Straight from the heart en tabarnac

Afin de convaincre tous mes détracteurs hors Montréal que je suis une bonne personne, je me suis non seulement pointée au royaume de l’ADQ vendredi dernier mais j’ai également côtoyé de vrais adéquistes. Ce que certains ont affectueusement surnommé le 45Fuck étaient à l’origine un coup monté de Patate pour nous mettre en présence des blogueurs les plus mesquins de la planète, dont le Voyou.

 

Le souper avec Joëlle, Patate et mon amoureux fut génial. Bons sushis, bon vin, bonne compagnie. Et je n’ai pas fait d’intoxication alimentaire, ce qui révèle une amélioration hors du commun en pareille circonstance. Le 45fuck fut quant à lui particulièrement bien arrosé et festif. La soirée aurait pu être parfaite n’eût été de sa fin brutale.

 

Comme je suis incapable d’avoir une seule journée normale dans ma vie et visiblement en manque d’attention, j’ai fait une sortie théâtrale mais néanmoins très sentie, laquelle est plus amplement racontée ici. Si j’avais vraiment voulu me faire remarquer, j’aurais plutôt choisi de faire une danse à 10$ et de montrer ma poitrine à tous plutôt que de m’indigner de remarques blessantes à l’égard de celle-ci. J’ai récemment lu que dans les différentes phases du développement de l’être humain, c’est entre 3 et 4 ans que l’on apprend à ne pas dire toutes les méchancetés qui nous passent par la tête. Certaines personnes ont de toute évidence manqué cette cruciale étape du développement permettant de vivre convenablement en société.

 

Étant évidemment une personne intelligente, je me suis auto questionnée et remise en question quant à ma réaction. J’en viens à la conclusion que je n’ai manqué ni d’humour ni de patience, ayant supporté toute la soirée avec le sourire aux lèvres de me faire dire par le Voyou à quel point mon blogue était nul. J’ai même fait semblant de trouver ça drôle la première fois qu’on a fait une remarque désobligeante sur l’apparence de ma poitrine, mais la seconde fois, j’avoue avoir pété les plombs, surtout après avoir réalisé que je n’étais crissement pas obligée d’endurer ça.

 

Le Voyou, ça va me faire plaisir de reprendre ça, mais de grâce, la prochaine fois, laisse les mésadaptés sociaux chez eux.

 

Finalement, comme le dit Patate, j’ai été upstagée par ma voiture en fin de soirée. Ça s’est fini avec des gyrophares, des sirènes, une fouille, un towing, un taxi pis 150$ de tickets.

Catégorie : EXquis amis, EXpériences, EXutoire
Par L'ex
Le 25-02-2008
À 10:58
Commentaire(s) : 4
 
 

Pas besoin d’ennemis

Nitram est une personne tout à fait adorable. Je l’aime presque autant que Mumu. On boit, on bouffe, on parle, on va s’entraîner. On s’obstine et je démolis chacun de ses arguments de communiste. J’adore ça.

 

Par contre, Nitram a un dispositif particulier dans son cerveau qui fait sortir de sa bouche des propos méchants et/ou blessants sans avoir passé par le département de la censure. Aussitôt les paroles émises, le visage de mon ami se transforme en bébé phoque s’excusant d’être né.

 

Hier soir, je me rends au gym près de chez Nitram, le gym étant devenu notre 5 à 7 du jeudi (on s’assagit). Je faisais de la musculation tout bonnement, le cœur joyeux quand j’ai eu l’ostie d’idée sale d’aller me peser, alors que je n’avais pas procédé à cette activité depuis fort longtemps. Ma bonne humeur s’est immédiatement transformée en désarroi. Je suis allée faire 1 heure de cardio.

 

Lorsque j’ai rejoint Nitram avant de quitter, celui-ci a eu l’ostie d’idée sale d’aller se peser devant moi. Nous avons le même calisse de poids. (Si tu dis ton poids sur ton blogue, t’es pas mieux que mort). C’est à ce moment précis que le goût de vivre m’a quitté et que j’ai eu envie d’aller me faire vomir.

