Quétaine jusque dans les oreilles

 Après avoir testé la compatibilité de notre couple lors d’une courte escapade en Californie et d’une semaine « all inclusive » en République dominicaine, le Dompteur et moi sommes fins prêts pour le royaume de la spontanéité et de la débrouillardise et partons dans une semaine pour 8 jours au Costa Rica! Libres comme l’air nous serons, itinéraire inventif nous ferons. Plongée, volcans, visite de la Capitale, plage, jungle, dortoir mixte à 6,50$… le tout à l’aide d’une superbe Accent Hyundai de location. On aurait bien voulu rouler en luxueux 4×4 mais le nombre de voyages réalisés en 8 mois de fréquentation et le voyage en Égypte que nous planifions pour la fin de l’été font en sorte que nous devons parfois couper quelque part dans les dépenses et il nous semble tout à fait opportun, voire excitant, de rouler dans la brousse en Hyundai. Ce n’est, en tout cas, pas pire que de rouler à Montréal actuellement.

 

D’ailleurs, ce matin, j’ai laissé ma voiture dans son douillet banc de neige afin d’éviter toute mésaventure frustrante. J’adore prendre le métro des fois, en écoutant des chansons plus du tout in dans mon Ipod et me surprenant même à craindre le jugement des autres s’ils réussissaient à entendre que j’écoute du Ace of Base ou du Queen. D’ailleurs, j’ai réalisé que l’affection que je porte à une chanson varie considérablement selon le moment de la journée où je l’entends. We will rock you, c’est fucking bon dans les 3 dernières minutes d’un entraînement cardio alors que ça peut être vraiment importunant en somnolant dans le métro. Évidemment, C’est Zéro, c’est zéro (quel humour!) pour former des athlètes mais c’est teeeeeellement intense dans le métro. Écouter Pump it up en se dandinant le dernière pour brûler des calories et matter mon chum sur le bench ça, c’est… hum. Enfin.

 

Et vous, quelle est la chanson la plus quétaine qui joue dans votre Ipod et que vous aimez vraiment?

Catégorie : EXpress, EXtase
Par L'ex
Le 10-03-2008
À 12:19
Commentaire(s) : 26
 
 

Qui veut une râclée?

Il fut une époque de ma vie où j’étais une étudiante au Cégep. Comme j’ai toujours eu plus de facilité qu’il en faut pour réussir à l’école, il va sans dire qu’un minimum d’efforts était requis afin de m’assurer de flotter au dessus de la moyenne du groupe et d’obtenir juste ce qu’il faut de cote R pour choisir ce qui me plaît à l’université.

 

Étant paresseuse de nature, je ne me suis pas fait prier pour adopter le mode de vie fainéantiste et ne pas faire grand-chose de ma vie. Je travaillais un peu dans une boutique de vêtements, endroit où je dépensais d’ailleurs l’essentiel de mes paies, le reste allant à l’achat de substances illégales, lesquelles je consommais sur une base quotidienne et ce, sans égard à l’heure de la journée.

 

Je dormais généralement très tard le matin, je me nourrissais de beignes de chez Tim Hortons ou de pâte à biscuit Quaker que je ne prenais même pas la peine de faire cuire. Je fumais 1 paquet de cigarettes par jour et buvais 5 cafés avant même d’avoir pris ma douche. Je pesais 110 lbs mais j’étais complètement amorphe. J’avais 19 ans mais j’avais tellement peu d’énergie.

 

J’ai acquis au cours des dernières années quelques bonnes habitudes et me suis surtout débarrassé des mauvaises. J’ai eu l’excellente idée d’adopter la stratégie des petits pas et de ne pas passer de la cégépienne amorphe à la professionnelle végétarienne en 2 semaines, ce qui fait en sorte que j’arrive à conserver mes acquis. N’empêche que je suis franchement fière de moi puisque je maintiens le cap. Je m’entraîne 4 à 5 fois par semaine, le matin avant d’aller au travail. Il va sans dire que je me couche à la même heure que lorsque j’étais en sixième année du primaire, mais j’assume mon nouvel horaire.

 

Ce que je trouve le plus fantastique dans tout cela, c’est que j’ai réussi à ne pas en faire une obsession. Il est tellement facile de tomber dans l’excès quand on s’embarque dans une telle galère. Je considère que ce qui est bon pour le moral est nécessairement bon pour la santé, tant que ça ne devient pas excessif. C’est la raison pour laquelle le vin, les pâtes à la sauce crémeuse et le chocolat font partie intégrante de mon régime alimentaire.

