Qui veut une râclée?

Il fut une époque de ma vie où j’étais une étudiante au Cégep. Comme j’ai toujours eu plus de facilité qu’il en faut pour réussir à l’école, il va sans dire qu’un minimum d’efforts était requis afin de m’assurer de flotter au dessus de la moyenne du groupe et d’obtenir juste ce qu’il faut de cote R pour choisir ce qui me plaît à l’université.

 

Étant paresseuse de nature, je ne me suis pas fait prier pour adopter le mode de vie fainéantiste et ne pas faire grand-chose de ma vie. Je travaillais un peu dans une boutique de vêtements, endroit où je dépensais d’ailleurs l’essentiel de mes paies, le reste allant à l’achat de substances illégales, lesquelles je consommais sur une base quotidienne et ce, sans égard à l’heure de la journée.

 

Je dormais généralement très tard le matin, je me nourrissais de beignes de chez Tim Hortons ou de pâte à biscuit Quaker que je ne prenais même pas la peine de faire cuire. Je fumais 1 paquet de cigarettes par jour et buvais 5 cafés avant même d’avoir pris ma douche. Je pesais 110 lbs mais j’étais complètement amorphe. J’avais 19 ans mais j’avais tellement peu d’énergie.

 

J’ai acquis au cours des dernières années quelques bonnes habitudes et me suis surtout débarrassé des mauvaises. J’ai eu l’excellente idée d’adopter la stratégie des petits pas et de ne pas passer de la cégépienne amorphe à la professionnelle végétarienne en 2 semaines, ce qui fait en sorte que j’arrive à conserver mes acquis. N’empêche que je suis franchement fière de moi puisque je maintiens le cap. Je m’entraîne 4 à 5 fois par semaine, le matin avant d’aller au travail. Il va sans dire que je me couche à la même heure que lorsque j’étais en sixième année du primaire, mais j’assume mon nouvel horaire.

 

Ce que je trouve le plus fantastique dans tout cela, c’est que j’ai réussi à ne pas en faire une obsession. Il est tellement facile de tomber dans l’excès quand on s’embarque dans une telle galère. Je considère que ce qui est bon pour le moral est nécessairement bon pour la santé, tant que ça ne devient pas excessif. C’est la raison pour laquelle le vin, les pâtes à la sauce crémeuse et le chocolat font partie intégrante de mon régime alimentaire.

 

Évidemment, le fait que le Dompteur s’entraîne avec moi rend la chose non seulement plus motivante, mais franchement plus agréable. Le Dompteur se rince l’œil lorsque je fais mes exercices pour les fessiers et se permet même de regarder sous mon chandail et de me sommer de ne plus muscler mes épaules et mes bras, de peur de manger une volée le soir venu. Mais au fond, je suis convaincue que secrètement, il caresse le rêve de recevoir cette râclée…

Catégorie : EXtase
Par L'ex
Le 31-01-2008
À 16:03
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Crache le cash

À défaut de pouvoir jeter mon dévolu sur une quelconque compagnie de cellulaire, étant depuis maintenant 5 mois non-rejoignable, je me suis dénichée une nouvelle cible : Visa TD Canada Trust.

 

Pour une raison obscure, j’ai, très jeune, rempli un formulaire qui me donnait un beau t-shirt gratis et une carte de crédit avec une limite de 500$. Sage et raisonnable comme je suis, je paye le solde complet de mes cartes de crédit à chaque mois et ne paie, par le fait même, jamais d’intérêts. Pour une autre raison tout à fait obscure, un 0 s’est ajouté à ma limite de crédit et ce, sans jamais que j’en fasse la demande.

 

Le mois dernier, je reçois mon compte de carte de crédit que je scrute à la loupe et sur lequel je découvre des frais d’intérêts de 18,69$. Quouaaaa? Paiement. Date de l’opération : 27 décembre 2007. Date de passation : 31 décembre 2007. La date limite était le 30 décembre.

