Faire des boîtes avec un boiteux

10 millions d’année en retard, me revoici avec les dernières nouvelles. Tout a tellement été compliqué et ardu dans les étapes menant à « devenir propriétaire » que j’ai finalement cessé de crier sur le toit de l’église de Verdun que j’allais acheter le plus  beau condo 6 et demi du monde. La vie étant tout de même un peu gentille, toutes les pièces du casse-tête se sont mises en place une à une et nous allons pour de vrai avoir notre chez-nous vendredi prochain!

 

J’ai désormais 9 journées devant moi pour faire mes boîtes. Rien de plus facile n’eut été du fait que mon clown d’amoureux a choisi ce moment propice de sa vie pour se briser un pied. Quel petit malin ce dompteur. Il ne pourra pas participer à notre propre déménagement! Je ne peux lui en vouloir, pauvre petite bête arrivée la mine basse avec un pied gonflé à l’hélium de couleur variant du vert au violet. Ce petit incident me permet de réaliser un vieux fantasme et d’enfiler mon costume d’infirmière cochonne toute puissante devant le pauvre homme infirme, incapable de se mouvoir de lui-même. J’adore avoir entre les mains ce qu’il reste du pied gauche de mon amoureux et de savoir que je peux, en quelques secondes, le faire souffrir comme il n’a jamais souffert. Quoiqu’en dise le Conseil du statut de la femme de mon cul, la femme sexy tenant par les couilles son homme blessé au combat, c’est la gloire même du féminisme. Enfin, je m’égare…

 

Bref, mon silence n’était pas dû à un trop-plein de joie et de bonheur, mais plutôt à un manque flagrant de temps, celui-ci ayant été dépensé à travailler, à louer mon appartement, à envoyer les trois millions de papiers nécessaires à la banque, à soudoyer la notaire pour qu’elle nous fasse signer avant le 15 juillet afin d’éviter de dormir  dans la rue pendant deux semaines, réserver une remorque de déménagement (chose très compliquée) et à souscrire une assurance habitation. Profitant de mon agréable conversation avec mon assureur, j’ai ajouté mon amoureux sur mon assurance auto, puisqu’il conduit ma super voiture non fiable mais non pas économique régulièrement. J’ai alors eu le bonheur d’apprendre que mon assurance auto allait diminuer de 50$ par année parce que les gens en couple ont moins d’accidents… Ça n’arrête plus les bonnes nouvelles.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 12-06-2008
À 10:44
Commentaire(s) : 13
 
 

Tel que demandé à l’unanimité

Je sais que je tarde tant d’élaborer de façon exhaustive sur une histoire complètement dégueulasse, mais il s’adonne que je déborde plus que jamais au bureau et que je n’ai, par conséquent, plus le temps de perdre mon temps. C’est totalement injuste. Injuste certes mais il n’en demeure pas moins que je l’aurai voulu. C’est ce qui arrive quand tu menaces ton patron de lever les pattes à défaut de davantage de stimulation et que celui-ci obéit en sacrant lui-même son camp et te larguant tous ses dossiers.

 

Étant tout de même hautement efficace, j’ai bien quelques minutes pour faire revivre cette histoire que j’ai préalablement testée sur le VP. « Calisse L’ex, je me suis tenu dans des vestiaires de sport et je n’en ai jamais entendu autant. » Test réussi.

 

Le lendemain de notre arrivée au Costa Rica, le Dompteur et moi sommes allés manger avec la personne qui nous hébergeait gratuitement sur la côte pacifique afin de le remercier (le repas nous a coûté 200$, c’aurait finalement été avantageux de prendre un hôtel). J’ai mangé des pétoncles en entrée et un steak de thon bien bleu en plat de résistance, le tout arrosé de cocktails multicolores, de vin et de café à la liqueur de poire. Le propriétaire a profité du moment pour nous mettre en garde contre les chiens qui surveillaient l’endroit, lesquels avaient, la semaine précédente, mangé un mouton en prenant bien soin de laisser la tête. Suivant le repas, nous avons volé vers le pacifique via un avion de brousse dont la stabilité n’était pas la plus belle qualité. Maux de cœur gratis. Arrivés à destination, la route (c’est un bien grand mot) de 45 minutes que nous devions emprunter s’est plutôt transformée en 2 heures de fuckaillage afin de retrouver notre chemin.

