Retour!
Me voici de retour du Costa Rica. Évidemment, trop de choses se bousculent dans ma tête pour que je puisse vous transmettre ne serait-ce qu’une parcelle de ce que j’ai pu vivre là-bas. Ce petit pays de 4 millions d’âmes jouit d’une diversité surprenante. La capitale ressemble à toutes les grosses villes que j’ai eu l’occasion de visiter. Il suffit par contre de s’aventurer un peu dans les villages éloignés de la campagne costaricaine pour constater la différence énorme qui existe entre eux et nous. Simplement pour le plaisir, le Dompteur et moi avons roulé sur les routes non pavées en direction d’un tout petit village où ne passent jamais les touristes. Nous nous sommes installés au bar et avons observé (et nous sommes fait observer !) les gens. Nous avons marché dans le village et sommes arrêtés manger une crème glacée. La petite fille qui nous servait, âgée de tout au plus 10 ans, était ravie de nous montrer qu’elle savait parler anglais. Il y a beaucoup d’enfants au Costa Rica. Les familles sont nombreuses et sont tissées serré. Les costaricains sont très accueillants et semblent avoir bien compris que le tourisme était une terre fertile pour eux. Les routes sont bordées par de multiples restaurants où l’on sert de la nourriture typique, les boutiques de souvenirs abondent et les offres d’excursions sont innombrables.
La foret tropicale est sublime, les paysages campagnards étonnants. C’est avec plaisir et enchantement que nous avons parcouru une partie de ce pays. Dans la forêt nous avons vu des tarentules, dans les airs nous avons vu de jolis papillons et des oiseaux colorés, sous l’eau nous avons vu de magnifiques et nombreux poissons et nous avons également eu la chance de voir des requins ! Pas de singe, mais des crocodiles. Pas de panthère mais des centaines de chiens suicidaires qui se lancent devant les voitures !
Nous sommes arrivés durant la semaine sainte et ce que nous ignorions, c’est que durant ce temps, il est interdit de vendre de l’alcool. C’est donc bien malgré nous que nous avons fait un sevrage d’alcool et que j’ai feint d’être saoule en me bourrant de daiquiris aux fraises virgin ! Quand on se concentre très fort, l’effet est pratiquement le même et au bout du compte, c’est bien meilleur au goût !
Voilà maintenant le moment d’hésitation. Il m’est arrivé un truc particulièrement dégoûtant et vous savez comment j’adore vous raconter des trucs dégoûtants n’est-ce pas ? Le problème, c’est que je crois bien que cet épisode surpasse de mille points toutes les choses dégoûtantes que j’ai pu vous raconter jusqu’à maintenant. Et que le Dompteur m’a dit : « tu ne vas quand même pas raconter ça sur ton blogue ? » Alors j’hésite. C’est que si je le raconte, je le raconte au complet, sans nuance, sans flafla, sans exagération. Ce fut un moment trop dégueulasse de mon existence et ce ne serait pas lui rendre justice que d’en altérer des bouts. Mais vous savez, c’est probablement ces épisodes de la vie que les gens normaux gardent généralement pour eux. Sans doute ais-je raté une étape cruciale de mon développement mais je meurs d’envie de vous faire lever le cœur. Mais puisque c’est vous qui allez lire ça, je vous accorde le droit de choisir. Vous en voulez plus ou non ?