 

Nitram, dans une tentative bien sincère de me consoler, me lance spontanément : « Ouais, mais moi, je suis bien plus grand que toi! »

 

Ben oui Nitram, c’est certain que ça me fait vraiment plaisir d’avoir le même poids qu’un gars (rachitique) de 5 pieds 9.  Pour ton information et enregistrement au département de la censure, ceci est un argument de merde dont tu ne devrais plus jamais te servir. Ok?

 

Nous nous sommes lancés un défi. Je perds 10 lbs, il en prend 10. D’ici Nöel. À suivre.

Catégorie : EXquis amis, EXaspération
Par L'ex
Le 26-10-2007
À 09:36
Commentaire(s) : 17
 
 

Ville de fous

Lorsque j’ai choisi mon appartement, j’ai d’abord élaboré une liste de critères. Certains primordiaux, d’autres facultatifs. L’accès facile au réseau routier figurait en tête de liste. Pas question d’aller m’installer, par exemple, dans Rosemont ou sur le Plateau, soit au milieu de nulle part. Villeray ne m’apparaissait pas envisageable non plus, malgré la proximité d’une autoroute, ces voies rapides n’ayant de rapide que leur appellation. Bref, j’ai tellement bien évalué ce critère que je me situe à 12 minutes de mon lieu de travail, malgré le fait que j’habite dans l’ouest et travaille dans l’est. L’autoroute Ville-Marie est le secret le mieux gardé de la circulation montréalaise. Comble de hasard heureux, je suis tout près du pont Champlain, ce qui rend possible une relation amoureuse avec un résident du zoo de Granby.

 

Évidemment, afin de confirmer le mythe des habitants des régions, cette fin de semaine, alors que ma meilleure amie était en visite chez moi, il y eut un blitz de construction sur le réseau routier. Il y avait une voie en moins sur à peu près chaque autoroute, rendant la circulation plus dense que je ne l’avais jamais vue.

 

Afin de lui faire découvrir les meilleurs côtés de la métropole, j’ai minutieusement sélectionné les activités que nous allions faire ensemble. C’est ainsi que nous avons bu dans un endroit miteux vendredi soir, accompagnées de Patate, Tilou et Nitram (ce dernier nous ayant faussé compagnie très tôt pour aller dormir. Je n’ai pas hâte d’avoir son âge). J’ai (évidemment) volontairement hélé le chauffeur de taxi le plus mongole de toute l’île de Montréal pour mettre du piquant dans une soirée qui en avait déjà suffisamment. C’est après avoir subi les insultes d’un nationaliste extrémiste et avoir, pour la première fois de ma vie, passé pour une ostie de fédéraliste ou, au mieux, pour une péquiste dormant au gaz naturel (quelle ironie) que nous sommes rentrées à 4 heures du mat saines et sauves dans mon paisible sud-ouest.

 

Fière et heureuse d’avoir compris que la clé pour ne pas finir une soirée vomissant allègrement à minuit, c’est de commencer à boire à cette heure, je me suis ainsi réveillée top shape samedi matin. Une autre belle journée s’est passée puis Joëlle et moi avons cuisiné un succulent repas accompagné de vin grandiose (rien de moins). Un peu gorlottes, une visite au dépanneur s’imposait afin de se ravitailler en crème glacée au caramel. J’ai appris à la fière jeannoise les rudiments pour une visite nocturne au dep du coin à Montréal. Une jeannoise ne sort jamais de chez elle si elle n’est pas maquillée et bien habillée, y compris pour aller acheter du pain au dépanneur. À Verdun, il faut se forcer pour avoir l’air de la chienne à Jacques pour apparaître normale.

