Joyeuses Fêtes!

C’est en cette magnifique et froide journée de solstice d’hiver que je vous fait mes adieux. On se reverra dans deux semaines, puisque d’ici là, mon agenda est chargé au millimètre près.

 

Ce matin, j’ai été extrêmement occupée à faire rigoler un non-voyant, tout en tentant une bonne action. Ce pauvre monsieur souhaitait se rendre au Mc Donald et tentait d’emprunter un chemin plutôt ardu. Lorsque je l’ai vu avec sa canne blanche escalader un banc de neige, mon instinct d’aidante naturelle s’est aussitôt éveillé et j’ai suis allée le secourir. Il a apprécié et ça m’a donné le sourire pour le reste de la journée.

 

Ce sourire est évidemment rendu plus que facile par le fait que mes vacances de deux semaines consécutives (un record depuis des lustres) s’amorcera dans quelques heures. J’ai pris congé de ma vie samedi et dimanche. Je m’enferme toute seule dans mon appartement et m’oblige à respirer par le nez. Je pourrai ensuite reprendre ma vie là où je l’aurai laissé quelques jours plus tard alors que mon amoureux et moi commencerons à fêter Noël dès le 23 décembre, juste tous les deux, avant d’amorcer le marathon des frères, des sœurs, des cousins, des cousines, des mononcles, des matantes, changez de côté vous vous êtes trompés!

 

Je serai par conséquent en non-état de présence blogosphérique pour les deux prochaines semaines, à moins, bien sûr, qu’il fasse une température de merde dans le sud durant mes vacances ET que je ne trouve rien de mieux à faire dans ma chambre d’hôtel avec le Dompteur. Vous devinez que pour un nouveau couple comme nous, cette situation ne risque pas de se produire… Nous adorons tous les deux jouer aux cartes.

 

See ya!

 

P.S. C’est finalement avec 12 livres de moins que je gagne haut la main le défi contre Nitram!

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 21-12-2007
À 12:23
Commentaire(s) : 7
 
 

L’heure est au bilan

Bien qu’il reste plus de 10 jours avant la fin de 2007, c’est en ce 19 décembre que je m’assois face à face avec moi-même et que je me donne les tapes dans le dos et les coups de pieds au cul requis. Il va sans dire qu’il peut se passer bien des choses en 10 journées mais comme je crois que les années se suivent mais ne se ressemblent pas, j’ose croire que je ne serai pas sacrée là un 23 décembre encore cette année. (Merci Mr Wings pour ce magnifique souvenir).

 

Cette dernière année en fut une somme toute assez profitable. Outre les incertitudes de début d’année, le tout s’est déroulé et terminé avec un bilan plus que positif. La campagne électorale m’a évidemment occupée une partie de l’année. D’un point de vue professionnel, j’ai eu un poste régulier et ai eu quelques occasions de me faire valoir.

 

Le 12 avril, mon filleul-joufflu vit le jour. Maudit chanceux, je suis sa marraine. Le printemps fut quant à lui quelque peu (trop) mouvementé. Trop de rencontres, trop d’alcool, trop d’étourdissements. En juin, je réalisais que j’étais foutrement bien célibataire. Le 1er juillet, je tombais en amour. Sacré vie qui nous réserve toujours d’étonnantes surprises.

 

Évidemment, les 6 mois qui ont suivi furent particulièrement colorés par cette rencontre. Les débuts de quelque chose ont ceci d’excitants qu’on ne sait jamais  où l’on met les pieds. Apprendre à découvrir quelqu’un. Réaliser qu’on a des tonnes de choses en commun. Trouver le bonheur dans une balade en patins à roues alignées. Enrichir l’amour d’une escapade dans le far-west américain. S’endormir l’un contre l’autre et réaliser qu’on a rêvé qu’à ça toute la journée.

 

Ce que l’amour a de plus extraordinaire à offrir, c’est qu’il accentue les moments de pur bonheur et adoucit les moments de tristesse.

 

En bref, 2007 fut marquée d’énormes vagues, telles celles du Pacifique dans lesquelles j’ai eu le bonheur de me jeter, faisant disparaître de ma vie d’importantes personnes (Mumu étant évidemment inclus dans ma définition de « personne »), mais faisant apparaître, comme par magie, un filleul-joufflu et un indomptable-dompteur.

 

Nous accueillerons 2008 les deux pieds dans le sable, fêtant du même coup nos 6 mois de fréquentation. Je souhaite pour la nouvelle année garder mes nouvelles habitudes de vie. Je souhaite la santé pour tous mes proches. Je souhaite approfondir encore davantage cet amour naissant. Je souhaite devenir propriétaire. Je souhaite un avancement professionnel. Je souhaite que la vie me fasse des surprises.