 

Une fois le lieu trouvé, je m’inquiète de la pancarte qui met en garde contre les méchants chiens mangeurs de moutons mais le Dompteur me rassure en me disant que le gardien allait empêcher les chiens de nous avaler tout rond. Nous avons faim et nous voulons nous concocter un petit repas de pâtes vite fait lorsque j’empoigne un pot de sauce italienne et qu’une énorme chose ressemblant à un croisement entre une araignée et un scorpion file à toute allure devant moi. Je déteste être surprise. Mon estomac se noue tranquillement et je me sens de moins en moins en forme. Le Dompteur termine la cuisson du repas pendant que j’hallucine des tarentules partout et nous finissons par manger un peu. Alors que le Dompteur s’affaire à nettoyer la cuisine, je sors dehors pour me diriger vers notre chambre lorsque j’aperçois deux énormes chiens se dirigeant vers moi à toute allure, l’air de vouloir faire de moi qu’une seule bouchée. J’ai crié comme je n’ai jamais crié. J’ai eu peur comme je n’ai jamais eu peur. Ce n’était finalement qu’une blague que je n’ai manifestement pas pigé, les chiens n’étaient aucunement dangereux. Pas dangereux mais cons. Ils ont fini par brisé un tuyau d’eau et l’eau a due être coupée jusqu’au lendemain matin.

 

Une fois au lit, l’état de mon estomac n’allait pas en s’améliorant. Quelque chose ne passait pas et allait finir par sortir douloureusement. J’ai eu la diarrhée 8 fois en 1 heure et demi et ce, sans jamais pouvoir partir la chasse d’eau, je le souligne. J’ai souffert le martyr durant toute la nuit et je savais que j’allais finir par vomir. Je suis sortie à l’extérieur pour essayer de prendre un peu d’air parce qu’il était hors de question que je vomisse par-dessus ma marde. C’est bien la mienne, mais y a des osties de limites.

 

La chose devenant de plus en plus inévitable, j’ai pris la décision éclairée de vomir dans le lavabo et de nettoyer le tout au petit matin, lorsque l’eau sera revenue. Je me suis donc exécutée dans la grâce la plus totale, essayant le plus possible de viser le petit christ de trou du lavabo de salle de bain.

 

La souffrance s’est peu à peu estompée et vers 4 heures du matin, j’ai enfin pu m’endormir (il est à noter que durant tout ce temps, le Dompteur dormait à poings fermés, manquant de façon flagrante de solidarité, à mon avis). Vers 4h30 du matin (je présume), une fourmi a mis le nez dans mon vomi gisant au fond du lavabo et a trouvé que ça  avait l’air franchement intéressant. Les fourmis étant manifestement plus solidaires que les dompteurs, celle-ci est allée alerter toutes les fourmis du Costa Rica (et du Nicaragua aussi je pense) afin de leur annoncer la bonne nouvelle.  «Ici gît un osti de beau tas de vomi» était un plan marketing écoeurant.  C’est ainsi qu’au petit matin, nous avons retrouvé 400 milliards de fourmis travaillant très fort et faisant le train entre la colonie de fourmis et le lavabo afin de fournir le plus de vomi possible à la Reine qui aime sûrement beaucoup ça elle, le vomi.

 

 

 

P.S. Afin de se racheter de ne pas m’avoir flatté le dos alors que mon intérieur se désintégrait, le Dompteur a lui-même tout nettoyé.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 2-04-2008
À 09:42
Commentaire(s) : 25
 
 

Retour!