 

Maintenant que Joëlle sait que Montréal rime avec trafic, bar miteux, chauffeur de taxi fou et grosses médames en legging mauve et chandail orange, que pourrais-je donc lui apprendre à sa prochaine visite?

Catégorie : EXquis amis, EXpériences
Par L'ex
Le 1-10-2007
À 11:35
Commentaire(s) : 17
 
 

Bonne nouvelle… et plus encore!

Fin de saison estivale morose, le temps froid me déprime. Armée de mon plus grand positivisme, je vous promets un automne hot et endiablé. Complètement atterrée par l’herbe à poux, je me surprends presque à rêver d’une première neige de novembre (science-fiction me direz-vous!), d’un samedi tranquille où mon unique préoccupation serait de regarder en rafale mes films préférés et de prendre quelques pauses pour faire l’amour. Doux novembre…

 

En place et lieu de ce romantique scénario, mes allergies et moi croulons sous le travail, entre deux éternuements et une congestion nasale. Avantage non négligeable, j’adore prendre des médicaments, vice que je ne m’accorde évidemment jamais en dehors de symptômes apparents. Je me retiens à deux mains pour résister à l’envie de me taper le restant des calmants de l’épisode des dents de sagesse d’avril dernier. Je me lance ainsi à bras ouverts dans les Réactine et les Sudafed, avec des résultats mitigés en ce qui a trait aux symptômes d’allergies mais un hamster qui coure à une vitesse fulgurante. Ce n’est pas un hasard si les athlètes ne peuvent prendre de décongestionnant.

 

Que pourrait être la Bonne nouvelle patate cette semaine? Ce ne pourrait certainement pas être le fait que j’ais reçu une autre lettre de Rogers hier… Ce ne pourrait pas non plus être le fait que j’ais fait une séance de shopping samedi et que je n’ai RIEN déniché… Ce ne pourrait pas non plus être le fait que Mumu ait vomi partout hier soir suite à une fugue herbiale dimanche… Non plus que je retrouve plein de gens que je n’ai pas envie de retrouver sur Facebook (quelle invention à la con ce truc!). Que vous raconter sans tomber dans le porn et vous révéler que mon extase a atteint des niveaux inégalés hier?… (Bien que cette information soit complètement véridique, ceci était une gageure – J’ai gagné, tu me dois une bière Patate)

 

Aujourd’hui, c’est la fête de ma meilleure amie. Je vous invite à tous aller lui souhaiter un joyeux anniversaire, histoire de m’aider à me faire pardonner mon absence. Cette fille est tout simplement géniale. Elle a une personnalité attachante, enjouée et généreuse. Nos deux personnalités de lionnes nous ont fait acquérir, depuis bientôt 10 ans, une amitié riche et sincère. Malgré la distance, je suis convaincue que cette amitié vaincra et que nous pourrons toujours compter l’une sur l’autre.

 

Je pense beaucoup à toi Joëlle. Tu me manques énormément et j’espère que tu sais que je soulèverais mer et monde pour ton bonheur. Y a mon chez-moi, y a mon oreille, y a mon épaule et bien plus encore. Bonne fête peanut!

Catégorie : EXcellente nouvelle Patate, EXquis amis
Par L'ex
Le 21-08-2007
À 09:59
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Attitude et altitude

À l’image de l’été dernier, je vis un début de saison estivale hallucinant et riche en aventures. Malgré le froid et la pluie, la dernière fin de semaine de plongée en fut une quasi parfaite. Le petit pépin rencontré avec mes nouvelles palmes- couleur-pastel-parfaites-pour-la-cocotte-de-luxe, lequel est raconté par ma partenaire, nous a à nouveau confirmé que nous étions de parfaites complices sous l’eau. Je ne suis d’ailleurs pas peu fière de ce nouvel achat puisque mes mignonnes palmes furent retrouvées en moins de deux grâce à leur jolie couleur.

