De choses et d’autres

De passage, brièvement, pour vous annoncer que je suis toujours en vie et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tout va bien au boulot, le Dompteur et moi n’avons toujours pas d’habitat pour le futur, je ne suis pas enceinte (et n’essaye d’ailleurs pas de le devenir) et ma voiture m’a encore abandonnée dans des circonstances débiles, sur la 20 près de Ste-Eulalie, où de sympathiques personnes nous ont gentiment sortis du pétrin, moyennant une somme astronomique remboursée par mon garagiste qui m’a installé un alternateur de marde en février dernier. Une copie de la Loi sur la protection du consommateur en pleine face l’a convaincu, je pense.

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Sympathique tague reçue de mon ancien ami Patate:

 

1- Qu’est-ce que je faisais il y a 10 ans?

Je finissais mon secondaire, je passais mon temps entre l’hôpital et l’école à me faire shooter de l’iode radioactif pour brûler ma glande thyroide qui faisait des balounes.  Parallèlement, j’engraissais de façon phénoménale.

2- Nommer 5 choses que je dois faire aujourd’hui (sans ordre particulier).

Je dois faire baisser des piles sur mon bureau, m’acheter du démaquillant et du mascara, je dois trouver un dentiste, je dois prendre rendez-vous chez le vétérinaire pour Léopold-le-chat et je dois regarder les canadiens renaîtrent de leurs cendres et ce, dans le 450.

3- Les grignotines que j’aime

Les chips au Ketchup, pour faire différent de toutes les femmes de la planète.

4- Les choses que je ferais si j’étais millionnaire :

Je m’acheterais une grosse maison à Outremont et je ferais ma fraîche sur la rue Bernard en me donnant un accent français.

5- Trois mauvaises habitudes :

Me décrotter le nez. Boire de l’alcool. Production abusive de méthane.

6- Cinq endroits où j’ai habité :

St-Bruno du Lac-St-Jean, Québec, Ste-Foy, Montréal arrondissement côtes-neiges-neiges-notre-dame-de-grâce et Montréal arrondissement Verdun.

7- Cinq emplois que j’ai eus :

Lutin du père Noel dans un centre commercial, vendeuse de crème glacée au Feu Restaurant marchand qui a brûlé pendant que j’étais au Costa Rica, emportant avec lui le seul bar cool de mon village. Snif Snif. J’ai également été plongeuse dans un restaurant de Québec, vendeuse dans une boutique de vêtements pour filles anorexiques et j’ai aussi été commis au comptoir photo de chez Jean Coutu. Voyez, je suis vraiment multidisciplinaire.

8- Cinq personnes sur qui je veux en savoir plus :

Nicolas Gagnon, que je vous invite, par le fait même, à découvrir. Il s’agit du copain d’une amie à moi que je me fais un plaisir de lire depuis qu’on a osé s’avouer mutuellement, en public en plus, avoir un blogue. Et quatre autres personnes, à votre guise!

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Pour ceux qui passez encore ici, dites un bonjour, et donnez-moi de vos nouvelles! Je vous reviens bientôt avec une tague de pitoune, reçue d’Impératrice Zabeille, et de toutes nouvelles aventures!

Catégorie : EXamens, EXpress
Par L'ex
Le 30-04-2008
À 11:38
Commentaire(s) : 7
 
 

The billet existentiel

Je me suis complus dans la paresse et la facilité pendant un temps. J’oscillais entre le désir du dépassement et la joie  de retourner à ma vraie vie à 17h00. La pression une fois-pas-souvent mais la plupart du temps, accomplir des gestes que l’on a fait cent fois avant aujourd’hui.

 

Et j’ai commencé à me plaindre. Que je pouvais faire plus. Que je valais plus. Et puis, sans aucun mérite, la vie a été de mon bord. Le hasard ou le destin, c’est selon, a voulu que les choses arrivent de même. Parce que moi, y a rien de lent dans ma vie. Ça arrive tout le temps de même. Comme le jour où j’ai décidé d’aller étudier en droit. Je m’enlignais pour autre chose complètement puis un jour, j’attendais un lift de Allô Stop à la station Honoré Beaugrand puis je me suis dis : je vais aller en droit. De même. Parce que ça m’adonnait bien sur le moment. Ça me permettait d’abandonner en milieu de session un cours qui me faisait chier et qui, comme par magie, n’était pas requis pour aller en droit.

