé mon psy pour lui en parler. À mon grand bonheur, celui-ci a considéré mon état comme urgent et a annulé un autre rendez-vous pour me recevoir. J’adore les gens qui ne minimisent pas mes réactions. D’ailleurs, il m’a fait réaliser que mon traumatisme avait deux volets.

 

Il y a évidemment la peine d’avoir perdu mon compagnon. Il était un personnage dans ma vie. Ça laisse un grand vide. Hier soir, heureusement que le Dompteur m’attendait à la maison après le boulot puisque ce fut le moment où j’ai vraiment réalisé que Mumu n’allait plus miauler pour m’accueillir. Qu’il n’allait plus grimper sur la table pour humer les assiettes. Qu’il n’allait plus jouer avec son énorme souris dans le corridor. J’ai pleuré. Comme une enfant. Mais cette tristesse est beaucoup moins grande que je m’y attendais. Je suis convaincue que j’aurai encore de la peine. Ce soir, lorsque je serai seule, je sais que je l’espèrerai. Je le verrai, l’entendrai et le sentirai. Mais je devrai apprendre à vivre sans sa présence. Et j’y suis préparée.

 

Là où j’ai particulièrement de la difficulté à passer outre, c’est le fait qu’il se soit éteint de cette façon devant moi. Le film de cette scène joue en boucle dans ma tête depuis mardi soir, 22h05. Une désagréable scène. Un visage de chat que je sais le mien, mais qui ne me plaît pas. Un chat de film d’horreur. En une fraction de seconde, Mumu est passé de chat adorable à personnage horrifiant. Il a atteint un monde que je ne connais pas. Nos vies si reliées se sont transformées en mondes parallèles. Le passage de la vie à la mort m’apeure particulièrement.

 

M’enfin, je m’efforce de changer cette perception de la dernière scène. Je souhaite que le personnage de ce souvenir soit Mumu-sans-vie et non plus Mumu-d’horreur.

 

Je ferai le deuil de cette bestiole que j’ai tant aimé. De ce beau cadeau qui m’avait été offert par mon papa. De celui qui m’a suivie dans 5 déménagements en 2 ans. De celui qui faisait la vie dure aux hommes qui passaient dans ma vie. De celui qui me suivait partout, même lorsque j’allais aux toilettes. Et lorsque ma peine sera amoindrie,  peut-être aurai-je envie d’adopter un nouveau compagnon. Qui sait?

 

P.S. Je vous remercie énormément pour tous vos mots suite à mon message d’hier. Chacun de vos messages m’a apporté un grand réconfort. Merci.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 22-11-2007
À 16:25
Commentaire(s) : 7
 
 

R.I.P.

Ceci n’est pas une blague. Il n’y aura pas de punch à la fin de ce texte, annonçant que je vous ai tous bernés. Ce n’est que la triste réalité. Ce sera sans doute la dernière fois que je ferai un billet sur lui. Puisqu’il n’est plus. Mumu a rendu l’âme hier soir, pour une raison complètement obscure. Et comme je dois payer mes impôts, je ne dépenserai pas l’équivalent d’un chèque de paie pour une autopsie qui, de toute façon, ne me rendra pas mon chaton.

 

Il n’avait que 4 ans. J’ignore combien ça fait en âge de chat, mais je sais que c’est bien peu pour mourir violemment emporté par une crise de cœur ou un anévrisme au cerveau ou que sais-je encore. Mumu a eu une journée des plus usuelles. Quand je suis rentrée du travail, il m’a accueillie. J’ai cuisiné, il a grimpé sur la table de cuisine pour flairer les bonnes crevettes. J’ai regardé la télévision, il est venu quémander des caresses. Je l’ai nourri, il a mangé avec appétit. Je me suis installée dans mon lit pour lire, il est venu s’endormir à mes pieds. J’ai téléphoné à mon amoureux et après plusieurs minutes de conversation, l’inexplicable s’est produit. Mumu, tenant sa position habituelle de petite boule à mes pieds a carrément jumpé d’au moins un mètre pour ensuite retomber à mes côtés. Au début, je croyais qu’il avait été surpris par quelque chose et qu’il avait sursauté puisque c’était dans ses habitudes d’être nerveux. Mais quand j’ai vu que son petit corps poilu était inanimé, j’ai pris panique et j’ai crié comme si on m’arrachait une jambe. Je l’ai secoué, comme pour le réveiller et il est tombé en bas du lit, complètement raide.