 

Évidemment, le fait que le Dompteur s’entraîne avec moi rend la chose non seulement plus motivante, mais franchement plus agréable. Le Dompteur se rince l’œil lorsque je fais mes exercices pour les fessiers et se permet même de regarder sous mon chandail et de me sommer de ne plus muscler mes épaules et mes bras, de peur de manger une volée le soir venu. Mais au fond, je suis convaincue que secrètement, il caresse le rêve de recevoir cette râclée…

Catégorie : EXtase
Par L'ex
Le 31-01-2008
À 16:03
Commentaire(s) : 7
 
 

Leçon conjugale #3

Cette leçon vous est gracieusement offerte par le Dompteur et vise à faire savoir aux messieurs à quel point il est primordial d’être enthousiasmé devant ce que votre douce moitié concocte avec tellement d’amour juste pour vous.

 

S’il est vrai qu’il faut prendre l’homme par son estomac, il demeure tout aussi véridique qu’il faille constamment complimenter la femme sur ce qu’elle fait. Ainsi, il est inutile de dire à votre compagne qui s’est tuée à l’ouvrage telle une cendrillon à vous concocter un pâté au poulet maison en faisant tout elle-même (le poulet, la sauce à base de vrai bouillon de poulet, les légumes en jolis petits carrés, la pâte à tarte feuilleté, etc.) « c’est simple, mais c’est bon. » (Citation provenant de mon ex ). À mon sens, il n’y a rien de simple à passer une journée complète dans une cuisine, à salir la moitié de la vaisselle contenue dans les armoires et à mettre de la farine absolument partout, incluant dans vos cheveux pour un osti de pâté au poulet, mais ce n’est qu’une opinion personnelle.

 

Bref, le Dompteur, maniant l’art de convaincre sa douce que tout ce qui lui passe entre les mains devient de l’or vous enseigne de ne pas faire cela. Compris?

 

Maintenant que vous maîtrisez l’étape 1 de la leçon d’aujourd’hui et savez ce qu’il ne faut pas dire, voyons ensemble l’étape 2 qui vise à élaborez sur les expressions qui feront inévitablement plaisir à votre douce. Veuillez noter que je (et le Dompteur) ne sommes en rien responsable des résultats, sachant qu’il n’est vraiment pas donné à tous d’avoir l’air sincère, ingrédient nécessaire à la réussite de l’étape 2.

 

Si la femme qui partage votre vie vous demande lequel de ses plats vous préférez, nommez-les tous. Si celle-ci, sachant que vous êtes un amateur de fruits de mer et que vous raffolez des champignons, vous apprête une délicieuse sauce aux fruits de mer et aux champignons et en fait une magnifique lasagne, prenez votre air de gamin la regardant vous servir une portion, sautillez sur place et écriez-vous « on dirait une lasagne avec des bonbons dedans! ». Elle fondra, c’est certain.

Catégorie : EXtase
Par L'ex
Le 15-10-2007
À 14:15
Commentaire(s) : 10
 
 

Demandez et vous recevrez

Hier soir, dans un élan de romantisme profond, j’interpellais mon amoureux par une série de petits noms tous plus quétaines les uns que les autres.

 

Dans un élan de dramaturgie féminine profonde, j’ai rappelé à mon chéri-chaton-bébé qu’il ne m’avait pas encore fait l’honneur de m’accorder un petit nom d’amour.

 

« Toi, t’es ma p’tite cochonne. »

 

(…)

Catégorie : EXtase
Par L'ex
Le 4-10-2007
À 13:37
Commentaire(s) : 16
 
 

Cueillir les sens

L’automne s’exprime dans toutes ses couleurs et ses odeurs. Le vent frais caresse ma peau, laissée à découvert par une tenue estivale. Mes jambes et mes bras repoussent le moment de se réfugier sous des mètres de tissus épais. Mes seins sont durcis par l’air automnal, lequel titille au passage mon sexe nu, sous une courte jupe. Sans grand intérêt, je cueille quelques pommes ici et là. Je l’observe du coin de l’œil, alors qu’il est affairé à récolter ces précieux fruits. Je m’assois dans l’herbe mal coupée pour mieux admirer ses fesses qui s’offrent à mes yeux du haut de l’échelle. Je me caresse doucement en attendant qu’il ose me faire goûter à la pomme interdite.

