Grimace d’écoeurée

 

Un grand merci à tous pour vos propositions musicales quétaines. Évidemment, comme je suis une fausse mélomane, je ne connais pas le ¾ des titres que vous y avez énumérés mais lorsque j’aurai quelques minutes en tête-à-tête avec Itunes store, j’écouterai les extraits de chacune de vos quétaineries.

 

D’ici là, je continue de me marrer de voir tous ces blogueurs écoeurés de l’hiver et tous ces autres écoeurés de ceux qui sont écoeurés de l’hiver. Pour ma part, je suis écoeurée de ceux qui sont écoeurés de ceux qui sont écoeurés de l’hiver, parce que je suis moi-même écoeurée de l’hiver et j’ai, par le fait même, envie de vous faire part que je suis écoeurée. Mais bon, y a une justice sur cette terre, tous ont un droit d’expression, y compris les écoeurés de ce monde.

 

Bien qu’écoeurée, je suis avant toute chose une quétaine assumée alors je vote pour que dame nature nous offre les ostis de centimètres qui nous manquent pour battre le record puis après ça, on n’en parle plus. Et puis tant qu’à faire, elle peut bien vous les garocher en pleine face pendant que je serai au Costa Rica. Et puis tient, 30 de plus… juste pour vous écoeurer.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 11-03-2008
À 12:02
Commentaire(s) : 6
 
 

Épanouissement brimé

Ma vie de blogueuse est désormais de plus en plus compliquée. Grâce aux avancées de la technologie informatique, une multitude de sites Internet sont bloqués à partir de mon poste de travail dans l’objectif non dissimulé de nous empêcher de profiter de la vie sur les heures ouvrables. Bien que je trouve tout à fait louable le but recherché, soit l’efficacité des employés et la productivité, il n’en demeure pas moins que je considère qu’une personne qui veut perdre son temps le fera inévitablement. M’enfin, mon opinion compte pour bien peu dans ce grand débat, je tenais uniquement à vous faire savoir que la plupart de vos sites que j’aimais tant me sont désormais inaccessibles. Quand je suis à la maison, je passe très peu de temps devant mon ordinateur alors je rattrape autant que faire se peut mais ce n’est malheureusement pas suffisant.

 

J’ai, jusqu’à présent, fait contre mauvaise fortune bon cœur puisque de nouveaux défis professionels s’étaient pointés dans les derniers mois et que je voyais une opportunité en or se dresser devant moi. Comme la vie n’est pas faite que de moments heureux, tout ce beau scénario s’est détruit de lui-même vendredi à 17h00.

 

Dur retour à la case départ en ce lundi glacial de février : je ne suis qu’une jeune débutante qui ne se prend pas pour de la marde et qui veut sauter des étapes. Symptôme générationnel? Je m’en sacre comme de l’an quarante. Le constat est le même : c’est profondément ennuyant. À défaut de défis stimulants de 9 à 5, je jette mon dévolu sur mon homme à la recherche de projets enivrants. Ce soir, je pense que je vais classer mes sacs de plastique en ordre de grandeur.

 

J’ai été taguée approximativement 5 fois pour la fameuse maladie qui a circulé dans la blogosphère récemment. Ça doit faire 12 fois que je réponds à ce genre de questions et les choses bizarres à mon sujet commence à se faire rares… Je vous réfère donc ici, où vous apprendrez (si ce n’est déjà fait) que j’adore la masturbation émotive, que je me décrotte le nez avec mes doigts et que je fais bouger mes oreilles. En bonus :

  • Une fois (il y a trèèès trèèès longtemps en décembre 2007) je me suis fâchée contre mon amoureux et j’ai lancé des brocolis dans le sapin de Noël. Belle réaction mature.

Catégorie : EXamens, EXaspération
Par L'ex
Le 11-02-2008
À 17:39
Commentaire(s) : 9
 
 

Compagnie de cellulaire de marde, prise 2

Qu’est-ce que ça donne quand les compagnies de cellulaires s’acharnent sur une pauvre personne sans défense? Une pauvre jeune fille complètement désarmée. La technologie ne m’aime pas. Ça m’apparaît évident. Il paraît que dans son nouveau spectable, Louis-José Houde annonce que tout ce qu’il touche se brise. Je vais voir son spectacle ce soir pour fêter mes 13 livres perdues (et non-reprises, faut tout de même le souligner!). Je vais enfin avoir quelqu’un à qui m’identifier. Après la chicane non résolue avec Rogers, la perte de ma caméra numérique neuve, voilà que mon patron me paye un cellulaire que j’ai déjà envie de crisser au bout de mes bras. Avec Bell cette fois-ci.