 

Outre le fait que je trouve vraiment débile de me charger 18% d’intérêts sur le solde total de ma carte de crédit pour une ostie de journée de retard, je trouve aussi complètement absurde que ça leur prenne 3 jours pour passer mon paiement. M’enfin. Je les appelle et ils me l’ont immédiatement enlevé, sans même s’obstiner. Une compagnie s’essaye. D’un coup que ses clients sont assez caves pour payer sans se questionner.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 25-01-2008
À 11:41
Commentaire(s) : 11
 
 

Payez au suivant

D’habitude, quand on joue à la tague, ce sont les autres qui nous courent après pour nous transmettre la chose. Pour une raison encore inconnue, je me suis moi-même garochée dans celle-ci, toute heureuse de recevoir un cadeau fabriqué par les mains de Small Mama. J’ai immédiatement regretté lorsque j’ai réalisé que ça voulait dire que je devrais moi-même faire quelque chose de mes mains puisque celles-ci n’ont aucun talent. De vraies bonnes à rien. Mais bon, lorsque je pense à la magnifique chose que risque de me concocter Small Mama, mes doutes se dissipent. Si je réussis à mettre à contribution une autre partie de mon corps, mon cerveau par exemple, peut-être mes mains pourront accoucher de quelque chose de potable.

 

Alors voici les règles!

- N’importe qui possédant un blogue peut participer;
- Les trois premières personnes à laisser un commentaire sur ce billet recevront un cadeau fait de mes petites mains;
- Je vous enverrai ledit cadeau dans les 365 prochains jours; (bien avant tout de même !)
- En échange, vous devrez “payer au suivant” (Pay It Foward) en faisant la même promesse sur votre blogue (aucun cadeau tant que vous n’aurez pas posté à ce propos!)

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le 22-01-2008
À 12:11
Commentaire(s) : 10
 
 

Comment je suis devenue une martyriseuse de chats

J’espère chers amis que vous n’avez jamais cru mes belles paroles quand j’affirmais mielleusement être l’amoureuse des chats? Quand je vous bourrais avec tout mon amour pour Mumu-le-défunt? Ah oui? Ce que vous êtes naïfs.

 

Je ne suis en réalité qu’une méchante sorcière qui n’adopte des animaux que dans le but de les faire souffrir. Je leur fais subir tous les supplices possibles. Je les nourris mal, ou pas du tout. Je les enferme dans ma penderie. Je les noie dans ma toilette pleine de vomi.

 

Mais je ne pourrai désormais plus sévir. J’ai été détectée. La SPCA, sauveuse de tous ces animaux en détresse, m’a fichée.

 

Je suis allée, avec le Dompteur, à la SPCA dans l’objectif d’adopter un chaton tout frais et non-susceptible de faire une crise cardiaque dans mon lit dans un avenir rapproché. Comble de joie, un joli petit mâle tigré nous est tombé dans l’œil. C’est donc avec empressement que j’ai rempli la petite fiche que je croyais bien banale mais qui s’avérait finalement être un interrogatoire de police déguisé. La bénévole qui nous interrogeait représentait à elle seule tout ce que Dieu peut faire de plus différent de moi. Nos chemins n’auraient jamais du se croiser, c’est une grave erreur du destin, j’en suis persuadée. Le seul point commun qui nous unissait était notre apparent désir de s’obstiner farouchement et d’éliminer l’adversaire de la façon la plus douloureuse possible. J’ai pensé lui tirer les cheveux jusqu’à ce que son cuir chevelu s’arrache lentement, mais ses cheveux étaient visiblement trop gras, ça m’aurait glissé des mains.

 

La Fille-mal-baisée-qui-veut-sauver-les-chats a d’abord commencé par me faire la morale parce que je désirais faire dégriffer le chaton en question, m’expliquant de son ton le plus dramatique possible toute la douleur que je lui infligerais et le drame que serait cette opération dans la vie du chat. À ce stade-ci, le Dompteur aurait voulu que je ferme ma gueule et acquiesce à toutes les réprimandes de la Christ-de-maigrichonne-laitte, histoire de sortir au plus sacrant de cet endroit puant avec le petit tigré. Ce que je ne fit pas.

 

Étant une personne libre d’esprit, mais néanmoins éthique, je m’étais jadis demandé : « suis-je pour ou contre le dégriffage des chats? ». Après avoir lu sur le sujet, m’être moi-même confrontée et après avoir analysé les pour et les contre, j’en étais venue à la conclusion que je n’y étais pas opposée. Je me suis ainsi obstinée avec la bénévole, tentant de lui faire comprendre que nous étions assez intelligents pour se faire notre propre opinion sur le sujet et que l’on pouvait maintenant passer à l’adoption.