 

Cachés entre deux pommiers, j’ouvre avec empressement l’attirail qui m’éloigne du fruit défendu. Je l’atteins et le caresse avec douceur et volonté. Ma bouche s’en empare et tous mes sens prennent possession de mon corps qui tremble de désir. Je déguste lentement ce fruit bien mûr et bien ferme en y laissant glisser ma langue, mes lèvres puis ma main, tour à tour. Au loin, des cueilleurs se font entendre mais ma détermination à dévorer cette pomme, belle et juteuse, ne peut attendre.

 

Je vois ses yeux, un peu perdus, observant mes langoureux mouvements de va-et-vient et je sens ses doigts errer dans mes cheveux. Mes yeux admirent les siens et son sexe parfait, mon nez jouit de sentir son odeur toujours délicieuse alors que mes oreilles s’excitent au son de ses gémissements. Ma bouche savoure cette pomme qui éclabousse vigoureusement son jus sur mes papilles pendant que sa main m’empoigne vigoureusement les cheveux, abandonnant ainsi tout son désir sur mon cuir chevelu.

Catégorie : EXcitation, EXtase
Par L'ex
Le 27-09-2007
À 12:05
Commentaire(s) : 16
 
 

Rater le train

Souvent, la danse de mes doigts sur le clavier forme de drôles d’histoires. Tantôt ma voiture s’anime et devient à mes yeux un animal de compagnie, tantôt mon chat discute et devient quant à lui plus humain que félin.

 

Parfois, comme aujourd’hui, mes doigts dansent sur une musique qui respire l’amertume. Beaucoup de sommeil mais peu de repos, mon corps et mon cœur s’essoufflent de pourchasser ce qui apparaît de plus en plus inatteignable. Je cours, avec mes petites jambes, derrière un train qui file à vive allure. Si j’ai de la chance, peut-être rebroussera-t-il chemin? Ou peut-être ralentira-t-il, pour me laisser l’atteindre?

 

J’ignore si mes jambes doivent cesser de galoper mais je les sens à bout de souffle. Assise au fond de la gare, mes yeux remplis de larmes observent s’éloigner ce train que je croyais le mien. Celui qui allait m’emmener là où je rêvais d’aller.

Catégorie : EXtériorisation, EXtase
Par L'ex
Le 26-09-2007
À 10:40
Commentaire(s) : 9
 
 

Qui s’assume s’assemble

Ma dernière fin de semaine m’a paru durer une éternité tellement elle fut rodée au quart de tour. Bien sûr, même pour les gens huppés comme le Dompteur et moi, séjourner 3 jours en Californie ne se produit pas tous les mois.

 

Tel que requis dans le Guide universel du voyage, rien ou à peu près ne s’est déroulé comme prévu. Nous avons donc dû improviser à plusieurs reprises. Imprévus et improvisation sont de proches synonymes de « chicanes de couple ». Et bien pas nous. Tout a été tellement facile, même tourner en rond dans une banlieue de San Diego à la recherche de l’appartement où l’on devait se doucher et mettre nos beaux habits à peine 30 minutes avant l’heure prévue pour la cérémonie. Fastoche la vie à deux. Un pet. Tu es facile à vivre est la phrase magique que j’attendais depuis tellement d’années. Enfin quelqu’un se rend compte de cette vérité incontestable.

 

Parmi les petits ennuis du week-end, notons le fait que personne n’avait cru bon nous informer que le mariage se déroulait à côté du pacifique, en robe de plage et chemises hawaïennes. Bien qu’il soit incontestable que l’idée était géniale et originale, il n’en demeure pas moins que ma belle robe bleue satinée et l’habit du Dompteur n’étaient pas du tout dans le ton. Heureusement, nous fûmes mis au courant de la chose assez rapidement pour corriger le tir et parvenir à passer inaperçus.

 

Décidés à profiter au maximum des quelques heures que nous avions, la vieille ville fut parcourue en long et en large. C’est en vain que j’ai recherché activement un souvenir sur lequel il n’était pas inscrit «made in china ». J’ai finalement abandonné l’idée mais suis néanmoins littéralement tombée amoureuse d’une mignonne petite valise à pois sur laquelle je n’ai jamais trouvé d’étiquette me confirmant sa provenance. La conscience soulagée, j’ai fièrement paradé ma nouvelle trouvaille dont j’avais, osez vous le croire, besoin.