 

Je souhaite également que chacun d’entre vous réalise ses rêves.

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le 19-12-2007
À 12:55
Commentaire(s) : 11
 
 

Gaspard

Bonjour, je m’appelle Gaspard et j’ai 9 ans. Je suis un matou affectueux et quelque peu paresseux. J’adore dormir et me faire caresser en regardant la télé. Ma maîtresse quitte le pays pour le boulot et ne peut m’emmener avec elle. Je suis donc à la recherche d’un nouveau foyer où je pourrai dormir, paresser et donner de l’affection à ma guise.

 

L’Ex a pris sur ses épaules de me sauver la vie. Elle ne peut m’adopter mais serait très très triste que je finisse mes jours à la SPCA. Je suis opéré et n’utilise jamais mes griffes, je suis beaucoup trop fancy pour ça! Mes accessoires, tels que litière et bols me suivent, alors pas de souci!

 

Pour m’adopter, envoyer un courriel à lex@lexblonde.com ou laisser un commentaire ici! Merci!

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le 18-12-2007
À 10:48
Commentaire(s) : 9
 
 

Buvez pas su’a job

Malgré toute la bonne volonté qui m’habite depuis quelques mois et qui m’a non seulement fait perdre quelques kilos mais qui m’a également permis d’adopter un rythme de vie plus sain, il semblerait que la féerie du temps des fêtes et l’alcool à volonté aient encore raison de ma détermination sans trop de tracas. Non pas que je n’ais pas suffisamment de volonté pour contrer les tentations mais plutôt que mon acceptation d’un nouveau régime de vie était conditionnelle à l’autorisation de tricher de temps à autre, histoire d’agrémenter quelque peu le quotidien et disons-le, d’éviter de sombrer dans un état dépressif profond.

 

Il va sans dire que la période de l’année actuelle dont je n’ai pas besoin de faire état s’avère étrangement propice à certains écarts. Occupant un emploi où les dîners en compagnie de personnes dont on se fout éperdument mais dont le portefeuille nous anime particulièrement sont inscrits dans ma description de tâches, la plupart de ces personnes ont cru que les semaines précédant Noël constituaient l’occasion parfaite pour ce genre de mondanité.

 

Par exemple, hier midi, je devais aller tenir mon dos droit sur une chaise en buvant du vin blanc l’index en l’air et ricanant comme une blondasse-que-je-ne-suis-plus des blagues plus que douteuses de l’appât monétaire assis devant moi. Je suis non seulement particulièrement talentueuse pour avoir l’air de m’intéresser à une foule de sujets (lorsque requis), mais je suis également particulièrement douée pour descendre un nombre illimité de verres de vin sans jamais que mon comportement n’en soit affecté (lorsque requis). C’est ainsi que je suis rentrée (en taxi) au travail vers 15h30 hier après-midi, complètement ivre.

 

J’avais un souper planifié avec un ami, lequel souper j’ai dû remettre à un autre jour. J’ai, par le fait même, élaboré la théorie selon laquelle un party par jour constituait une limite raisonnable. J’ai donc fini la journée dans un centre commercial à magasiner à la vitesse de la lumière espérant dégriser un peu et profiter de l’occasion pour finaliser mes achats du temps des fêtes. Il ne faudrait pas trop s’en faire si à ce moment j’ai eu l’idée géniale d’offrir à mon filleul un biberon en forme de bouteille de Bailey’s. M’enfin, tout est fait. J’ai même procédé à l’opération emballage en revenant. L’avantage est que j’aurai moi-même une surprise lors du déballage, ne me souvenant plus de mes achats.

 

C’est rare que dans la même journée on a l’occasion de virer une brosse, dessoûler, et reprendre le train-train quotidien. Ça fait différent que de faire le train-train quotidien, se saouler et se réveiller magané. 

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 14-12-2007
À 15:28
Commentaire(s) : 5
 
 

Décompte

Lorsque j’étais fillette, il me semble que le mois de décembre était interminable. J’étais impatiente que mon père aille nous abattre un sapin de Noël (quoique anxieuse puisqu’ils étaient tous plus laids d’année en année). J’attendais le fameux soir du réveillon où mes parents nous envoyaient au lit vers 20h00 pour nous réveiller au retour de la messe de minuit. Fêter toute la nuit avec ma magnifique robe de nuit rose à froufrou en jouant à la barbie avec mes cousines. S’endormir sur le sofa de matante et me réveiller, toute emmitouflée dans la voiture, alors qu’il y fait environ -30 degrés. Se rendormir au chaud, complètement brûlée de tant de féerie.