Me voici de retour du Costa Rica. Évidemment, trop de choses se bousculent dans ma tête pour que je puisse vous transmettre ne serait-ce qu’une parcelle de ce que j’ai pu vivre là-bas. Ce petit pays de 4 millions d’âmes jouit d’une diversité surprenante.  La capitale ressemble à toutes les grosses villes que j’ai eu l’occasion de  visiter. Il suffit par contre de s’aventurer un peu dans les villages éloignés de la campagne costaricaine pour constater la différence énorme qui existe entre eux et nous. Simplement pour le plaisir, le Dompteur et moi avons roulé sur les routes non pavées en direction d’un tout petit village où ne passent jamais les touristes. Nous nous sommes installés au bar et avons observé (et nous sommes fait observer !) les gens. Nous avons marché dans le village et sommes arrêtés manger une crème glacée. La petite fille qui nous servait, âgée de tout au plus 10 ans, était ravie de nous montrer qu’elle savait parler anglais. Il y a beaucoup d’enfants au Costa Rica. Les familles sont nombreuses et sont tissées serré. Les costaricains sont très accueillants et semblent avoir bien compris que le tourisme était une terre fertile pour eux. Les routes sont bordées par de multiples restaurants où l’on sert de la nourriture typique, les boutiques de souvenirs abondent et les offres d’excursions sont innombrables.

 

La foret tropicale est sublime, les paysages campagnards étonnants. C’est avec plaisir et enchantement que nous avons parcouru une partie de ce pays. Dans la forêt nous avons vu des tarentules, dans les airs nous avons vu de jolis papillons et des oiseaux colorés, sous l’eau nous avons vu de magnifiques et nombreux poissons et nous avons également eu la chance de voir des requins ! Pas de singe, mais des crocodiles. Pas de panthère mais des centaines de chiens suicidaires qui se lancent devant les voitures !

 

Nous sommes arrivés durant la semaine sainte et ce que nous ignorions, c’est que durant ce temps, il est interdit de vendre de l’alcool. C’est donc bien malgré nous que nous avons fait un sevrage d’alcool et que j’ai feint d’être saoule en me bourrant de daiquiris aux fraises virgin ! Quand on se concentre très fort, l’effet est pratiquement le même et au bout du compte, c’est bien meilleur au goût !

 

Voilà maintenant le moment d’hésitation. Il m’est arrivé un truc particulièrement dégoûtant et vous savez comment j’adore vous raconter des trucs dégoûtants n’est-ce pas ? Le problème, c’est que je crois bien que cet épisode surpasse de mille points toutes les choses dégoûtantes que j’ai pu vous raconter jusqu’à maintenant. Et que le Dompteur m’a dit : « tu ne vas quand même pas raconter ça sur ton blogue ? »  Alors j’hésite. C’est que si je le raconte, je le raconte au complet, sans nuance, sans flafla, sans exagération. Ce fut un moment trop dégueulasse de mon existence et ce ne serait pas lui rendre justice que d’en altérer des bouts. Mais vous savez, c’est probablement ces épisodes de la vie que les gens normaux gardent généralement pour eux. Sans doute ais-je raté une étape cruciale de mon développement mais je meurs d’envie de vous faire lever le cœur. Mais puisque c’est vous qui allez lire ça, je vous accorde le droit de choisir. Vous en voulez plus ou non ?

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 27-03-2008
À 13:14
Commentaire(s) : 22
 
 

Straight from the heart en tabarnac

Afin de convaincre tous mes détracteurs hors Montréal que je suis une bonne personne, je me suis non seulement pointée au royaume de l’ADQ vendredi dernier mais j’ai également côtoyé de vrais adéquistes. Ce que certains ont affectueusement surnommé le 45Fuck étaient à l’origine un coup monté de Patate pour nous mettre en présence des blogueurs les plus mesquins de la planète, dont le Voyou.

 

Le souper avec Joëlle, Patate et mon amoureux fut génial. Bons sushis, bon vin, bonne compagnie. Et je n’ai pas fait d’intoxication alimentaire, ce qui révèle une amélioration hors du commun en pareille circonstance. Le 45fuck fut quant à lui particulièrement bien arrosé et festif. La soirée aurait pu être parfaite n’eût été de sa fin brutale.

