Veux-tu être mon amie?

Un enfant, ça peut être drôlement méchant. Peut-être pas foncièrement. Peut-être pas volontairement. Mais exécrablement méchant.

 

Dans toutes les cours d’écoles primaires du monde, je suppose, des enfants sont ridiculisés, humiliés et violentés. Mentalement surtout, mais parfois physiquement.

 

Ça ne m’est pas arrivé. Au primaire, j’étais belle, intelligente, douée pour les relations sociales. J’étais nulle en sport mais on me pardonnait bien de ne pas avoir attrapé le ballon à la récréation.

 

Mélissa elle, elle n’avait pas cette chance. Quoiqu’elle fasse, elle était le bouc émissaire de l’école. On disait qu’elle avait des poux, qu’elle était grosse, que ses vêtements étaient laids, qu’elle puait, que sa mère était une pute. On disait tout ce que les enfants savent dire pour blesser. Et ça fonctionnait. Mélissa n’était pas de ceux qui se taisent et endurent les humiliations, une après l’autre. Mélissa, elle rechignait, se défendait de toute ses forces. Et plus elle se défendait, plus le monde entier s’acharnait sur sa petite misère.

 

Après la classe, Mélissa quittait avec son vélo pour s’en aller chez elle où la vie n’était pas tellement mieux. Et puis, les toffs de l’école l’attendaient dans le tournant et la faisaient trébucher et parfois, ils la battaient.

 

Et puis, alors que Mélissa et moi étions dans un même groupe parascolaire, je me suis un peu liée d’amitié avec elle. Je dis «un peu» parce que c’était « sous toutes réserves ». C’était quand les autres n’étaient pas disponibles. C’était quand je ne risquais pas d’être vue avec Mélissa-les-poux. Elle était mon bouche-trou, autrement dit.

 

Je ne battais pas Mélissa, comme les autres. Je ne lui disais pas qu’elle était laide ou grosse, comme les autres. Mais je la violentais, comme les autres. Je refusais d’être son amie, parce qu’elle était exclue. Et pas moi. Elle aurait pu me contaminer, sans doute.

 

L’année suivante, Mélissa a changé d’école. Parce que sa vie était insupportable. Et puis, l’année d’après, elle est allée à une école secondaire d’une autre ville. Pour ne plus nous subir. J’ai ensuite eu ouï-dire que son intégration n’avait pas été guère mieux dans sa nouvelle vie.

 

Un soir, alors que je n’avais peut-être pas tout à fait 18 ans, j’étais dans une toilette de night club quand une fille m’a ramassée dans un mur. « T’as gâché ma vie. J’ai toujours voulu mourir à cause de toi pis des autres. T’es pire que les autres parce que toi, t’as fait semblant d’être mon amie. J’ai encore des lettres que tu m’as écrites dans lesquelles tu dis que tu peux pas être mon amie parce que personne ne m’aime. Je vais te haïr le reste de ma vie. »

 

Mélissa s’est fait sortir du club après m’avoir donnée une sale raclée. Mon inconscient a tôt fait de me faire oublier cet épisode. Qu’avais-je à faire d’une christ de folle qui s’en prenait aux autres dans une toilette de bar?

 

Ceci dit, aujourd’hui, je regrette des paroles prononcées alors que j’étais enfant. Peut-être regrette-t-elle son agression envers moi alors qu’elle était jeune adulte. N’empêche que son invitation à devenir mon amie Facebook, reçue hier, me bouleverse. Bien que j’ais généralement tendance à présumer de la bonne foi de tous et chacun, je ne suis pas convaincue de ses intentions. Ni convaincue de l’utilité, pour elle comme pour moi, d’aller brasser un gros baril de marde puante vieux de 15 ans.

Catégorie : EXtériorisation, EXistentialisme
Par L'ex
Le 6-05-2008
À 14:11
Commentaire(s) : 13
 
 

The billet existentiel

Je me suis complus dans la paresse et la facilité pendant un temps. J’oscillais entre le désir du dépassement et la joie  de retourner à ma vraie vie à 17h00. La pression une fois-pas-souvent mais la plupart du temps, accomplir des gestes que l’on a fait cent fois avant aujourd’hui.