 

Après avoir fréquenté quelques restaurants infects et trop chers de nos voisins du sud, j’ai tenté de persuader le Dompteur qu’une visite au Mc Donald le plus près s’avérait un passage culturel obligatoire lors de la visite du pays fondateur. Toutes mes requêtes furent immédiatement rejetées.

 

Éternels amateurs d’eau et de plages, nos deux corps ont également pu profiter de ces éléments pour quelques heures, notamment le temps d’une baignade dans les eaux déchaînées du pacifique. Ma culotte de bikini de 4 pouces carrés n’a su résister aux impressionnantes vagues et a fini sa course enroulée autour de mon poignet.

 

Une journée et demi à osciller entre les avions et les aéroports (Burlington - Cleveland - San Diego - Phoenix - Philadelphie - Burlington) pour une journée et demi de pur plaisir en Californie peut s’avérer légèrement épuisant, mais ça rapproche un couple en amour, je vous le confirme.

 

Cette minute de romantisme vous était gracieusement présentée et sponsorisée par la joie, la bonne humeur et l’humour, éléments clés d’un voyage d’amoureux réussi.

 

Cette seconde de solide quétainerie vous était offerte par… euh… une romantique quétaine à demi-assumée.

Catégorie : EXtase
Par L'ex
Le 10-09-2007
À 10:31
Commentaire(s) : 16
 
 

Hoquet et ronflements

Bien que je n’ais pratiqué aucune activité physique en dehors du sexe et de la levée du coude durant la dernière fin de semaine, celle-ci en fut une drainant l’énergie à souhait. Après avoir reçu une tonne de briques en pleine face samedi après-midi, une (ex) amie m’annonçant par courriel que je ne cadrais plus dans ses plans, Patate m’a accueilli au Cheval blanc avec des shooters de vodka-lime-pas-de-jus-de-lime, des pintes de blanche et d’autres shooters gin-pamplemousse. Tout ceci a créé une synergie hors du commun avec la bière et le vin ingurgités plus tôt à la maison.

 

J’étais dans un état alcoolémique que je n’avais pas atteint depuis des mois et j’avais grandement besoin de support physique pour traîner mon lourd corps d’un endroit à l’autre. Le Dompteur devait nous rejoindre un peu plus tard, à une heure où j’étais déjà quasi-comateuse. Après avoir dit quelques obscénités à un serveur de 18 ans visiblement perturbé par autant de spontanéité, je me suis sagement assise, hoquetant aux trois secondes, en attendant que mon amoureux vienne récupérer mes restants.

 

Patate, déçu de constater par lui-même que ma tolérance à l’alcool ne rend pas justice à mes origines paraissait inquiet de me présenter au Dompteur dans cet état.

 

« Sois il va te trouver très drôle, soit tu vas lui tomber sur les nerfs. »

 

Manifestement, j’ai passé le test de la saoulonne, le Dompteur me trouvait drôle et adorable malgré mon insistant hoquet et mes intenses ronflements. Ça doit être ça, l’amour.

Catégorie : EXpériences, EXtase
Par L'ex
Le 28-08-2007
À 10:49
Commentaire(s) : 8
 
 

Ultime rencontre

Merci à tous pour vos précieux commentaires ici, par courriel ou même par téléphone! Je vais garder le tout intact. Parce que moi, j’aime beaucoup. Les couleurs nananes, le rouge du vin qui garoche, les bottes qui font, selon moi, agressif et caractériel… Je trouve que tout ceci exprime bien mes contradictions. Le Dompteur aime. Mes meilleurs amis aussi. Que demander de mieux? Voilà. Vous vous y ferez, j’espère. Il y a des petits trucs qui changeront encore, tout n’est pas encore parfait mais ça s’approche du produit fini.

 

                                            ****** 

 

Samedi soir, c’était le grand soir. Vous savez, ce moment que l’on redoute tous dans les débuts d’une nouvelle relation… rencontrer les parents de notre douce moitié. Je ne crains normalement pas trop ces moments puisque je me pense plutôt présentable et que je connais les règles de base du savoir-vivre. Je dirais même que j’aime normalement cette étape d’une relation. Ça permet souvent d’en savoir un peu plus sur la personne qui partage notre vie.

 

Nous étions, le Dompteur et moi, à mon appartement à se faire une beauté avant d’aller rejoindre ses parents dans un restaurant. Je sentais mon amoureux très fébrile et nerveux, ce qui m’a un peu inquiétée. Je l’ai questionné, il a fait mine de rien durant un moment, mais le chat a fini par sortir du sac.