Outre cette petite coquetterie, vous serez sans doute surpris d’apprendre que j’ai passé le week-end sans maquillage ni fer plat. J’ai bien entendu passé le week-end loin des miroirs et j’ai tenté à plusieurs reprises de détourner le regard de mes yeux cernés vers ma fraîche pédicure rouge-sang-effet-mouillé. En guise de parfum, j’ai concocté mon propre mélange Muscol et citronnelle ce qui a eu un effet monstre lorsqu’un charmant jeune homme a tenté de m’embrasser dans le cou. Ça fait fuir les insectes, mais pas les charmants jeunes hommes.

Contrairement à nos attentes, c’est notre petit groupe de 9 plongeurs qui a fait lever la fête du Canada à Brockville en Ontario cette fin de semaine. Nous avons eu des plaintes pour bruit alors que nous avons gagné nos tentes respectives à 22h30 après avoir bu 3 ou 4 bières… Il semblerait également que nous ayons légèrement abusé du F*** word, ce qui a contribué à créer toute une génération d’ontariens dévergondés.

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Je suis de plus en plus près de mon premier saut solo en parachute et le stress me gagne tranquillement à une vitesse fulgurante. Ayant le sens de l’orientation d’une poule pas de tête, je crains de ne pouvoir trouver le champ d’atterrissage ou encore de savoir parfaitement où il se trouve mais de ne pas contrôler suffisamment la voile pour l’atteindre. J’ai été légèrement rassurée d’apprendre que l’on pouvait atterrir dans un arbre et s’en sortir avec quelques égratignures. Cette fin de semaine, je me suis questionnée durant 5 minutes sur la nécessité de me sacrer à 100 pieds sous l’eau ou à 13 000 pieds dans les airs, me fiant uniquement sur un équipement, aussi technologique puisse-t-il être, pour me sauver la vie. C’est, à bien y penser, un peu absurde mais tellement trillant.

Mercredi, j’ai rendez-vous pour une assurance-vie supplémentaire.

Jeudi, je saute.

Samedi et dimanche, je plonge.

Catégorie : EXquis amis, EXpériences
Par L'ex
Le 3-07-2007
À 11:58
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Rock ‘n cruise

Nitram et moi avons entrepris des cours de swing hier soir. Au départ, j’avais proposé à mon ami que l’on prenne des cours de tango. Je trouve cette danse vraiment sexy et je croyais que ça m’irait bien.

Nitram : « La femme doit vraiment se laisser mener au tango. Je ne crois pas que ce soit une danse pour toi. »

Allons-y pour autre chose alors, le temps que je devienne une partenaire soumise.

Afin de m’assurer de ne pas créer de fausses attentes, j’avais répété plusieurs fois à mon comparse que je n’avais aucun rythme et que j’allais certainement être la pire du groupe. Je fus moi-même surprise non seulement de mon talent mais également de mon enthousiasme. J’ai déjà hâte à la semaine prochaine.

Nous étions en train de pratiquer les pas de danse quand Nitram me dit dans le creux de l’oreille, sur un ton on-ne-peut-plus-sérieux :

« Je pense que j’aimerais mieux faire la fille »

C’aurait finalement été parfait qu’on prenne des cours de tango ensemble et inverser les rôles.

Suite à ce premier cours concluant, Nitram et moi nous sommes dirigés au bar. The bar. Celui où on risque d’y croiser Le gars du bar. Évidemment, j’entre et fait mine de rien. Je fais semblant de parler et de rire en marchant tout en prenant bien soin de ne pas regarder dans sa direction. Une fois assis, Le gars du bar vient me saluer. J’avais presque honte. Son accueil ressemblait à rien d’autre qu’un énorme simagrée-de content-de-vivre. Nitram y va de son commentaire éditorial : « il ressemble aux tête-à-claques » Après mures réflexions, je n’ai d’autre choix que d’admettre que sa bouche ne bouge pas en même temps que ses paroles. Comme une mauvaise traduction des Feux de l’amour.