 

On me dit de composer le *611 pour obtenir mon mot de passe pour ma boîte vocale. C’est une petite madame robot qui me répond et me demande ce que je veux. A comprend rien. Esti. JE VEUX UN MOT DE PASSE POUR MA BOÎTE VOCALE GROSSE CONNE! J’appuie sur le zéro et on me dit, à 6h45 ce matin, qu’un nombre anormal d’appels entrent actuellement au centre d’appel. Yeh right. Sur ma boîte de téléphone, il y avait également une adresse électronique où je pouvais obtenir un mot de passe. http://www.cbcitelecom.com/. M’excuse mais ça marche pas c’t'ostie d’adresse là. J’en veux pu de cellulaire. J’hais ça les cellulaires. Et les boîtes vocales aussi tant qu’à y être. Vidéotron a changé le fonctionnement de ma boîte vocale à la maison et je ne suis plus capable de prendre mes messages à distance. Ta-bar-nac.

 

 

J’hais le téléphone. J’hais ça. Appelez-moi pu stie.

 

P.S. Je sais que j’ai été taguée au moins 3 fois. Ne vous inquiétez pas, ça s’en vient. J’attends juste d’être de bonne humeur ET d’avoir le temps.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 7-02-2008
À 10:34
Commentaire(s) : 17
 
 

Crache le cash

À défaut de pouvoir jeter mon dévolu sur une quelconque compagnie de cellulaire, étant depuis maintenant 5 mois non-rejoignable, je me suis dénichée une nouvelle cible : Visa TD Canada Trust.

 

Pour une raison obscure, j’ai, très jeune, rempli un formulaire qui me donnait un beau t-shirt gratis et une carte de crédit avec une limite de 500$. Sage et raisonnable comme je suis, je paye le solde complet de mes cartes de crédit à chaque mois et ne paie, par le fait même, jamais d’intérêts. Pour une autre raison tout à fait obscure, un 0 s’est ajouté à ma limite de crédit et ce, sans jamais que j’en fasse la demande.

 

Le mois dernier, je reçois mon compte de carte de crédit que je scrute à la loupe et sur lequel je découvre des frais d’intérêts de 18,69$. Quouaaaa? Paiement. Date de l’opération : 27 décembre 2007. Date de passation : 31 décembre 2007. La date limite était le 30 décembre.

 

Outre le fait que je trouve vraiment débile de me charger 18% d’intérêts sur le solde total de ma carte de crédit pour une ostie de journée de retard, je trouve aussi complètement absurde que ça leur prenne 3 jours pour passer mon paiement. M’enfin. Je les appelle et ils me l’ont immédiatement enlevé, sans même s’obstiner. Une compagnie s’essaye. D’un coup que ses clients sont assez caves pour payer sans se questionner.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 25-01-2008
À 11:41
Commentaire(s) : 11
 
 

Comment je suis devenue une martyriseuse de chats

J’espère chers amis que vous n’avez jamais cru mes belles paroles quand j’affirmais mielleusement être l’amoureuse des chats? Quand je vous bourrais avec tout mon amour pour Mumu-le-défunt? Ah oui? Ce que vous êtes naïfs.

 

Je ne suis en réalité qu’une méchante sorcière qui n’adopte des animaux que dans le but de les faire souffrir. Je leur fais subir tous les supplices possibles. Je les nourris mal, ou pas du tout. Je les enferme dans ma penderie. Je les noie dans ma toilette pleine de vomi.

 

Mais je ne pourrai désormais plus sévir. J’ai été détectée. La SPCA, sauveuse de tous ces animaux en détresse, m’a fichée.