 

Et j’ai commencé à me plaindre. Que je pouvais faire plus. Que je valais plus. Et puis, sans aucun mérite, la vie a été de mon bord. Le hasard ou le destin, c’est selon, a voulu que les choses arrivent de même. Parce que moi, y a rien de lent dans ma vie. Ça arrive tout le temps de même. Comme le jour où j’ai décidé d’aller étudier en droit. Je m’enlignais pour autre chose complètement puis un jour, j’attendais un lift de Allô Stop à la station Honoré Beaugrand puis je me suis dis : je vais aller en droit. De même. Parce que ça m’adonnait bien sur le moment. Ça me permettait d’abandonner en milieu de session un cours qui me faisait chier et qui, comme par magie, n’était pas requis pour aller en droit.

 

Non seulement je n’ai jamais eu de regret mais je ne me suis jamais imaginée faire autrement. Je crois profondément en la vie. En la mienne surtout. Elle me mène toujours là où elle doit me mener. J’ai seulement à être un peu attentive à ce qu’elle me dit et puis, hop! Ça y est. Je suis là où je voulais être.

 

Je n’ai aucun regret d’avoir paressé au boulot. Parce que mon évolution passait par là. Parce que finalement, je suis peut-être vite à produire mais je suis lente à me faire confiance. Ne pas avoir de responsabilités était la meilleure façon de ne pas décevoir personne. Mais là, parce que la vie l`a voulu de même et parce que, disons-le, je me suis un peu botté le cul, me voilà dans une toute autre situation. Une belle situation. Celle que je voulais mais que je craignais donc. D’un coup que c’est trop? D’un coup que je suis pas assez bonne?

 

L’imposteure. Celle qu’on a choisi par erreur. “Si ils se rendaient compte à quel point je suis nulle, ils m’enverraient chez nous.” J’ose espérer que j’aurais par moi-même eu le courage d’aller plus loin, mais là, par l’action du saint-esprit, ou de la synchronicité, tout le monde est arrivé là en même temps. On a décidé que c’était ça la suite des choses pour moi.  Pis savez-vous quoi? C’est ben le fun.

 

C’est le fun de ne pas voir les journées passer. C’est le fun d’avoir des rush d’adrénaline parce que tu trempes dans des affaires importantes. C’est le fun de se faire dire qu’on a du talent. Pis ça fait du bien de pas se sentir coupable de ne pas donner son 100%…

 

Tout ceci pour dire que…

 

Entre la recherche d’une maison pour le Dompteur et moi (oui! oui!) et notre nouveau petit Léo-le-chat-tout-noir (oui! oui!), les projets de voyage, les verres entre amis, le gym, les chicanes parce que monsieur-le-dompteur déteste le hockey (je vous jure…), les études de mon amoureux, mes nouvelles responsabilités au travail… il ne me reste qu’une parcelle de morceau de temps pour vous.

 

Une parcelle de morceau dans laquelle j’aimerais faire profiter mon amour de l’écriture d’histoires dégueu. Alors, si vous permettez, chers vous-qui-passez-ici, je continuerai, irrégulièrement, de m’étaler. Quand j’aurai un peu de temps. Quand j’aurai eu un dîner trop arrosé, comme aujourd’hui. Quand j’aurai de la peine ou de grandes nouvelles à vous annoncer.

 

D’ici là, je laisse éclore la femme confiante et profiterai de ce renouveau dans ma vie professionnelle pour aller voir le bout de moi-même. C’est là que la vie me mène, pour l’instant.