Il vient s’asseoir à mes côtés et me raconte sa vie. Se vante de sa vie, que dis-je. À force d’écouter son pedigree, on en vient à la conclusion qu’il se rapproche davantage de l’âge de mon père que du mien. Mais c’est sans considération de toute façon, il est « tellement occupé qu’il n’a même pas le temps de faire les tâches quotidiennes ».

Toute la soirée, il fait la navette entre une table de trois filles-de-19-ans-qui-s’amusent-à-faire-des-poses-sexy-et-à-manger-les-cerises-de-leur-sangria-de-façon-explicite, et notre table. Un shooter pour les pitounes. Un shooter pour Nitram et moi. Un shooter pour les pitounes. Un shooter pour Nitram et moi. Un shooter pour les pitounes.

Moi à Nitram : « Wo là. Ça suffit. Je travaille demain moi, on s’en va avant qu’il nous emmène un autre shooter. »

Nous nous levons pour quitter, mettons nos manteaux et il arrive avec ses maudits shooters.
Le gars du bar : « Allez, un dernier pour la route! »

Nous quittons définitivement suite à cela. Il nous rattrape dans la porte.

Le gars du bar : « Je veux vous saluer avant que vous quittiez. Dommage que vous partiez si vite, j’aurais pu vous faire visiter les installations. »

J’en profite pour ploguer Nitram-le-chômeur et nous quittons Le gars du bar et ses grands sparages de content.

Finalement, non merci pour moi mais ça nous aura peut-être permis de trouver un emploi à mon comparse.

Catégorie : EXquis amis, EXpériences, EXtase
Par L'ex
Le 18-04-2007
À 08:34
Commentaire(s) : 27
 
 

Le gars du bar

Lorsque je laisse mon numéro de téléphone à un gars, il n’y a pas mille possibilités. Les gars sont généralement assez prévisibles.

1. Il me rappelle pour me voir. Les intentions ne sont pas tout à fait claires au départ, mais c’est plutôt bon signe.

 

2. Il ne me rappelle jamais.

Facile non? Clair! Précis! On sait à quoi s’attendre. Mais là, y a un illuminé qui a décidé de faire quelque chose entre ces deux options.

Je vous raconte. Il y a deux semaines, je vais prendre un verre à un endroit où je suis allée 3 ou 4 fois auparavant. J’étais avec elle et son amoureux. Le propriétaire de la place, que j’ai trouvé mignon dès la première que je le l’ai vu me regardait avec une face d’un gars qui-veut-pas-juste-me-servir-une-bière.

Prenant mon courage à deux mains, j’écris mon numéro de téléphone sur la facture et lui remets avant de quitter. Le temps passe, je suis sans nouvelle. Je me dis que j’ai halluciné des yeux cochons alors qu’il n’y avait aucun intérêt. Ça m’étonne, mais bon, ça peut arriver. Une semaine et demi après lui avoir gentiment laissé mon numéro, je reçois un appel sur mon cellulaire d’un numéro confidentiel. Je ne réponds pas, d’autant plus que j’ai la bouche à moitié gelée avec une haleine de sang de cochon. Je n’ai pas particulièrement envie de parler au téléphone.

Hé bien c’était lui. Il m’a laissé un message sur ma boîte vocale. Le message le plus obscur que j’aie pu recevoir de toute ma vie.

“Allô, je suis le gars à qui t’as laissé ton numéro la semaine passée (y pense qu’il est le seul, c’est mignon.) Hé bien je voulais te remercier. (me remercier!?) Je travaille vraiment beaucoup alors j’ai du mal à retourner mes appels. J’ai même du mal à faire mes tâches quotidiennes tellement je travaille. (subtile…) Alors, j’espère avoir l’occasion de te revoir ou de te reparler. Passe une très belle journée. Bye. “

Pas de numéro de téléphone. Rien. Niet. Nada. C’est moi qui hallucine ou il a pris la peine de m’appeler une semaine et demi plus tard pour me dire que je n’avais aucune chance?