 

Un ami est venu disposer du corps dans un sac de poubelle sur mon balcon et mon fantastique amoureux est venu de Granby à 11h pour passer la nuit avec moi. Il est reparti ce matin avec Mumu-sans-vie pour le faire incinérer. Je suis sous le choc. Je suis traumatisée. Je ne comprends pas. Je n’en reviens pas et je n’arrive pas à y croire. Et je suis triste surtout. La vie ne sera plus pareille sans Mumu pour m’accueillir quand j’arrive. Sans Mumu pour me réveiller à 3 heures du matin pour des calins. Sans Mumu à qui donner des tonnes de bisous sur le nez.

 

J’espère pour lui qu’au paradis des chats, il y a une abondance de souris à chasser et une source inépuisable de bisous sur le nez et de caresses dans le cou.

 

Adieu Mumu. Tu vas me manquer.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 21-11-2007
À 11:17
Commentaire(s) : 26
 
 

Ennuyeuse tempête

Il y a une tempête qui me traverse. Une tornade dans laquelle j’ai vu enfiler certains espoirs. Au même moment, une douce brise en transportait quelques autres. L’habitude des grands vents du nord balayant toute la poussière du champ me fait haïr ces maudites brises qui ne décrochent même pas les feuilles des arbres alors qu’elles ne désirent que ça.

 

Fouettez-moi. Faites-moi mal, faites-moi sourire, faites-moi souffrir, mais s’il vous plaît, faites-moi sentir quelque chose. La vie sans odeur et sans saveur, ça m’ennuie.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 13-11-2007
À 17:39
Commentaire(s) : 3
 
 

Billet mélancolique

J’ai jadis cru que vieillir comportait un avantage non négligeable en ce que les moments de déprime se faisaient de plus en plus rares. Ce n’était sans doute qu’un leurre quoiqu’il faille tout de même admettre que dans mon cas, l’intensité des déprimes a avantageusement chuté à travers les années. M’enfin, où en suis-je aujourd’hui, 26 ans plus tard? À me plaindre. Encore. Je me bâillonne chaque matin afin d’éviter de dire des vacheries à cet enculé,  je groche, je me demande ce que je fais encore ici, je remets en doute chacun des choix  qui m’ont amené jusqu’ici et je rentre à la maison, rongée par la culpabilité de ne pas donner tout ce que j’ai. Je meurs à petit feu, ensevelie sous un stress alimenté par la peur de ne pas être assez bonne pour me sortir d’ici.

 

À 16 ans, je pleurais à chaque échec, déçue de perdre petit à petit mon innocence et l’utopie qui m’avait jusqu’alors permis de rêver.  De rêver qu’un jour je serais heureuse de me lever le matin pour donner ma vie à ma carrière. Qu’un jour, je pourrais accorder toute ma confiance à quelqu’un, sans peur d’être abandonnée ou trahie. De rêver qu’on n’est pas si seul finalement dans la vie.

 

10 ans ont passé et où en suis-je? À réaliser que je donne ma vie, sans grande motivation, uniquement pour vivre. À réaliser qu’on est bien seul finalement dans la vie et que je ne serai probablement jamais assez parfaite pour ne pas passer ma vie à me justifier d’être ce que je suis.