 

Comme je suis incapable d’avoir une seule journée normale dans ma vie et visiblement en manque d’attention, j’ai fait une sortie théâtrale mais néanmoins très sentie, laquelle est plus amplement racontée ici. Si j’avais vraiment voulu me faire remarquer, j’aurais plutôt choisi de faire une danse à 10$ et de montrer ma poitrine à tous plutôt que de m’indigner de remarques blessantes à l’égard de celle-ci. J’ai récemment lu que dans les différentes phases du développement de l’être humain, c’est entre 3 et 4 ans que l’on apprend à ne pas dire toutes les méchancetés qui nous passent par la tête. Certaines personnes ont de toute évidence manqué cette cruciale étape du développement permettant de vivre convenablement en société.

 

Étant évidemment une personne intelligente, je me suis auto questionnée et remise en question quant à ma réaction. J’en viens à la conclusion que je n’ai manqué ni d’humour ni de patience, ayant supporté toute la soirée avec le sourire aux lèvres de me faire dire par le Voyou à quel point mon blogue était nul. J’ai même fait semblant de trouver ça drôle la première fois qu’on a fait une remarque désobligeante sur l’apparence de ma poitrine, mais la seconde fois, j’avoue avoir pété les plombs, surtout après avoir réalisé que je n’étais crissement pas obligée d’endurer ça.

 

Le Voyou, ça va me faire plaisir de reprendre ça, mais de grâce, la prochaine fois, laisse les mésadaptés sociaux chez eux.

 

Finalement, comme le dit Patate, j’ai été upstagée par ma voiture en fin de soirée. Ça s’est fini avec des gyrophares, des sirènes, une fouille, un towing, un taxi pis 150$ de tickets.

Catégorie : EXquis amis, EXpériences, EXutoire
Par L'ex
Le 25-02-2008
À 10:58
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Tapis rouge s.v.p.

Hier soir, j’allais souper avec une de mes rares amies banlieusardes. Afin de démontrer ma gentillesse et surtout, mon courage, je lui ai offert d’aller manger dans un resto du Quartier Dix Trente dont j’avais entendu beaucoup de bien. Devant l’enthousiasme de ma convive de Brossard, je n’ai pu qu’être heureuse de mon geste altruiste et m’apprêtais à traverser le Pont Champlain sereinement, m’étant même préparée à l’éventualité qu’il y ait du trafic. Si aller dîner à Brossard un samedi midi peut être d’une facilité déconcertante, il en va tout autrement de l’heure de pointe du mercredi soir. Étant prévoyante au possible, j’avais même prévu le temps requis pour bien profiter du bouchon de circulation à l’entrée du pont.

 

Ce fut une soirée géniale, un vrai souper de filles où l’on traite de sujets aussi primordiaux que la marque d’un fond de teint ou la description en détail d’un nouveau soutien-gorge. Bien sûr, nous n’avons pas omis l’essentiel, soit le bitchage en règle. J’ai par contre été un peu déçue, mon amie n’est pas une championne de cet art comme je peux l’être. M’enfin, une vraie soirée réussie, malgré le fait qu’elle se soit déroulée du côté sombre du Pont Champlain.

 

Mon appréciation de ce gigantesque lieu de shopping qu’est le Quartier Dix Trente est plutôt mitigée. Enfin non. Pas du tout mitigée. Je n’aime pas. D’abord, c’est un casse-tête pour y entrer ou pour en sortir. Une fois ce lieu consacré de la dépense pénétré, bonne chan’ pour trouver un commerce spécifique. Et puis, c’est trop grand. Pis c’est dehors. Au Québec. Quelle idée farfelue. Enfin.

 

Quand ce fut le moment de rejoindre le monde normal qui habite dans une ville normale, j’ai trouvé ce qu’il me semblait être la seule sortie disponible et je me suis retrouvée face à deux choix. Sorel ou Chateauguay.