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 10-04-2008
À 15:08
Commentaire(s) : 14
 
 

Question existentielle

Après avoir dépensé 700$ sur mon extraordinary Accent hier soir pour cause de freins en état de décrépitude totale et également pour y mettre des pneus d’hiver dignes des routes enneigées menant jusqu’au royaume des bleuets congelés, j’ai eu un peu envie de pleurer. Pourquoi le fait de passer ma carte pour 700$ dans un magasin de vêtements ou dans une chic boutique de cosmétiques me procure un sentiment de bien-être profond? Pourquoi suis-je fière telle une petite fille d’arborer une nouvelle fringue le lendemain de son achat? Pourquoi ais-je eu envie de crier au scandale en signant le reçu de Visa chez le garagiste? Pourquoi n’ais-je pas eu de sentiment de bien-être et de fierté en essayant mes nouveaux freins?

 

Pourquoi je ne vois pas la différence quand je freine avec mes nouveaux freins? Quand ça me coûte 100$ pour passer du blond au brun, tout le monde s’en rend compte. Quand j’achète une sacoche rouge et que je la porte avec mon manteau blanc, ça fait un effet monstre. Je crois être en droit de m’attendre qu’après 700$ chez le garagiste, j’ais au moins un peu l’impression que ma voiture va mieux. Non?

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 16-11-2007
À 14:21
Commentaire(s) : 11
 
 

Chaque question trouve sa réponse

L’énorme point d’interrogation affreux que je vous ai fait endurer depuis deux jours était le produit d’une étrange semaine. Relents de la grippe ou que sais-je encore, de perpétuelles remises en question ont refait surface et si j’avais pu j’aurais immédiatement échangé ma vie contre celle d’un enfant sénégalais, c’aurait sans  doute été plus excitant.

 

N’empêche que j’ai l’impression que ma vie ne me convient pas. Je m’y sens imposteur à plusieurs égards, notamment en ce qui a trait à ma vie professionnelle. Comme à mon habitude, je n’élaborerai pas davantage ici, paranoïa oblige, mais disons simplement que de grands questionnements s’imposent et surtout, de grandes actions.

 

Que devient ma vie personnelle? J’ai perdu quelques repères, en ai acquis quelques autres mais j’ai surtout l’impression de ne rien faire qui soit extraordinaire. Je ne marche pas sur un fil de verre telle une funambule, je ne me plie pas en quarante douze telle une contorsionniste, je ne joue pas de guitare, je n’écris pas de poème. Je n’économise pas de sous, je n’ai rien à moi et suis incapable de prévoir ma vie à moins d’une semaine de délai. Je bois de la bière et vais m’entraîner « quand ça me tente ».

 

Certains en auront marre de m’entendre une fois de plus parler de l’ironie de la vie, appelez ça le hasard ou l’action du bon dieu si ça vous chante mais n’empêche que c’est franchement cocasse que jusqu’alors, je n’avais eu dans ma vie que des personnes aussi irresponsables que moi (merci d’exister) et / ou ayant acquis encore moins d’autonomie que moi. Voilà donc que je tombe amoureuse d’un gars de 8 ans mon aîné, propriétaire, père (révélation), ayant franchement mieux à faire de sa vie que de boire des shooters de Sour puss. Disons que ça met une fille face à son éternelle adolescence et à son confortable immobilisme et que ça frappe en pleine face. En attendant le jour où mon stérilet arrivera à échéance (dans très longtemps) et le jour où j’aurai assez de couilles pour réaliser mes rêves, faudrait bien que je me trouve des activités secondaires, histoire de passer le temps. Le scrabble sur facebook est une excellente option, mais a certains effets secondaires, notamment de me faire rêver à ça toute la nuit, ce qui nuit considérablement à ma concentration pour trouver de nouveaux mots, le lendemain.

 

Qui suis-je, que fais-je, que veux-je?

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 19-10-2007
À 15:17
Commentaire(s) : 13
 
 

Peace please

Dans la vie, si j’ai appris une chose, c’est bien que l’attitude avec laquelle on fait face à certains événements influencera directement l’impact que ça aura sur nous. Quelle ne fut pas ma surprise de me voir prise en exemple dans un combat qui n’est manifestement pas le mien.

 

Premièrement, pour que la chose soit claire pour tous, je n’ai pas demandé de ne pas être analysée par Christian. Narcissique que je suis, c’aurait été contre mes valeurs. J’ai lancé la balle à Christian et il l’a saisie. J’aimerais donc dès maintenant cesser de passer pour la pauvre victime d’une personne que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam.