 

Je suis allée, avec le Dompteur, à la SPCA dans l’objectif d’adopter un chaton tout frais et non-susceptible de faire une crise cardiaque dans mon lit dans un avenir rapproché. Comble de joie, un joli petit mâle tigré nous est tombé dans l’œil. C’est donc avec empressement que j’ai rempli la petite fiche que je croyais bien banale mais qui s’avérait finalement être un interrogatoire de police déguisé. La bénévole qui nous interrogeait représentait à elle seule tout ce que Dieu peut faire de plus différent de moi. Nos chemins n’auraient jamais du se croiser, c’est une grave erreur du destin, j’en suis persuadée. Le seul point commun qui nous unissait était notre apparent désir de s’obstiner farouchement et d’éliminer l’adversaire de la façon la plus douloureuse possible. J’ai pensé lui tirer les cheveux jusqu’à ce que son cuir chevelu s’arrache lentement, mais ses cheveux étaient visiblement trop gras, ça m’aurait glissé des mains.

 

La Fille-mal-baisée-qui-veut-sauver-les-chats a d’abord commencé par me faire la morale parce que je désirais faire dégriffer le chaton en question, m’expliquant de son ton le plus dramatique possible toute la douleur que je lui infligerais et le drame que serait cette opération dans la vie du chat. À ce stade-ci, le Dompteur aurait voulu que je ferme ma gueule et acquiesce à toutes les réprimandes de la Christ-de-maigrichonne-laitte, histoire de sortir au plus sacrant de cet endroit puant avec le petit tigré. Ce que je ne fit pas.

 

Étant une personne libre d’esprit, mais néanmoins éthique, je m’étais jadis demandé : « suis-je pour ou contre le dégriffage des chats? ». Après avoir lu sur le sujet, m’être moi-même confrontée et après avoir analysé les pour et les contre, j’en étais venue à la conclusion que je n’y étais pas opposée. Je me suis ainsi obstinée avec la bénévole, tentant de lui faire comprendre que nous étions assez intelligents pour se faire notre propre opinion sur le sujet et que l’on pouvait maintenant passer à l’adoption.

 

L’affaire a complètement tourné au vinaigre lorsque j’ai, une fois de plus, ouvert ma gueule et affirmé que nous souhaitions éventuellement adopter une femelle et avoir des bébés chats.

 

Elle a donc refusé de nous faire adopter un chat pour indignité profonde à s’occuper convenablement d’un animal, à moins que nous nous engagions à le faire stériliser dans les 6 prochains mois, chose qu’elle vérifierait en envoyant un inspecteur chez nous.

 

Moi : « De quel droit pouvez-vous envoyer un inspecteur chez nous? »

 

Grosse bitch : « C’est la loi qui le dit. »

 

Moi : « De quelle loi s’agit-il? »

 

Grosse bitch : « Ben euhhh, la loi qui dit ça là! »

 

C’est ainsi que le Dompteur et moi sacrâmes notre camp sans chat et que des dizaines de chats furent tués à cette même SPCA cette semaine-là, à défaut d’avoir été adoptés.

Catégorie : EXaspération, EXpériences
Par L'ex
Le 17-01-2008
À 13:03
Commentaire(s) : 36
 
 

Pas besoin d’ennemis

Nitram est une personne tout à fait adorable. Je l’aime presque autant que Mumu. On boit, on bouffe, on parle, on va s’entraîner. On s’obstine et je démolis chacun de ses arguments de communiste. J’adore ça.

 

Par contre, Nitram a un dispositif particulier dans son cerveau qui fait sortir de sa bouche des propos méchants et/ou blessants sans avoir passé par le département de la censure. Aussitôt les paroles émises, le visage de mon ami se transforme en bébé phoque s’excusant d’être né.

 

Hier soir, je me rends au gym près de chez Nitram, le gym étant devenu notre 5 à 7 du jeudi (on s’assagit). Je faisais de la musculation tout bonnement, le cœur joyeux quand j’ai eu l’ostie d’idée sale d’aller me peser, alors que je n’avais pas procédé à cette activité depuis fort longtemps. Ma bonne humeur s’est immédiatement transformée en désarroi. Je suis allée faire 1 heure de cardio.