Tsé, la technique du je-rappelle-jamais, ça a encore une certaine utilité.

Catégorie : EXquis amis, EXpériences, EXtase
Par L'ex
Le 10-04-2007
À 15:04
Commentaire(s) : 36
 
 

Flash sur la 720

Vendredi soir, après une soirée plutôt bien arrosée, Scuba girl et moi-même avons pris le chemin de mon humble demeure, histoire d’aller poursuivre la roomba en toute sécurité. Certains ont le vin malheureux mais dans notre cas, l’heureux mariage alcool, alcool et alcool a plutôt pour effet de nous enivrer juste assez pour nous faire devenir des attardées mentales profondes.

Nous roulions sur la 720 en direction de Verdun beach quand j’eût la brillante idée de me dénuder devant un cute conducteur. Désespérément à la recherche d’un joli jeune homme, Scuba girl ralentit pour que j’observe les sujets de la sérieuse expérimentation que nous nous apprêtons à faire. En voilà un! Non, merde, il est avec sa femme. Je ne peux pas faire ça. Celui-ci roule plus rapidement que nous et nous voyons qu’il a une plaque de l’Ontario. C’en était trop.

En sérieuses et intelligentes professionnelles dans la vingtaine avancée que nous sommes, Scuba girl me scande des slogans du genre : « Flash tes boules! » et moi, j’exécute la tâche avec énormément de plaisir.

J’observe avec enthousiasme l’air de surprise du couple ontarien, remets mon chandail et arbore un sourire de satisfaction.

Et on se demande pourquoi on est célibataires.

Catégorie : EXquis amis, EXpériences
Par L'ex
Le 2-04-2007
À 10:00
Commentaire(s) : 20
 
 

Fermeture temporaire

Scuba girl et votre humble serviteure étaient attablées dans un sympathique bistrot français du centre-ville, vendredi dernier quand elles ont eu the discussion qui allait changer le cours de l’histoire.

Petit retour en arrière. L’été dernier, ma comparse et moi avons passé un été tout à fait extraordinaire en compagnie de elle, de moi, de re-elle et de re-moi. Au diable les hommes, on s’autosuffit (excepté peut-être pour une fin de semaine à Québec). Nous sommes donc parties toutes les semaines faire de la plongée sous-marine ou en camping ou les deux à la fois, pourquoi pas!

Allez hop! Debout à 5 heures du matin le samedi, on s’en va au Canada, le pays voisin, vous savez, pour aller faire des guili-guili aux poissons. Ce fut donc un été rempli de belles rencontres sous-marines mais les guili-guili aux vertébrés se sont fait plutôt rares voire inexistants dans mon cas, puisque vous connaissez l’histoire: gin tonique, ville de Québec, gars-dont-j’ignore-le-nom…

Ceci étant dit, nous nous sommes timidement avouées l’une à l’autre qu’il serait bien dommage de rater l’occasion de répéter un été aussi rempli de poissons, de feux de camp, de guimauves flambées, de corona-avec-de-la-lime et de wet-suit qui pue! Nous étions toutes deux conscientes qu’il était possible que l’une ou l’autre rencontre quelqu’un et qu’il faudrait bien passer une fin de semaine ou deux avec l’être aimé plutôt qu’en plongée.

Nous sommes désormais beaucoup plus près de l’été prochain que de l’été passé et comble de joie malheur, nous sommes les deux plus que jamais célibataires. Nous avons donc décrété vendredi passé que la période de chasse était révolue et le last-call est passé. Messieurs, nous ne retenons désormais plus aucune candidature et vos lettres de motivation resteront sans réponse. Inutile d’appeler pour demander une entrevue, nos bureaux seront fermés jusqu’en octobre prochain.

Merci de votre maigre participation ces derniers mois et au plaisir de recevoir d’intéressants candidats l’automne prochain.