 

L’affaire a complètement tourné au vinaigre lorsque j’ai, une fois de plus, ouvert ma gueule et affirmé que nous souhaitions éventuellement adopter une femelle et avoir des bébés chats.

 

Elle a donc refusé de nous faire adopter un chat pour indignité profonde à s’occuper convenablement d’un animal, à moins que nous nous engagions à le faire stériliser dans les 6 prochains mois, chose qu’elle vérifierait en envoyant un inspecteur chez nous.

 

Moi : « De quel droit pouvez-vous envoyer un inspecteur chez nous? »

 

Grosse bitch : « C’est la loi qui le dit. »

 

Moi : « De quelle loi s’agit-il? »

 

Grosse bitch : « Ben euhhh, la loi qui dit ça là! »

 

C’est ainsi que le Dompteur et moi sacrâmes notre camp sans chat et que des dizaines de chats furent tués à cette même SPCA cette semaine-là, à défaut d’avoir été adoptés.

Catégorie : EXaspération, EXpériences
Par L'ex
Le 17-01-2008
À 13:03
Commentaire(s) : 36
 
 

Caca mou

Finalement, j’ai annulé mon rendez-vous chez le médecin. Premièrement, parce que mon genou s’est franchement amélioré. Deuxièmement, parce que ma vie s’est transformée en un enfer brûlant de merde depuis vendredi et que je n’avais plus du tout envie d’aller chez le médecin.

 

Tout était supposé être cool et agréable. J’allais manger dans un resto que j’adore en compagnie de Joëlle, Patate et mon amoureux. Que demander de mieux que de partager un repas et une Coup de grisou avec d’aussi charmantes personnes?

 

Que le plat de pâtes de palourdes que tu commandes ne soit pas infect.

 

15 minutes suivant la fin du repas, mon estomac m’a lancé quelques signaux d’alarme. Mais bon, un estomac, ça capote souvent pour pas grand-chose alors j’ai tenté de lui fermer la gueule en lui offrant un délicieux sorbet aux framboises. La soirée qui devait être fêtarde fut finalement plus brève. La nuit, qui devait être brève, fut finalement interminable. Douleurs gastriques insupportables, crampes intestinales monstrueuses, vomi rougeâtre et caca mou.

 

Forte de ma robustesse, j’imaginais qu’après avoir fait sortir de ce corps tout ce poison de palourdes pas bonnes, j’allais redevenir en pleine forme et profiter de ma fin de semaine avec ma meilleure amie. Erreur. Ce n’est pas ainsi que mon estomac l’entendait. Je lui donnais de l’eau, il brûlait. Je lui donnais une demie banane, il se crispait. Et mes intestins? Que dire des mes intestins sinon que leur crédo depuis vendredi et encore à ce jour, c’est que tout ce qui rentre dans ce corps doit en sortir avec douleur. J’ai réussi à faire un caca dur pour la première fois la nuit dernière. J’ai failli danser nue en chantant autour de la toilette pour célébrer l’occasion.

 

Ajoutant à toute cette douleur franchement inutile le fait que j’ai oublié à ce restaurant ma caméra numérique et que celle-ci est disparue de ma vie à tout jamais, le fait que ma voiture, qui sort du garage, y est retournée hier encore et le fait que l’armée rouge s’est pointée hier, vous obtenez un résultat franchement déprimant d’une fille de 26 ans braillant sur son lit en hoquetant et priant pour que 2008 se termine déjà.

 

Heureusement qu’il me reste mon nouveau Ipod Shuffle rouge et mon ordi tout neuf pour acheter des chansons vraiment quétaines qui faisaient dont du bien quand j’avais 10 ans et qui m’en font encore autant aujourd’hui.

 

Ce soir j’ai les idées noires
Car la vie t’entraîne loin de mon regard
J’ai si peur dans ma tour d’ivoire
De ne jamais plus te revoir
Demain si tu pars

Julie Masse

 

Ha oui, j’avais oublié de vous dire que le Dompteur habitait avec moi maintenant. Non seulement ça me rend vraiment heureuse de le retrouver tous les soirs, mais c’est franchement pratique pour nettoyer les toilettes quand t’es malade.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 15-01-2008
À 10:57
Commentaire(s) : 19
 
 

Pas touche!