 

Lorsque j’ai rejoint Nitram avant de quitter, celui-ci a eu l’ostie d’idée sale d’aller se peser devant moi. Nous avons le même calisse de poids. (Si tu dis ton poids sur ton blogue, t’es pas mieux que mort). C’est à ce moment précis que le goût de vivre m’a quitté et que j’ai eu envie d’aller me faire vomir.

 

Nitram, dans une tentative bien sincère de me consoler, me lance spontanément : « Ouais, mais moi, je suis bien plus grand que toi! »

 

Ben oui Nitram, c’est certain que ça me fait vraiment plaisir d’avoir le même poids qu’un gars (rachitique) de 5 pieds 9.  Pour ton information et enregistrement au département de la censure, ceci est un argument de merde dont tu ne devrais plus jamais te servir. Ok?

 

Nous nous sommes lancés un défi. Je perds 10 lbs, il en prend 10. D’ici Nöel. À suivre.

Catégorie : EXquis amis, EXaspération
Par L'ex
Le 26-10-2007
À 09:36
Commentaire(s) : 17
 
 

Et ce n’est pas fini…

Une fille est obsédée ou elle ne l’est pas. Je ne vis que pour Rogers ces jours-ci. Comme lui et moi nous nous quittons définitivement le 1er septembre, il va de soi que l’on tente de profiter le plus intensément possible de nos derniers moments ensemble…

 

J’étais tranquillement assise dans la salle d’attente de mon esthéticienne, à quelques minutes de la torture suprême et j’ai soudainement eu l’envie folle de téléphoner au Dompteur, histoire de lui raconter tout ce que mon corps dépoilé aura envie de subir suite à mon rendez-vous…

 

«Votre appel a été transféré au service de téléphonie de Rogers communications. Votre service a été interrompu puisque votre compte est en souffrance… »

 

C’est précisément à ce moment que la boucane s’est mise à s’extirper d’elle-même de mes oreilles, que j’ai vu noir et que j’ai halluciné Véronique en train de me dire, sur un ton mesquin « Te l’avais dit euhhhh! »

 

Mardi, j’ai passé près de deux heures au téléphone avec le Bangladesh pour « régler » mon problème. J’ai payé au guichet tout ce qui était « dû » à Rogers, y compris les frais de retard et autre frais administratifs que je considère ne pas avoir à payer en raison de leur incompétence et de leur débilité profonde. Mercredi, on coupe ma ligne téléphonique. J’ai rapidement fait remettre ma ligne en fonction, mais par manque de temps, j’ai abandonné l’idée de me battre contre eux. Ce matin, par je ne sais trop quelle pulsion masochiste, j’ai décidé de les rappeler, étant convaincue que je subissais presque de l’harcèlement de leur part et que je devais obtenir réparation.

 

Moi: « Je vous ai dit mardi que je payais par guichet automatique. Vous attendiez-vous à ce que le paiement vous parvienne dans la journée même? Peut-être vous attendiez-vous à ce que je vous fasse parvenir le tout par télégramme chanté par un clown, esti? » 

 

 

La madame, manifestement postée quelque part en Acadie, m’a gentiment fait savoir que ma blague n’était pas très drôle et m’a transférée à la seule personne intelligente de toute la compagnie, lui-même posté en Acadie, avec son beautiful accent. J’ai enfin pu entendre de la douce musique à mes oreilles…

Gentil monsieur : « Vous avez tout à fait raison madame. Je suis désolé que vous ne m’ayez pas parlé avant. Vous êtes une très bonne cliente qui paie à temps chaque mois depuis 2003. C’est une erreur de notre part. Que puis-je faire pour vous satisfaire? 

 

Moi : « Je veux que vous enleviez tous mes frais de retard, tous les frais administratifs et je veux que mon annulation de contrat se fasse sans aucun frais, malgré le fait que j’ais un contrat d’un million d’année avec vous et qu’il ne soit pas terminé. »

 

Gentil monsieur : « C’est fait madame. Mon nom est Stanley et le numéro de confirmation de votre demande est le 12345. Puis-je faire autre chose pour vous? »

 

Moi : « Non, merci beaucoup de votre aide monsieur.»

 

J’aime Stanley. Stanley, c’est mon ami.