 

De plus, je ne suis absolument pas contre ce que fait et dit Christian. Je ne suis pas non plus particulièrement pour, ça m’indiffère à vrai dire. Comme des dizaines d’autres blogues. Je le lis. Ça me divertit même. Je ne le trouve pas méchant. Je ne le trouve pas particulièrement cinglant. Il a sa propre opinion des blogues, j’ai la mienne, vous avez la vôtre. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit. Je ne suis pas en désaccord avec tout non plus.

 

Enfin, je pense qu’il y a autant de raisons d’écrire un blogue que de gens qui les tiennent. Je l’ai déjà dit, j’écris parce que dans ma tête les mots font de la musique. J’écris ici parce que j’aime l’interaction que ça procure. Un autre écrit parce qu’il a des opinions politiques à partager. Une autre écrit parce qu’elle a des angoisses et ça lui fait du bien de les partager. Christian écrit parce qu’il a l’âme d’un critique, parce qu’il aime la controverse, que sais-je? Toutes ces raisons sont bonnes, je pense.

 

J’aime certains blogues parce qu’ils sont tenus par des amis et j’aime savoir ce qui se passe dans leur vie. J’en aime d’autres parce que leurs mots font de la musique. D’autres pour des points de vue qui me rejoignent. D’autres parce qu’ils me mettent le feu au cul.

 

Je suis convaincue que si chacun d’entre nous focussait sur les raisons pour lesquelles il aime écrire et qu’il continuait de le faire joyeusement tant et aussi longtemps que le bien qu’il en tire demeure satisfaisant, nous pourrions tous et chacun se voisiner, discuter, être d’accord, ne pas être d’accord et même cesser de se voisiner et ce, sans qu’une guerre nucléaire n’éclate. Il faut parfois choisir ses combats dans la vie. Et il faut parfois prendre certaines choses avec plus de légereté. Et parfois, il vaut mieux cesser de se faire soi-même souffrir en évitant de s’exposer à ce que l’on ne peut pas supporter.

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 15-10-2007
À 17:09
Commentaire(s) : 8
 
 

Aujourd’hui, durant deux secondes, mon ancienne vie m’a manquée. Celle où je faisais ce que je voulais quand je voulais et que la terre entière n’en avait que faire. Deux secondes. Est-ce que l’amour triomphe toujours? Je n’en sais plus rien…

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 25-09-2007
À 16:30
Commentaire(s) : 7
 
 

S’envoyer en l’air

C’est officiellement l’été. La saison du soleil, des terrasses, du plein air et la saison de la liberté. Sortir, s’enivrer, bouger…

Après une brève période de réflexion la semaine dernière et une pressante recherche d’approbation auprès des gens que j’aime, j’ai à nouveau choisi d’appuyer sur l’accélérateur, de fermer mes yeux bien dur et de foncer vers le bonheur. Mon bonheur. Pas le bonheur prêt-à-porter ou tout autre bonheur préfabriqué qui manifestement ne me conviennent pas. Non. Un bonheur concocté sur mesure pour la débile-profonde que je suis.

Bien que je sache très bien qu’il n’y ait aucune malice dans les propos des gens autour de moi lorsqu’ils supposent que je vis « en attendant » d’avoir ce qu’il faut pour cadrer dans le parfait modèle de bonheur chum-maison-bébés, j’ai choisi récemment de non seulement y faire abstraction dans mes choix mais également d’en parler ouvertement. Et si ça n’arrivait pas? Et si ce n’était pas fait pour moi? On ne choisit pas toujours ce qui nous arrive dans la vie et à bien y penser, c’est pas mal du tout d’être surprise par celle-ci.

