Du pareil
Je réussis tant bien que mal à ne pas me convaincre que ma vie n’est qu’une série d’échecs et que je vais périr seule dans mon appartement à 80 ans, bouffée par mes trente douze chats affamés. Bref, je vais très bien.
Mon futur appartement se fait peindre pendant que mes boîtes ne se font pas. Qu’importe, je suis passée maître en l’art de faire des boîtes. On prend l’habitude et surtout, on n’accumule plus les trucs inutiles. Ce sera fait en deux temps trois mouvements.
Je n’ai aucun contact avec des mâles susceptibles de m’aider à brancher mon lave-vaiselle ou de me flatter les cheveux en regardant un film. C’est fou comme y a rien qui change entre être célibataire il y a trois ans ou l’être maintenant. Y a un de ces pathétiques garçons de facebook qui a réussi à me convaincre qu’il n’avait aucune mauvaise intention en m’invitant à prendre un verre. On avait rendez-vous jeudi soir. À 16h00, il m’a écrit pour me dire qu’il avait un gros mal de tête et qu’on allait devoir remettre ça. Le lendemain matin, son statut facebook, c’était : “heureux de sa soirée d’hier!”. Ha ben.