Je me suis longuement questionnée sur la pertinence et la nécessité de me faire vacciner contre toutes les salopperies possibles avant de quitter pour la République dominicaine. Analysant de façon méthodique les pour et les contre, j’en suis arrivée à la conclusion qu’ayant déjà en poche mon vaccin contre l’hépatite B, j’allais me passer du reste et qu’au pire, je bénéficierais d’une semaine supplémentaire de repos à l’hôpital afin de me guérir la thyphoïde ou autre cochonnerie du genre. La république, ce n’est pas le Malawi que je me disais.

 

Évidemment, tout le monde visite les dominicains et en reviens indemne, ce qui m’a davantage rassurée. Je ne me suis méfiée de rien. Non seulement je me fiais les yeux fermés aux précautions prises à l’hôtel mais j’ai tout misé sur le fait que je suis une personne indestructible. Hulk en personne. Ce n’est pas un ti-glaçon dans un daiquiri qui va me tuer. Non bon. À preuve, non seulement je n’ai pas eu le célèbre va-vite (on ne peut en dire autant de la charmante personne avec qui je partageais ma chambre) mais en plus, j’ai eu ce que j’ai affectueusement surnommé la Tourista inversée, c’est-à-dire que mon corps qui aimait probablement trop cette abondance de bouffe, refusait de s’en départir. Mais enfin, je m’éloigne du sujet.

 

Tout ceci pour dire que l’aventurière en moi a omis de considérer toutes les règles de sécurité minimales requises pour mourir après l’âge de 30 ans. C’est ainsi que des plaies d’une apparence plus que douteuse sont apparues il y a quelques jours sur mon genou droit. Ça chauffe. Ça pique. Ça gonfle. Ça dégonfle. Ça rechauffe. Ça repique. Ça regonfle et ainsi de suite, le tout suivant un cycle régulier du matin au soir.

 

Étant une partisane invétérée de l’auto-guérison, j’ai entrepris de demander l’aide de toutes les personnes-qui-savent-toujours-tout autour de moi. Comme tout le monde a un peu de cela en lui, tous et chacun me diagnostique une certaine maladie. Un parasite quelconque qui se promène sous ma peau (j’avoue à ce moment avoir pensé me couper la jambe à l’aide d’un couteau de cuisine), piqûres de puces de sable, maladie commune attrapée lors d’une baignade en eau stagnante, etc.

 

Hier soir, l’adorable personne qui a empesté partagé ma chambre d’hôtel durant une semaine m’a rappelée que lors d’une plongée, j’avais mis le genou droit à un endroit que j’avais immédiatement regretté, ayant sur le coup eu l’impression d’avoir touché à un rond de poêle. Les plaies ayant disparu, j’avais écarté cette possibilité. Voilà qu’en fouillant sur Internet, j’ai trouvé une foule d’informations toutes plus farfelues les unes que les autres. Toujours autant partisane de l’auto-guérison (remerciez moi de vous sauver autant de coûts de soins de santé), j’ai pris toutes ces informations et les ai mises dans un shaker et me suis auto diagnostiquée une piqûre de Millepora, communément appelé Corail de feu. Selon certaines informations, des plaies récurrentes (tabarnac!) apparaissent une semaine suivant la piqûre. Le venin projeté dans mon genou serait même vivant et l’enflure réagirait aux marées (!!!).

 

Après avoir fait une scène de panique dans le bureau d’une collègue, celle-ci, dans une grande sagesse, m’a conseillé de cesser de me faire du cinéma sur Internet et d’aller consulter un médecin dans une clinique de voyageurs plutôt que de tenter quelconque traitement proposé sur un quelconque forum, tel que de me frotter les plaies avec de la lime ou encore avec des graines de toasts. Étant le meilleur conseil que j’ai eu jusqu’à maintenant, tout de suite après “ne touche pas aux coraux de feu”, j’ai décidé de prendre rendez-vous mardi matin.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 10-01-2008
À 17:21
Commentaire(s) : 20