Évidemment, je ne me cache pas la tête dans le sable et suis tout à fait consciente du fait qu’il est fort probable que j’aurai à nouveau l’horloge biologique bruyante ou un désir profond de partager ma vie avec quelqu’un mais actuellement, je suis avare de liberté, de butinage et de découvertes multiples. Un week-end passé chez les miens au Lac-St-Jean, berçage et catinage à l’honneur, m’ont fait réaliser que j’ai tout intérêt à continuer de m’engourdir et de tourbillonner et que ces années où, non seulement le budget permet les folies mais que les contraintes de temps sont inexistantes, peuvent filer en douce sans qu’on ne s’en soit aperçu.

J’aurai 26 ans le 26 juillet. Cet été, je continuerai à explorer le monde sous-marin avec mes potes, j’irai camper, je mangerai du spaghetti sous la pluie, je mettrai du make-up et des talons hauts et irai faire la poule dans les 5 à 7, je boirai du rosé sur mon balcon et je profiterai de ma liberté. Cet été je vaincrai mes peurs, je m’envoierai en l’air et obtiendrai ma licence de parachutiste.

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 26-06-2007
À 09:44
Commentaire(s) : 11
 
 

Sexy ladies

J’ai finalement fléchi et j’ai accepté la tentante invitation à suivre des cours de danse sexy. Non pas que j’en ais vraiment besoin bien sûr mais je n’avais rien à faire le lundi soir.

Comme à chaque fois où l’on doit affronter une activité inconnue, j’étais un peu stressée et je me demandais bien si j’allais être à la hauteur. Chez moi, avant de quitter, j’ai donc demandé à Scuba girl de me montrer les moves qu’elle avait déjà appris, histoire de ne pas me sentir comme un chien dans un jeu de quilles. Je me mets à me trémousser sans retenue et celle-ci s’esclaffe de rire et me dit : « Tu vas être bonne, c’est certain. T’es née pour ça » Il n’en fallait pas davantage pour que ma confiance en moi soit gonflée à bloc et que je rêve en secret à une grande carrière de danseuse nue professionnelle.

Première erreur de débutante, j’avais enfilé les mêmes vêtements que je porte pour aller au gym. Pas sexy. Pas sexy pentoute. Se trémousser en tentant d’avoir l’air sensuelle habillée de cette façon, c’est du grand art! Faisait fi de ma tenue peu appropriée, je m’en suis donnée à cœur joie devant le miroir, laissant mes hanches faire la vague d’un côté, puis de l’autre, me surprenant même à aimer ça.

La professeure nous enseigne une chorégraphie comprenant un move qui consiste à faire la poule en battant des ailes, sortant exagérément la poitrine et les fesses. Manifestement, les poules ont encore la cote. Une autre élève demande avec raison à l’imminente professeure si nous allions attirer les coqs avec ce pas de danse.

Cette question était tout à fait justifiée. Moi, les ti-coqs avec leurs ailes piquantes, leur cervelle de moineau et leur tit-os de poulet, v’savez ce que j’en pense…

Bon, pour ceux qui n’auraient pas suivi la saga Mr Wing, je vous fais un topo en très accéléré…

On-l’appelle-Mr-Wings-parce-que-je-l’ai-rencontré-à-la-cage-aux-sports-pis-finalement-il-s’est-avéré-avoir-une-petite-cervelle-de-moineau-à-la-place-du-cerveau-et-un-ti-os-de-poulet-miniature-à-la-place-de-vous-savez-quoi-et-comme-il-ne-lit-pas-mon-blogue-je-le-bitch-impunément-et-il-paye-pour-tous-les-autres.

Voilà. Pour la vraie histoire, avec tous les détails ennuyants, voir les archives à partir de la fin octobre 2006. Fin de la parenthèse.

Pendant que nous étions en train de se dandiner telles des poules de luxes, je me suis mise à observer les autres participantes et à émettre des hypothèses sur les raisons qui les poussaient à suivre ce genre de cours. Bien que toutes les raisons soient valables et soient propres à chacune, je me suis rendue compte que moi, je n’en avais aucune. Je n’ai nullement l’intention d’arrondir mes fins de mois par cette activité lucrative, ni de me bouger le derrière sur les pistes de danse dans l’espoir de me pogner un moron, ni même l’expectative d’une éventuelle vie amoureuse dans laquelle je pourrais exprimer tous mes talents avant d’avoir ma ménopause. Je devrais peut-être mettre cet argent-là dans mon REER à la place, ce serait un meilleur investissement pour l’avenir.