 

J’ai dû en venir à me demander, afin de choisir par où aller, si je m’identifiais davantage à Sorel ou à Chateauguay… Vous voyez où j’en étais? Sorel et la gibelotte ou Chateauguay ? Quel dilemme. Sorel, c’est en région, Chateauguay en banlieue… Hum ok, Chateauguay.

 

Erreur. C’était Sorel. Me retrouver dans cette situation est inacceptable. Moi, imminente personnalité de la ville? Il me semble que quand un montréalais décide, par grandeur d’âme, de s’abaisser à aller souper en banlieue, la moindre des choses serait que « Montréal » soit indiquée sur toutes les pancartes et que celui-ci puisse retrouver sa quiétude dans un bref délai. Quel manque de considération pour les êtres supérieurs.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 21-02-2008
À 10:42
Commentaire(s) : 13
 
 

Le coeur de l’automobiliste

Devant la haine quasi-unanime de mes comparses face à la St-Valentin, moi qui avais organisé toute une soirée coquine pour mon homme, j’avais choisi de ne pas étaler ma joie et mon amour sur cette page. Évidemment, lorsque moi, pauvre victime du hasard, j’organise quelque chose, tout doit non seulement ne pas se passer comme prévu, mais doit également tourner à la catastrophe.

 

Je devais attendre le Dompteur à 18h00 chez moi et à peu près tout devait être prêt pour une soirée parfaite. Une réunion s’est éternisée et je trouvais très peu professionnel de quitter avant la fin. « Je m’excuse mais je dois quitter, je dois aller enfiler mon déshabiller et me mettre du chocolat partout en attendant mon amoureux. » Minime contretemps, la St-Valentin attendra bien une demi heure.

 

Là où la situation s’est légèrement détériorée, c’est lorsque j’ai pris la décision de faire un détour afin d’aller mettre de l’essence dans ma voiture, me disant qu’il serait vraiment merdique que je tombe en panne et que la St-Valentin doive attendre davantage. L’idée n’était en soi pas trop conne mais le choix d’itinéraire était discutable. Après avoir fait le plein, je me suis retrouvée prise dans le trafic menant au pont Jacques-Cartier, ce qui m’occasionnait un retard additionnel de quelques minutes. On peut encore vivre avec cela, Valentin est un être patient et compréhensif.

 

Par contre, là où la soirée a pris un tout autre tournant et que ma vie m’est apparu l’espace de quelques heures comme un enfer insurmontable et que je me suis mise à sombrer dans un état mental proche de la psychose, c’est lorsque ma voiture a cessé de m’obéir, que mon alternateur a cessé d’alterner quoique ce soit et que tout s’est arrêté au coin de De Lorimier et de l’autoroute Ville-Marie, causant ainsi un bouchon de circulation historique pour lequel a grandement contribué  le déneigement, opération qui, à l’heure de pointe, m’apparaît comme une idée aussi géniale que de tomber en panne.

 

Là ou la situation a non seulement dégénéré, que mon état psychologique a atteint un fond jusque là inégalé et que je me suis mise à pleurer et à crier comme une ostie de mongole, c’est lorsqu’un chauffeur d’autobus, au tempérament visiblement colérique, à qui je bloquais le passage, est sorti de son autobus pour venir m’engueuler et frapper dans les fenêtres de ma voiture, alors que j’étais au téléphone avec C.A.A., ce qui m’apparaissait alors la chose logique à faire. (D’ailleurs, je profite de ce forum pour m’excuser auprès de la madame de C.A.A. qui doit être sourde ce matin, les « Qu’est-ce tu veux que je fasse gros cave», «va chier!, «retourne dans ton autobus!», ne vous étaient pas destinés.)

 

Le prix citron va à C.A.A., qui a pris 1h30 pour venir me cueillir, me laissant geler comme une crotte et subir des insultes de tous côtés. Heureusement que mon amoureux est venu me secourir et me réchauffer.