Catégorie : EXaspération, EXutoire
Par L'ex
Le 17-08-2007
À 11:12
Commentaire(s) : 13
 
 

Power SPM

Je n’ai malheureusement pas encore assisté à une séance de somnambulisme digne d’un roman de science fiction. J’en suis d’ailleurs fort déçue puisque des efforts considérables ont pourtant été faits en ce sens. Le Dompteur a bien tenté de me convaincre de l’accompagner à l’épicerie de Granby à 4 heures du matin, mais je n’ai pas encore su lui soutirer de l’information croustillante. J’y arriverai, j’y arriverai…

En attendant, de quoi puis-je vous entretenir sinon de mes néo-complaines du mois? Voici donc, à cet effet, la liste non exhaustives des choses qui me tapent sur les nerfs en cette période de SPM.

  1. J’ai croisé un ancien compagnon de classe de mon patelin, par hasard, lors de ma dernière visite. Il m’a demandé, comme à chaque fois qu’il me croise, c’est-à-dire deux fois par année: “Es-tu toujours à Québec?” Osti, ça fait 7 ans que je suis à Montréal et je te l’ai répété mille fois depuis ce temps. Si ça t’intéresse pas où est-ce que je suis pis ce que je fais, je t’en supplie, arrête de poser la question. Ok?

  2. Dany Laferrière, à Radio-Canada, le matin. J’en suis incapable. Il aime ça s’écouter parler avec ses mots… ses mots… trop de mots putain!

  3. Les publicité de matelas… avec des moutons qui se plaignent de ne plus pouvoir exercer leur ciboire de job d’endormir le monde. Heille! Y se trouves-tu bon l’osti de concepteur qui a pensé à ça?

  4. Le remake québécois du film Roméo et Juliette. Ils s’aiment en christ, on l’sait. Y s’aime tellement qu’ils se suicident les deux par amour… Qu’en 2007, on louange encore c’t'histoire là, ça me dépasse. Mais qu’un juge de la Cour supérieure et qu’un chef de bande criminalisée s’unissent pour déverser ensemble les cendres des deux amoureux dans un unique et même vase, tu me niaises-tu? C’est toujours bien rien qu’un amour d’adolescents là…

Voilà, c’est réglé. Je n’en parlerai plus.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 8-08-2007
À 09:16
Commentaire(s) : 5
 
 

Inefficacité 101

Vous connaissez mon amour pour Montréal, pour ses restos, sa vie culturelle, sa diversité. Mais je ne crois pas vous avoir déjà parlé de ma haine pour la Ville de Montréal. La ville avec un grand V. Celle à qui l’on a affaire pour faire ramasser ses vidanges, son bac de récupération, celle que à qui l’on paie nos contraventions de stationnement. Celle là.

Premièrement, si vous voulez avoir des heures de plaisir sur un site Internet, je vous suggère grandement le site de la Ville de Mourial. Vous n’y trouverez JAMAIS l’information que vous souhaitez obtenir et ce, même en utilisant leur moteur de recherche. Si le webmestre de la Ville lit ces lignes, je lui adresse ma complainte en bonne et due forme :

« Pourriez-vous siouplaît, monsieur le webmestre de la belle grande ville de Montréal, faire honneur à la simplicité légendaire de ses habitants et me permettre, en quelques clics de souris, d’obtenir de l’information sur les beaux grands services offerts par ma ville et ses arrondissements? Siouplaît… »

Vous vous souviendrez, mes amis, qu’en blonde écervelée que je suis, que j’ai reçu un billet de stationnement parce que je m’étais garée un mardi dans un endroit interdit parce que je me pensais un lundi, étant bien mélangée par le congé de la Fête des Patriotes. J’ai appris avec les années et l’expérience en contraventions que rien ne sert de courir, la Ville n’est pas pressée de recouvrer les montants dus par ses méchants citoyens qui se stationnent illégalement. Ainsi, j’attends toujours que le délai de 30 jours s’écoule et je reçois par la suite un avis de la Cour municipale m’indiquant que je dois payer dans les prochains 30 jours le MÊME montant. Comme la Ville n’impose pas de pénalité ou de frais d’intérêt, il y a peu d’incitatif à payer rapidement les contraventions, cet argent est beaucoup plus profitable dans mes poches pour les deux mois à venir.