 

Non seulement je n’ai jamais eu de regret mais je ne me suis jamais imaginée faire autrement. Je crois profondément en la vie. En la mienne surtout. Elle me mène toujours là où elle doit me mener. J’ai seulement à être un peu attentive à ce qu’elle me dit et puis, hop! Ça y est. Je suis là où je voulais être.

 

Je n’ai aucun regret d’avoir paressé au boulot. Parce que mon évolution passait par là. Parce que finalement, je suis peut-être vite à produire mais je suis lente à me faire confiance. Ne pas avoir de responsabilités était la meilleure façon de ne pas décevoir personne. Mais là, parce que la vie l`a voulu de même et parce que, disons-le, je me suis un peu botté le cul, me voilà dans une toute autre situation. Une belle situation. Celle que je voulais mais que je craignais donc. D’un coup que c’est trop? D’un coup que je suis pas assez bonne?

 

L’imposteure. Celle qu’on a choisi par erreur. “Si ils se rendaient compte à quel point je suis nulle, ils m’enverraient chez nous.” J’ose espérer que j’aurais par moi-même eu le courage d’aller plus loin, mais là, par l’action du saint-esprit, ou de la synchronicité, tout le monde est arrivé là en même temps. On a décidé que c’était ça la suite des choses pour moi.  Pis savez-vous quoi? C’est ben le fun.

 

C’est le fun de ne pas voir les journées passer. C’est le fun d’avoir des rush d’adrénaline parce que tu trempes dans des affaires importantes. C’est le fun de se faire dire qu’on a du talent. Pis ça fait du bien de pas se sentir coupable de ne pas donner son 100%…

 

Tout ceci pour dire que…

 

Entre la recherche d’une maison pour le Dompteur et moi (oui! oui!) et notre nouveau petit Léo-le-chat-tout-noir (oui! oui!), les projets de voyage, les verres entre amis, le gym, les chicanes parce que monsieur-le-dompteur déteste le hockey (je vous jure…), les études de mon amoureux, mes nouvelles responsabilités au travail… il ne me reste qu’une parcelle de morceau de temps pour vous.

 

Une parcelle de morceau dans laquelle j’aimerais faire profiter mon amour de l’écriture d’histoires dégueu. Alors, si vous permettez, chers vous-qui-passez-ici, je continuerai, irrégulièrement, de m’étaler. Quand j’aurai un peu de temps. Quand j’aurai eu un dîner trop arrosé, comme aujourd’hui. Quand j’aurai de la peine ou de grandes nouvelles à vous annoncer.

 

D’ici là, je laisse éclore la femme confiante et profiterai de ce renouveau dans ma vie professionnelle pour aller voir le bout de moi-même. C’est là que la vie me mène, pour l’instant.

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 10-04-2008
À 15:08
Commentaire(s) : 14
 
 

Tel que demandé à l’unanimité

Je sais que je tarde tant d’élaborer de façon exhaustive sur une histoire complètement dégueulasse, mais il s’adonne que je déborde plus que jamais au bureau et que je n’ai, par conséquent, plus le temps de perdre mon temps. C’est totalement injuste. Injuste certes mais il n’en demeure pas moins que je l’aurai voulu. C’est ce qui arrive quand tu menaces ton patron de lever les pattes à défaut de davantage de stimulation et que celui-ci obéit en sacrant lui-même son camp et te larguant tous ses dossiers.

 

Étant tout de même hautement efficace, j’ai bien quelques minutes pour faire revivre cette histoire que j’ai préalablement testée sur le VP. « Calisse L’ex, je me suis tenu dans des vestiaires de sport et je n’en ai jamais entendu autant. » Test réussi.