 

Un merci spécial à tous les automobilistes qui m’ont contournée, prenant bien le soin de me klaxonner et de me regarder avec un air de dédain. Je sais, c’était vraiment cave de ma part de planifier, à l’heure de pointe un soir de St-Valentin, que mon alternateur désalterne sur une altère achalandée.

 

Une mention spéciale aussi, aux deux mécaniciens à qui j’ai parlé de mon problème électrique dans le dernier mois et qui m’ont dit : « C’est normal. »

 

La soirée romantique s’est terminée au Service au volant de St-Hubert Express en pyjama rose.  Minime contretemps, la St-Valentin attendra encore un peu.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 15-02-2008
À 11:00
Commentaire(s) : 17
 
 

J’ai les pieds collés

Je suis née avec une faculté de procrastination hors de l’ordinaire. Depuis que je suis toute petite, je remets chacune de mes obligations à un autre moment et à un autre et encore une fois à un autre jusqu’à ce que le feu prenne dans la demeure et que je sois obligée d’accomplir mes engagements. Ainsi, bien que parfois il soit vrai que je croule sous le travail au bureau, les fois où je suis complètement débordée résulte habituellement du fait que j’ai trop attendu avant de mettre la main à la pâte. Vous l’avez sûrement déjà entendu, tous les procrastinators vous le diront, nous sommes tellement efficaces sous pression que ça  nous empêche de l’être lorsque nous avons le temps. 

 

À 7 ans, nous avions une fête organisée dans notre classe par notre professeur où nous avions l’opportunité d’exhiber devant tous nos camarades un quelconque talent. N’en ayant aucun mais étant particulièrement show-off, j’avais d’emblée levé ma petite main pour proposer d’offrir à mes amis un spectacle chant et danse. J’avais bien sûr omis de prendre en considération que je ne savais ni chanter ni danser. Peut-être que dans ma petite cervelle en manque d’oméga 3, un miracle quelconque allait se produire jusqu’à la fameuse représentation et que j’allais devenir une chanteuse et une chorégraphe hors pair.

 

J’aurais bien sûr pu me préparer à l’avance, histoire de camoufler du mieux possible mon absence de talent, mais préférant m’humilier devant mon public, j’ai préféré faire fi des jours qui passaient et ai laissé mon honneur et ma réputation aux mains du hasard. Je me souviendrai toute ma vie avoir choisi le titre de mon spectacle à la vitesse de la lumière entre le moment où le professeur m’avait invité à faire mon numéro et le moment où j’avais atteint la scène. J’ai les pieds collés.

 

Imaginez une enfant de 7 ans, rouge écarlate, répétant sans arrêt j’ai les pieds collés et faisant le geste correspondant durant une trentaine de seconde… La honte et l’humiliation subies cette journée furent autant d’éléments ayant contribué à faire de moi une meilleure personne. Désormais, non seulement je prépare au moins une demi-heure à l’avance les présentations que je dois faire, mais en plus, j’évite de me lancer dans des entreprises où je sais d’emblée que j’échouerai.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 14-02-2008
À 14:57
Commentaire(s) : 6
 
 

Poulet tu pu m’écrire svp?

Pour ceux qui suivaient mes déboires amoureux il y a plus d’un an et qui se souviennent de la saga Mr Wings (pour les autres, voir archives de fin octobre 2006 à janvier 2007 environ), vous serez sans doute ravis d’apprendre que cette petite bête sans défense et sans couille, faut-il le rappeler, a décidé, un bon soir de février, de rappliquer dans ma boîte de courriel, dans l’objectif de « prendre des nouvelles et en passant, t’es-tu encore célibataire? ».

 

La frustration étant dissoute depuis des lustres dans cette fausse histoire d’amour, je me suis contentée de lui répondre avec tout ce que j’ai de tact (et franchement, j’en ai plus que je ne le croyais) que j’étais heureuse d’apprendre qu’il allait bien mais que j’avais quelqu’un dans ma vie et que je ne souhaitais pas avoir de liens amicaux avec lui. Il semble ne pas être en accord avec cette dernière décision mais bon, il devra s’y faire. Maintenant que j’ai un majestueux aigle à mes côtés, qu’ais-je à faire d’un petit poulet qui fait cot cot cot? Je vous avoue avoir été tentée de l’intégrer dans ma vie sociale, histoire d’avoir une source inépuisable d’inspiration pour cette page, mais certaines personnes à la morale moins discutable que la mienne m’en ont dissuadé.