Catégorie : EXquis amis
Par L'ex
Le 19-03-2007
À 14:05
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Une soirée dans la Capitale nationale

E.T. sous-marine et moi-même avons eu une idée (que nous croyons) géniale pour démontrer à quel point les individus peuvent avoir une vision et une interprétation différentes d’un même événement.Le mot d’ordre : raconter notre soirée ensemble à Québec en juillet dernier, chacune de notre côté, sans consultation préalable.

Ma version :

E.T. me propose, un bon soir d’été, que l’on aille passer la fin de semaine suivante à Québec. Pourquoi donc? Pour aller baiser des québécois qu’elle me répond. Bon, elle ne l’a pas dit ainsi, mais le terme qu’elle a utilisé, mon oreille ne peut le supporter.

Étant séparée depuis quelques semaines à peine, l’idée de revivre mes folles années en un week-end m’est soudainement apparue comme salutaire. Le samedi soir, nous sommes sorties dans le seul endroit qui nous avait été suggéré, soit le Maurice. En ce qui me concerne, j’avais espoir d’avoir du plaisir, mais sans plus. Par contre, voyant le succès phénoménal que nous récoltions toutes les deux, le plaisir fut définitivement au rendez-vous.

Le premier jeune homme à nous avoir abordées avait l’air d’un geek de 19 ans qui sortait pour la première fois de sa vie. Il était accompagné de sa gang de Génie en herbes de son école secondaire et tous ses amis semblaient applaudir le courage qu’il avait pris pour venir nous parler.

C’est à ce moment-là que le fun a commencé. Je me suis mise à mentir de façon compulsive à tous les hommes en manque inintéressants qui venaient m’aborder. E.T. qui a trouvé la technique vraiment trop chouette l’a tout de suite adoptée. Bien entendu, fallait se consulter pour dire les mêmes menteries, ce qui a rendu l’exercice vraiment périlleux. Nous étions tantôt des assistantes dentaires de Baie-Comeau venues à Québec pour un congrès, tantôt des secrétaires médicales venues de Montréal pour une formation. Nous adaptions notre discours dépendamment de l’origine des gens. S’ils venaient de Québec, nous venions de Montréal et vice versa.

Un moment donné, je n’avais plus rien à boire et je dis à E.T. : « viens là-bas, il y a un gars qui nous regarde, il va nous payer un verre » C’était un italien de Montréal. On se fit payer quelques shooters et on déguerpit.

Tout compte fait, ce fut une soirée plutôt abordable mais peu productive d’un point de vue conquête. J’ai tout de même passé la fin de soirée à jaser avec un gentil jeune homme dont j’ignore le nom. Je ne me souviens d’ailleurs pas tellement ce qu’on racontait, mon ami Gin tonique se faisait plutôt insistant ce soir-là. Je me souviens par contre d’avoir plusieurs fois dit à E.T. que je trouvais ce gars-là vraiment intelligent. Savoir si lui me trouvais vraiment intelligente après 8 Gin tonique et 5 shooters, c’est une toute autre histoire.

E.T., quant à elle, a décidé de nous garder éveillé jusqu’à 4h30 du matin en choisissant de jeter son dévolue sur le barman qui lui, devait torcher la place avant de quitter. Baon. Il devenait de plus en plus difficile pour l’Ex et Gin tonique de rester éveillés mais le gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom s’en est occupé.

Nous sommes donc, à 4h30, partis pour l’autre bout de la grande région de Québec, dans le fin fond d’un rang à la maison des parents (partis en voyage) du gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom.

Pendant qu’E.T. savourait un moment magique avec le barman dans le spa, Gin tonique a eu raison de l’Ex et elle s’est doucement endormie laissant ainsi le gentil-garçon-dont-j’ignore-le-nom sur son appétît.

Catégorie : EXquis amis, EXcitation, EXpériences
Par L'ex
Le 28-02-2007
À 12:40
Commentaire(s) : 16