 

Le lendemain de notre arrivée au Costa Rica, le Dompteur et moi sommes allés manger avec la personne qui nous hébergeait gratuitement sur la côte pacifique afin de le remercier (le repas nous a coûté 200$, c’aurait finalement été avantageux de prendre un hôtel). J’ai mangé des pétoncles en entrée et un steak de thon bien bleu en plat de résistance, le tout arrosé de cocktails multicolores, de vin et de café à la liqueur de poire. Le propriétaire a profité du moment pour nous mettre en garde contre les chiens qui surveillaient l’endroit, lesquels avaient, la semaine précédente, mangé un mouton en prenant bien soin de laisser la tête. Suivant le repas, nous avons volé vers le pacifique via un avion de brousse dont la stabilité n’était pas la plus belle qualité. Maux de cœur gratis. Arrivés à destination, la route (c’est un bien grand mot) de 45 minutes que nous devions emprunter s’est plutôt transformée en 2 heures de fuckaillage afin de retrouver notre chemin.

 

Une fois le lieu trouvé, je m’inquiète de la pancarte qui met en garde contre les méchants chiens mangeurs de moutons mais le Dompteur me rassure en me disant que le gardien allait empêcher les chiens de nous avaler tout rond. Nous avons faim et nous voulons nous concocter un petit repas de pâtes vite fait lorsque j’empoigne un pot de sauce italienne et qu’une énorme chose ressemblant à un croisement entre une araignée et un scorpion file à toute allure devant moi. Je déteste être surprise. Mon estomac se noue tranquillement et je me sens de moins en moins en forme. Le Dompteur termine la cuisson du repas pendant que j’hallucine des tarentules partout et nous finissons par manger un peu. Alors que le Dompteur s’affaire à nettoyer la cuisine, je sors dehors pour me diriger vers notre chambre lorsque j’aperçois deux énormes chiens se dirigeant vers moi à toute allure, l’air de vouloir faire de moi qu’une seule bouchée. J’ai crié comme je n’ai jamais crié. J’ai eu peur comme je n’ai jamais eu peur. Ce n’était finalement qu’une blague que je n’ai manifestement pas pigé, les chiens n’étaient aucunement dangereux. Pas dangereux mais cons. Ils ont fini par brisé un tuyau d’eau et l’eau a due être coupée jusqu’au lendemain matin.

 

Une fois au lit, l’état de mon estomac n’allait pas en s’améliorant. Quelque chose ne passait pas et allait finir par sortir douloureusement. J’ai eu la diarrhée 8 fois en 1 heure et demi et ce, sans jamais pouvoir partir la chasse d’eau, je le souligne. J’ai souffert le martyr durant toute la nuit et je savais que j’allais finir par vomir. Je suis sortie à l’extérieur pour essayer de prendre un peu d’air parce qu’il était hors de question que je vomisse par-dessus ma marde. C’est bien la mienne, mais y a des osties de limites.

 

La chose devenant de plus en plus inévitable, j’ai pris la décision éclairée de vomir dans le lavabo et de nettoyer le tout au petit matin, lorsque l’eau sera revenue. Je me suis donc exécutée dans la grâce la plus totale, essayant le plus possible de viser le petit christ de trou du lavabo de salle de bain.

 

La souffrance s’est peu à peu estompée et vers 4 heures du matin, j’ai enfin pu m’endormir (il est à noter que durant tout ce temps, le Dompteur dormait à poings fermés, manquant de façon flagrante de solidarité, à mon avis). Vers 4h30 du matin (je présume), une fourmi a mis le nez dans mon vomi gisant au fond du lavabo et a trouvé que ça  avait l’air franchement intéressant. Les fourmis étant manifestement plus solidaires que les dompteurs, celle-ci est allée alerter toutes les fourmis du Costa Rica (et du Nicaragua aussi je pense) afin de leur annoncer la bonne nouvelle.  «Ici gît un osti de beau tas de vomi» était un plan marketing écoeurant.  C’est ainsi qu’au petit matin, nous avons retrouvé 400 milliards de fourmis travaillant très fort et faisant le train entre la colonie de fourmis et le lavabo afin de fournir le plus de vomi possible à la Reine qui aime sûrement beaucoup ça elle, le vomi.

 

 

 

P.S. Afin de se racheter de ne pas m’avoir flatté le dos alors que mon intérieur se désintégrait, le Dompteur a lui-même tout nettoyé.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 2-04-2008
À 09:42
Commentaire(s) : 25