 

Si la guerre de brocolis a, sans difficulté, traversé la frontière de la maturité, il semblerait qu’il en soit autrement du droit à l’humiliation des poulets. Moi qui croyais avoir mis la main sur une mine d’or de passe-temps immoraux, me voilà à devoir recommencer à classer des sacs de plastique. Ou à organiser le voyage du Dompteur et moi au Costa Rica dans un peu plus d’un mois…

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 12-02-2008
À 15:33
Commentaire(s) : 8
 
 

Comment je suis devenue une martyriseuse de chats

J’espère chers amis que vous n’avez jamais cru mes belles paroles quand j’affirmais mielleusement être l’amoureuse des chats? Quand je vous bourrais avec tout mon amour pour Mumu-le-défunt? Ah oui? Ce que vous êtes naïfs.

 

Je ne suis en réalité qu’une méchante sorcière qui n’adopte des animaux que dans le but de les faire souffrir. Je leur fais subir tous les supplices possibles. Je les nourris mal, ou pas du tout. Je les enferme dans ma penderie. Je les noie dans ma toilette pleine de vomi.

 

Mais je ne pourrai désormais plus sévir. J’ai été détectée. La SPCA, sauveuse de tous ces animaux en détresse, m’a fichée.

 

Je suis allée, avec le Dompteur, à la SPCA dans l’objectif d’adopter un chaton tout frais et non-susceptible de faire une crise cardiaque dans mon lit dans un avenir rapproché. Comble de joie, un joli petit mâle tigré nous est tombé dans l’œil. C’est donc avec empressement que j’ai rempli la petite fiche que je croyais bien banale mais qui s’avérait finalement être un interrogatoire de police déguisé. La bénévole qui nous interrogeait représentait à elle seule tout ce que Dieu peut faire de plus différent de moi. Nos chemins n’auraient jamais du se croiser, c’est une grave erreur du destin, j’en suis persuadée. Le seul point commun qui nous unissait était notre apparent désir de s’obstiner farouchement et d’éliminer l’adversaire de la façon la plus douloureuse possible. J’ai pensé lui tirer les cheveux jusqu’à ce que son cuir chevelu s’arrache lentement, mais ses cheveux étaient visiblement trop gras, ça m’aurait glissé des mains.

 

La Fille-mal-baisée-qui-veut-sauver-les-chats a d’abord commencé par me faire la morale parce que je désirais faire dégriffer le chaton en question, m’expliquant de son ton le plus dramatique possible toute la douleur que je lui infligerais et le drame que serait cette opération dans la vie du chat. À ce stade-ci, le Dompteur aurait voulu que je ferme ma gueule et acquiesce à toutes les réprimandes de la Christ-de-maigrichonne-laitte, histoire de sortir au plus sacrant de cet endroit puant avec le petit tigré. Ce que je ne fit pas.

 

Étant une personne libre d’esprit, mais néanmoins éthique, je m’étais jadis demandé : « suis-je pour ou contre le dégriffage des chats? ». Après avoir lu sur le sujet, m’être moi-même confrontée et après avoir analysé les pour et les contre, j’en étais venue à la conclusion que je n’y étais pas opposée. Je me suis ainsi obstinée avec la bénévole, tentant de lui faire comprendre que nous étions assez intelligents pour se faire notre propre opinion sur le sujet et que l’on pouvait maintenant passer à l’adoption.

 

L’affaire a complètement tourné au vinaigre lorsque j’ai, une fois de plus, ouvert ma gueule et affirmé que nous souhaitions éventuellement adopter une femelle et avoir des bébés chats.

