Je boude pu. Edit

Alors que certains fêtaient la fête des Patriotes et que d’autres célébraient tout simplement le soleil imprévu en sillonnant le marché à la recherche de fleurs à planter, le Dompteur et moi avons fait un blitz de visites de condos et de maisons, déterminés à trouver the one.

Le cœur (moi) et la raison (le Dompteur) se sont ainsi côtoyés dans cette unique aventure. Regardant la liste que notre agent nous avait préparée, je regarde une fiche descriptive et dis à mon amoureux que j’ai un bon feeling pour un condo en particulier. Arrivant deuxième sur le long rôle des visites, j’ai eu le coup de cœur tant attendu immédiatement en pénétrant sur les lieux.

 

Évidemment, alors que moi je sautillais partout en criant : « Je le veux! Je le veux! », le dompteur évaluait de façon rationnelle nos besoins, le prix, les avantages et désavantages de l’endroit, etc. Bien sûr, il fallait en visiter des tonnes d’autres au cas où.

 

L’instinct féminin étant de toute évidence plus fort que tout, y compris plus fort que la raison d’un homme, le cas où ne s’est pas produit. Le cœur et la raison se sont ainsi rejoints et si tout se déroule comme prévu du côté du financement, nous serons dans quelques semaines propriétaires!

 

S’en suit une petite annonce afin de louer in extremis mon appartement. Si quelqu’un cherche un trois et demi à Verdun, près du métro Lasalle, n’hésitez pas à me demander de l’information. J’afficherai une annonce plus détaillée quand je saurai exactement quand je quitterai, mais ça sera autour du premier juillet.

 

Edit: Voici quelques photos de notre future propriété. Comme je suis nulle en informatique, c’est le mieux que je puisse faire. Ça donne une petite idée!

 

condo1.jpgLa cuisine

 

 

 

 condo11.jpgLe salon et la salle à manger

 

 

 

 condo2.jpgL’une des trois chambres! Celle-ci servira de bureau.

 

 

 

 

 

 

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 20-05-2008
À 10:05
Commentaire(s) : 17
 
 

Je boude. Bon.

 

Si la patience avait été distribuée chez le commun des mortels de façon équitable, sans doute en aurais-je eu suffisamment pour éviter les maux de tête dus à l’activité qui occupe mon couple de façon intensive depuis quelques semaines.

 

La problématique réside dans le fait que la demeure granbyenne du Dompteur passera en mains tierces ce jeudi. Ajouter à cela le fait que moi, il y a deux ans, était convaincue du fait que le bonheur résidait dans le célibat. Je suis, par conséquent, tombée amoureuse d’un 3 et demi sans aucune autre pièce fermée que la salle de bain. Un petit bonhomme de 3 ans qui se réveille à 6h00 du matin une fin de semaine sur deux s’ajoutant à ce beau mélange, vous obtenez une situation qui, bien que non catastrophique, ne peut pas durer éternellement.

 

Passée maître dans la recherche d’appartements de toute grandeur et de tout prix, la recherche d’un 5 et demi aurait pu s’avérer une activité agréable. Par contre, étant désormais de vrais jeunes adultes, nous sommes désormais à la recherche d’un endroit bien à nous. Avec des critères de recherches tantôt flexibles, tantôt pas pentoute.

 

Ma méthode de magasinage d’objets divers, tel que pantalons par exemple, étant « j’ai-des-grosses-cuisses-je-suis-laide-ça-marche-pas-on-s’en-va-d’ici », il va sans dire que la recherche d’une demeure ne cadre pas tout à fait avec ma personnalité disons… hum… immature.

 

Je. Veux. Une. Maison. À. Mon. Goût. À. Mon. Prix. Tout. De. Suite. Bon.

 

Sinon, moi je joue pu.

Catégorie : EXtériorisation, EXutoire
Par L'ex
Le 12-05-2008
À 15:31
Commentaire(s) : 10
 
 

Veux-tu être mon amie?