J’avais constaté que la ville avait augmenté le prix des contraventions, passant de 42$ à 47$. Je présume que pour en arriver à une telle augmentation, des fonctionnaires ont travaillé, rédigé un projet de règlement, consulter des gens spécialisés en méthodes coercitives, que sais-je. Les élus municipaux ont sans contredit eu à se pencher sur la question, se chicaner un peu, émettre leur opinion et passer au vote. Peut-être même que les groupes sociaux tels que Option consommateur ou les ACEF se sont également penchés sur la question et rédigé un joli rapport en trois copies sur la raison de leur désaccord avec ces mesures. Tout ceci a inévitablement coûté cher.

Et bien voilà que j’ai reçu, il y a déjà quelques temps, un avis de la Cour municipale, m’indiquant qu’en méchante fille que je suis, j’ai omis de payer ma contravention du lendemain de la Fête des Patriotes et que je dois le faire dans les prochains 30 jours, pour un montant de… 42$. C’aurait sans doute été trop dispendieux de modifier le montant de l’infraction dans les systèmes informatiques pour le faire passer de 42$ à 47$. Un autre bel exemple d’inefficacité.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 17-07-2007
À 10:34
Commentaire(s) : 13
 
 

Garage party

« Fait attention à ce que tu souhaites. », m’a déjà dit une amie. Non seulement faut vraiment prendre garde à nos souhaits, mais il faut également être prudent avec nos affirmations.

Je m’amusais hier à dénoncer la présence massive de couples dans mon entourage et le fait que j’allais inévitablement souffrir de l’absence de mes incroyables fêtards d’amis durant cette belle saison qui s’amorce.

Hier soir, j’avais rendez-vous à 17h30 pour un changement d’huile plus que dû. Je déteste perdre du temps pour une si palpitante activité mais comme je refuse de me passer de ma petite voiture, j’assume. Je devais donc me rendre chez le garagiste pas très loin de chez moi pour cette heure. J’ai cru bon téléphoner une amie pour l’inviter à boire un petit verre de rosé sur mon balcon-jardin après mon rendez-vous, profitant du fait que j’étais près de chez moi pour y passer un peu de temps, ce qui est plutôt rare dernièrement. Cette dernière me dit : « Ah! C’aurait été génial, mais ce soir, je vois mon nouvel amoureux. Une prochaine fois. » J’appelle une autre copine qui elle, accepte volontiers l’invitation. On se donne donc rendez-vous pour 20h00, chez moi.

En route vers le garage que je visite depuis des années mais qui a récemment changé de propriétaire, je me rends compte que je serai 5 minutes en retard. En bonne fille que je suis, je téléphone pour l’en avertir. « Trop tard madame, mon garagiste est parti, comme vous n’arriviez pas. Vous voulez un rendez-vous demain? » « Non, merci. D’ailleurs, vous pouvez dès maintenant enlever mon nom de sur votre liste de clients, je vais me trouver un autre garagiste avec un meilleur service. Bye. »

J’étais de bonne humeur, vous vous en doutez bien. Sur mon chemin, je m’arrête dans un autre garage, déterminée à obtenir une vidange d’huile ce soir-là. Il est 17h45 et ils ferment à 18h00. Je demande s’ils ont le temps et ils me répondent par la négative. Je me mets à genoux, fais des yeux piteux et leur raconte ma mésaventure, leur précisant que je suis orpheline de garagiste depuis 17h35 et que vais venir dépenser tout mon budget auto chez eux. Offre acceptée, j’obtiens mon changement d’huile. Je me rive le nez à la S.A.Q. à 18h02 et comme je ne veux pas pousser ma chance, je décide d’abandonner et de ne pas frapper à la fenêtre avec des yeux d’enfants en malnutrition.

Je retourne alors chez moi, me concocter un bon souper et faire un peu de ménage en attendant ma copine. À 19h30, je reçois un appel de celle-ci : « Ça ne fonctionnera pas finalement, mon amoureux m’a préparée un souper à l’improviste alors je vais aller chez lui à la place. »

C’est ainsi que la théorie de l’été en solitaire s’est confirmée et qu’une vidange d’huile s’est avéré le seul bon moment de ma soirée.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 14-06-2007
À 10:13
Commentaire(s) : 15