 

Le Dompteur: “J’ai peur que mon père te parle de politique”

Moi: “Bah, si ce n’est que ça, je n’ai qu’à faire semblant que ça ne m’intéresse pas, on passera à un autre sujet?”

Le Dompteur: “Je préfèrerais oui.”

Nous rejoignons donc ses parents au restaurant, ceux-ci sont tout à fait charmants mais l’interrogatoire en règle débute.

Mère du Dompteur: “Viens-tu de Montréal?”

Moi: “Non, je viens du Lac-St-Jean”

Père du Dompteur, sur un ton diabolique: “C’est plein de péquiiiiiiistes, au Lac-St-Jean.”

J’ai passé une adorable soirée.

Catégorie : EXpériences, EXtase
Par L'ex
Le 13-08-2007
À 09:13
Commentaire(s) : 13
 
 

Dans la gueule de la lionne

S’il constitue une excellente stratégie d’aller faire du camping avec son ex afin de se rafraîchir la mémoire sur les raisons de la rupture, il doit sans doute en être autant avec un nouvel amoureux afin de vérifier le potentiel d’une relation. Mon Dompteur de lion m’a affirmé, dès notre première rencontre en Ontario, qu’il « détestait le camping ». Pour lui, c’est de la misère à l’état pur et il est tout à fait illogique de se sacrer soi-même dans la misère.

En début de semaine passée, je lui demande s’il est libre la fin de semaine suivante, j’obtiens une réponse favorable et lui demande s’il veut que l’on fasse « quelque chose ensemble ». Il est tout à fait enthousiaste, je lui demande ce qu’il veut faire et il me répond : « Peu importe, en autant que l’on soit ensemble »

Je venais de me faire offrir sur un plateau d’argent l’unique chance de le convaincre que le camping, c’était franchement chouette. Après m’être assurée que la météo n’allait pas nous offrir une inondation en règle pour la fin de semaine, j’ai pris en charge tous les préparatifs pour le week-end, histoire de rendre son expérience facile et légère. Ma stratégie était bien simple: en faire suffisamment pour qu’il sente enfin que le camping, c’est élémentaire mais ne pas en faire trop afin de lui donner l’impression qu’il est l’homme et qu’il est utile (et du même coup, vérifier s’il a les deux pieds dans la même bottine). Le supplice de la tente (de l’attente) terminée, le premier test est passé avec brio (jeu de mots marrant, gracieuseté d’un ami non blogueur mais définitivement blagueur, que l’on surnommera affectueusement le Calembouriste. Ce fut une fin de semaine remarquablement agréable, douce, simple et joyeuse.

J’ai décidé la semaine dernière de valider l’appellation contrôlée de « Dompteur de lions » auprès du principal intéressé afin d’entériner mon choix. Je trouvais que c’était une idée géniale puisque non seulement il a une facilité légendaire avec la lionne que je suis mais en plus il habite à Granby tout près du Zoo… Je l’ai appelé tout bonnement le dompteur de lions, afin de tester sa réaction, ce à quoi il me répond : « Ha, quelqu’un t’as raconté l’histoire? »

Moi : « Euh, quelle histoire? »
Lui : « Ben, l’histoire du dompteur de lions… Pourquoi tu me parles de ça toi? »
Moi : « Ben de même là… je trouvais juste que ça t’allais bien… Mais toi, c’est quoi ton histoire de dompteur de lions? »
Lui : « Une fois je suis sortie avec des chums de gars et on abordait les filles en disant n’importe quoi et un moment donné, j’avais sorti que j’étais dompteur de lions…

Il est définitivement plus original que moi… Quand l’envie irrésistible de changer de personnalité me prend, moi je deviens une assistante dentaire en congrès.

Incapable de garder un futile secret plus de deux minutes, j’ai fini par lui révéler la raison du petit surnom que je lui avais déniché. Quand Mr Wings avait appris l’existence de cette page, il n’avait pas cherché à en obtenir l’adresse et n’avait pas non plus demandé à en lire quelques lignes (je le soupçonne d’ailleurs de ne pas savoir lire). Le Dompteur de lions, une espèce en voie de disparition a une personnalité définitivement plus curieuse et allumée que le Ti-poulet, espèce non menacée qui envahit les basses-cours du Québec. Tant que le Dompteur a la tête dans la gueule de la lionne, je tenterai de garder ces lignes secrètes…

Catégorie : EXtase
Par L'ex
Le 16-07-2007
À 10:11
Commentaire(s) : 8