Un enfant, ça peut être drôlement méchant. Peut-être pas foncièrement. Peut-être pas volontairement. Mais exécrablement méchant.

 

Dans toutes les cours d’écoles primaires du monde, je suppose, des enfants sont ridiculisés, humiliés et violentés. Mentalement surtout, mais parfois physiquement.

 

Ça ne m’est pas arrivé. Au primaire, j’étais belle, intelligente, douée pour les relations sociales. J’étais nulle en sport mais on me pardonnait bien de ne pas avoir attrapé le ballon à la récréation.

 

Mélissa elle, elle n’avait pas cette chance. Quoiqu’elle fasse, elle était le bouc émissaire de l’école. On disait qu’elle avait des poux, qu’elle était grosse, que ses vêtements étaient laids, qu’elle puait, que sa mère était une pute. On disait tout ce que les enfants savent dire pour blesser. Et ça fonctionnait. Mélissa n’était pas de ceux qui se taisent et endurent les humiliations, une après l’autre. Mélissa, elle rechignait, se défendait de toute ses forces. Et plus elle se défendait, plus le monde entier s’acharnait sur sa petite misère.

 

Après la classe, Mélissa quittait avec son vélo pour s’en aller chez elle où la vie n’était pas tellement mieux. Et puis, les toffs de l’école l’attendaient dans le tournant et la faisaient trébucher et parfois, ils la battaient.

 

Et puis, alors que Mélissa et moi étions dans un même groupe parascolaire, je me suis un peu liée d’amitié avec elle. Je dis «un peu» parce que c’était « sous toutes réserves ». C’était quand les autres n’étaient pas disponibles. C’était quand je ne risquais pas d’être vue avec Mélissa-les-poux. Elle était mon bouche-trou, autrement dit.

 

Je ne battais pas Mélissa, comme les autres. Je ne lui disais pas qu’elle était laide ou grosse, comme les autres. Mais je la violentais, comme les autres. Je refusais d’être son amie, parce qu’elle était exclue. Et pas moi. Elle aurait pu me contaminer, sans doute.

 

L’année suivante, Mélissa a changé d’école. Parce que sa vie était insupportable. Et puis, l’année d’après, elle est allée à une école secondaire d’une autre ville. Pour ne plus nous subir. J’ai ensuite eu ouï-dire que son intégration n’avait pas été guère mieux dans sa nouvelle vie.

 

Un soir, alors que je n’avais peut-être pas tout à fait 18 ans, j’étais dans une toilette de night club quand une fille m’a ramassée dans un mur. « T’as gâché ma vie. J’ai toujours voulu mourir à cause de toi pis des autres. T’es pire que les autres parce que toi, t’as fait semblant d’être mon amie. J’ai encore des lettres que tu m’as écrites dans lesquelles tu dis que tu peux pas être mon amie parce que personne ne m’aime. Je vais te haïr le reste de ma vie. »

 

Mélissa s’est fait sortir du club après m’avoir donnée une sale raclée. Mon inconscient a tôt fait de me faire oublier cet épisode. Qu’avais-je à faire d’une christ de folle qui s’en prenait aux autres dans une toilette de bar?

 

Ceci dit, aujourd’hui, je regrette des paroles prononcées alors que j’étais enfant. Peut-être regrette-t-elle son agression envers moi alors qu’elle était jeune adulte. N’empêche que son invitation à devenir mon amie Facebook, reçue hier, me bouleverse. Bien que j’ais généralement tendance à présumer de la bonne foi de tous et chacun, je ne suis pas convaincue de ses intentions. Ni convaincue de l’utilité, pour elle comme pour moi, d’aller brasser un gros baril de marde puante vieux de 15 ans.

Catégorie : EXtériorisation, EXistentialisme
Par L'ex
Le 6-05-2008
À 14:11
Commentaire(s) : 13