Catégorie : EXpériences, EXistentialisme
Par L'ex
Le 15-05-2007
À 09:55
Commentaire(s) : 31
 
 

Intermède

Je ne sais trop par où commencer. J’ai un peu perdu l’habitude de me confier à vous. J’ai cessé de le faire il y a un certain temps parce que vous êtes plutôt nombreux à me connaître dans la vraie vie, entre autres. Mais bon, sois je le fais aujourd’hui, soit je ferme boutique. On verra bien.

Une réflexion était bien en branle dans ma tête la semaine passé au moment d’écrire le billet intitulé Rater un virage. J’étais bien ancrée au centre d’un tourbillon dans lequel j’étais assez confortable mais qui me causait certaines insatisfactions. Insatisfactions qui se sont traduites en impatience et en exigeance excessives.

Ces mouvements de vagues auxquels je suis somme toute assez habituée sont cycliques. Je me retrouve parfois dans un mode tout autre où je n’ai de bonheur qu’à m’installer dans une routine avec moi-même, comme à l’automne dernier. Jusqu’à ce que quelque chose se produise et me relance dans un nouveau tourbillon.

Je crois que j’y suis. J’ai envie de focusser sur autre chose. Sur moi, en l’occurence. Personne ne peut s’accorder l’importance d’avoir forcer ce virage à 180 degrés mais il va sans dire que chaque personne qui a partagé ne serait-ce qu’une parcelle de ma vie dernièrement a été une goutte de plus dans la vague.

La tempête dans l’océan se calme et je dois avouer que j’en suis fort soulagée. Des décisions ont été prises, des efforts seront faits mais je me fais la promesse de ne plus jamais rien accepter qui soit en deça de ce que je désire vraiment.

Merci à chacune des gouttes de cette vague qui m’ont permis de me retrouver en face-à-face avec moi-même (et quel adversaire je fais!). C’était un simple intermède. Les anecdotes de mon quotidien continueront d’être racontées avec un brin d’humour dans ces pages.

Catégorie : EXtériorisation, EXistentialisme
Par L'ex
Le 24-04-2007
À 07:28
Commentaire(s) : 18
 
 

Rater un virage

Ça aurait l’air qu’il faille ralentir. Pour mieux voir le paysage, qu’ils disent. Se balader, pour ne rien manquer. Oui, sans doute.

Quand on visite la Côte d’Azur par l’intérieur des terres, il est plus prudent d’y aller lentement. Les côtes et les belles courbes, telles celles d’une femme. Ça nous permet en plus de voir les montagnes. C’est bon quand c’est long, la Côte d’Azur.

Mais moi, j’aime la vitesse. Je n’aime pas être obligée de ralentir pour ne pas rater un virage. J’aime fermer mes yeux et appuyer sur l’accélérateur. J’aime rouler à 100 miles à l’heure. Des fois, j’ai le vertige. Ça me donne la nausée. Des fois, je rate le virage et je me casse la gueule. Des fois dans un rocher. Ça fait mal. Des fois, je me ramasse carrément au fond de la méditerranée. Là, c’est beau. Et ça goûte le sel. J’aime le goût de l’eau salée.

Peut-être un jour, je ralentirai. Peut-être un jour, je serai moi aussi d’avis que c’est bon quand c’est long. Je ne le crois pas. Telle une éternelle enfant, je veux tout maintenant. Je ne veux pas me rendre tranquillement à Marseille en chantant des chansons quétaines. Non. Je veux arriver à Marseille le sourire aux lèvres d’avoir trop fêté sur mon air d’aller.

Quitte à ne pas m’y rendre. Ouais. Quitte à ne jamais m’y rendre. Ok?

Catégorie : EXtériorisation, EXistentialisme
Par L'ex
Le 19-04-2007
À 18:49
Commentaire(s) : 22