 

Elle a donc refusé de nous faire adopter un chat pour indignité profonde à s’occuper convenablement d’un animal, à moins que nous nous engagions à le faire stériliser dans les 6 prochains mois, chose qu’elle vérifierait en envoyant un inspecteur chez nous.

 

Moi : « De quel droit pouvez-vous envoyer un inspecteur chez nous? »

 

Grosse bitch : « C’est la loi qui le dit. »

 

Moi : « De quelle loi s’agit-il? »

 

Grosse bitch : « Ben euhhh, la loi qui dit ça là! »

 

C’est ainsi que le Dompteur et moi sacrâmes notre camp sans chat et que des dizaines de chats furent tués à cette même SPCA cette semaine-là, à défaut d’avoir été adoptés.

Catégorie : EXaspération, EXpériences
Par L'ex
Le 17-01-2008
À 13:03
Commentaire(s) : 36
 
 

Caca mou

Finalement, j’ai annulé mon rendez-vous chez le médecin. Premièrement, parce que mon genou s’est franchement amélioré. Deuxièmement, parce que ma vie s’est transformée en un enfer brûlant de merde depuis vendredi et que je n’avais plus du tout envie d’aller chez le médecin.

 

Tout était supposé être cool et agréable. J’allais manger dans un resto que j’adore en compagnie de Joëlle, Patate et mon amoureux. Que demander de mieux que de partager un repas et une Coup de grisou avec d’aussi charmantes personnes?

 

Que le plat de pâtes de palourdes que tu commandes ne soit pas infect.

 

15 minutes suivant la fin du repas, mon estomac m’a lancé quelques signaux d’alarme. Mais bon, un estomac, ça capote souvent pour pas grand-chose alors j’ai tenté de lui fermer la gueule en lui offrant un délicieux sorbet aux framboises. La soirée qui devait être fêtarde fut finalement plus brève. La nuit, qui devait être brève, fut finalement interminable. Douleurs gastriques insupportables, crampes intestinales monstrueuses, vomi rougeâtre et caca mou.

 

Forte de ma robustesse, j’imaginais qu’après avoir fait sortir de ce corps tout ce poison de palourdes pas bonnes, j’allais redevenir en pleine forme et profiter de ma fin de semaine avec ma meilleure amie. Erreur. Ce n’est pas ainsi que mon estomac l’entendait. Je lui donnais de l’eau, il brûlait. Je lui donnais une demie banane, il se crispait. Et mes intestins? Que dire des mes intestins sinon que leur crédo depuis vendredi et encore à ce jour, c’est que tout ce qui rentre dans ce corps doit en sortir avec douleur. J’ai réussi à faire un caca dur pour la première fois la nuit dernière. J’ai failli danser nue en chantant autour de la toilette pour célébrer l’occasion.

 

Ajoutant à toute cette douleur franchement inutile le fait que j’ai oublié à ce restaurant ma caméra numérique et que celle-ci est disparue de ma vie à tout jamais, le fait que ma voiture, qui sort du garage, y est retournée hier encore et le fait que l’armée rouge s’est pointée hier, vous obtenez un résultat franchement déprimant d’une fille de 26 ans braillant sur son lit en hoquetant et priant pour que 2008 se termine déjà.

 

Heureusement qu’il me reste mon nouveau Ipod Shuffle rouge et mon ordi tout neuf pour acheter des chansons vraiment quétaines qui faisaient dont du bien quand j’avais 10 ans et qui m’en font encore autant aujourd’hui.

 

Ce soir j’ai les idées noires
Car la vie t’entraîne loin de mon regard
J’ai si peur dans ma tour d’ivoire
De ne jamais plus te revoir
Demain si tu pars

Julie Masse

 

Ha oui, j’avais oublié de vous dire que le Dompteur habitait avec moi maintenant. Non seulement ça me rend vraiment heureuse de le retrouver tous les soirs, mais c’est franchement pratique pour nettoyer les toilettes quand t’es malade.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 15-01-2008
À 10:57
Commentaire(s) : 19