 

Ça me donne le goût de m’endormir, cachée sous mon lit.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 12-11-2007
À 16:03
Commentaire(s) : 5
 
 

Complainte virale

Sachez chers lecteurs que je suis bel et bien à l’article de la mort. Hier soir, un train de cinquante douze wagons remplis à craquer m’a passé sur le corps, ce qui m’occasionne d’indescriptibles courbatures.

 

De plus, je soupçonne que le Dompteur, dans un désir d’abréger mes souffrances et d’ainsi mettre la main sur toute ma fortune comprenant ma super Hyundai, mes électros pas-fini-de-payer et Mumu-le-fantastique-cat a glissé dans mon spaghetti d’hier soir une potion magique causant le vieillissement prématuré. À mon réveil, j’avais cent quarante douze ans.

 

Comme j’avais atteint l’âge vénérable de la retraite, j’ai téléphoné la boîte vocale de mon patron pour la prévenir de mon absence. J’ai ainsi pu dormir jusqu’à 10 heures pour ensuite angoisser à l’idée de ne rien faire de la journée. J’ai ainsi pris tout ce qui me restait d’énergie et ai tenté de faire quelque chose de présentable avec mon corps en décrépitude.

 

Croyez-le ou non, la distance de ¼ de kilomètres séparant mon douillet lit au métro le plus près a centuplé durant mon sommeil. Les 25 kilomètres parcourus, j’ai pu m’asseoir confortablement dans le métro, les gens s’étant empressés de me faire une place pour asseoir mon vieux corps fatigué. Me rappelant mon jeune temps où je lisais dans le métro, j’ai naïvement pris un bouquin, histoire d’oublier mes souffrances, ce qui m’a immédiatement causé la nausée.

 

Arrivée à destination, croyez-le ou non mais les 100 mètres séparant mon boulot du métro le plus proche avait également centuplé! Dix kilomètres de pénible marche plus tard, je m’effondrais dans mon bureau pour immédiatement regretter de ne pas être restée chez moi.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 10-10-2007
À 14:37
Commentaire(s) : 11
 
 

Mort prochaine

Ayant hérité d’un système immunitaire en béton, j’ai toute mon enfance souffert du manque d’attention causé par les multiples grippes de mon frère. À défaut d’aujourd’hui faké l’orgasme, j’ai toute mon enfance faké la grippe, histoire d’avoir moi aussi droit au traitement royal que mon frère recevait à chaque changement de saison. Sirop aux raisins ou aux cerises, antibiotiques aux bananes, dodo sur le sofa, congé d’école, etc. À 5 ans, j’ai fait patienter mes parents dans une salle d’urgence toute une nuit parce que je toussais à m’époumonner. Le diagnostic du médecin: elle n’a rien. Peut-être une petite gripette…

 

Encore aujourd’hui, je suis très rarement malade. Je n’ai jamais eu la grippe de ma vie et j’attrape un rhume une fois aux deux ans en moyenne. N’étant pas habituée de souffrir ainsi, j’ai à chaque fois la conviction que je vais en mourir. Que plus jamais je ne pourrai avaler sans ressentir des épingles descendre dans ma gorge. Que plus jamais je ne pourrai respirer par mes deux narines en même temps. C’est tellement dur la vie.

 

Voilà que depuis hier matin, je suis à l’article de la mort, souffrant péniblement d’un mal de gorge, de congestion et d’un mal de tête constant. J’ai dû m’octroyer un phénoménal coup de pied au dernière pour m’extirper du lit et me retenir à deux mains pour ne pas composer le numéro de téléphone qui allait me permettre de passer la journée au lit. À défaut d’exprimer mes lamentations la journée durant, enroulée dans une chaude couverture dans le confort de mon foyer, je m’accorde le droit de me plaindre de ce rhume comme si j’étais la seule personne sur terre à souffrir autant et ce, à toute personne qui tentera de communiquer avec moi aujourd’hui. Je fais vraiment pitié.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 9-10-2007
À 10:36
Commentaire(s) : 12