 

Le lendemain matin, mes frères et moi étions debout au chant du coq pour aller voir ce que le Père Noël nous avait déposé dans nos bas, pendouillant sur le mur depuis des semaines. Cette tradition a perduré jusqu’à ce qu’un certain 25 décembre, un voisin ado vienne carrément jusque chez moi pour m’apprendre que le Père Noël n’existait pas, tout heureux d’anéantir mes rêves de petite fille. J’en ai eu pour des semaines à m’en remettre.

 

Voilà que maintenant que je suis une adulte complètement désillusionnée, que je dois travailler entre Noël et le jour de l’an à moins de puiser dans ma banque de précieuses vacances, que le festival des urgences est en branle, tous et chacun étant soucieux d’arriver à Noël en même temps que tout le monde et que je déteste à m’en confesser les centre commerciaux bondés, j’ai l’impression qu’il n’y a pas assez de jours au mois de décembre.

 

Le décompte :

 

8 jours de travail acharné avant mes vacances.

 

13 jours avant le réveillon.

 

2 semaines avant d’aller au Lac-St-Jean.

 

17 dodos avant de m’envoler vers le soleil.

 

128 heures ouvrables dans les centres commerciaux, dont 56 en dehors de mes heures de travail.

Catégorie : EXpériences, EXpress
Par L'ex
Le 11-12-2007
À 17:13
Commentaire(s) : 10
 
 

Inspire. Expire.

J’ai reçu mon nouveau jouet informatique vendredi. Forte de mes expériences passées, je me suis bien doutée que rien ne serait facile dans l’apprivoisement de la chose. Afin de me préparer mentalement à bien entraîner ma patience légendaire, j’ai questionné un ami sur les possibles dégâts. Je lui ai alors demandé comment devrais-je faire pour connecter mon nouvel ordinateur à Internet, ce à quoi il me répond : « Tu prends le fil d’Internet sur ton ancien ordinateur et tu le mets dans ton nouveau. »

 

 

Menteur. Malhonnête. Trompeur.

 

Dû à cet inacceptable mensonge, j’ai souffert d’un manque flagrant de préparation mentale à la souffrance provoquée par un outil technologique en non-état de fonctionnement.

 

L’expérience a dégénéré quand j’ai dû téléphoner mon fournisseur Internet et parler à un gentil mais incompétent commis au service technique. Outre l’écho dans le téléphone causé par le fait que son centre d’appel soit situé au Zimbabwe et la communication rendue difficile en raison de l’absence de langue commune, notons le fait que mon ami africain semblait n’avoir jamais vu d’ordinateur de sa vie.

 

Aussi menteur que mon ami, celui-ci m’a dit que nous allions raccrocher et qu’il allait me rappeler, ce qu’il n’a jamais fait. J’ai rappelé et suis tombée sur un autre commis au service technique, bête comme ses deux pieds mais compétent. Alors qu’il me questionnait sur des trucs technologiques en langue chinoise et s’impatientait du fait que je ne connaissais pas les réponses, j’ai dû hausser le ton et lui dire « Écoute, veux-tu bien prendre pour acquis que je connais fuck all de tout ce que tu me racontes et que si je t’appelles c’est que je ne sais pas comment faire? »

 

Je crois que c’est à ce moment qu’il a réalisé qu’il avait affaire à une ancienne blonde dont la blondeur bouille à l’intérieur du cerveau à défaut de pouvoir s’exprimer à l’extérieur. Il s’est mis à me parler un langage clair. « Fil jaune… bla bla bla, panneau de configuration… bla bla bla… fil bleu… », ce qui a finit par faire fonctionner mon Internet, quelques heures et plusieurs boutons d’urticaire plus tard. Il m’a également précisé, pour le bien de l’humanité, les étapes que je devrai franchir à chaque fois que je change d’ordinateur.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 10-12-2007
À 10:50
Commentaire(s) : 16
 
 

Le jour de la marmotte

Alors qu’il y a deux semaines je recevais l’une à la suite de l’autre deux factures de 700 dollars pour ma voiture et mes impôts, voici que je reçois cette semaine à nouveau deux factures, l’une pour mes essuie-glaces et l’autres (encore) pour mes impôts fédéraux. Par contre, cette fois-ci le montant est de 30 dollars  plutôt que de 700 dollars. Comme il y a manifestement un dieu quelque part qui me croit capable de chier de l’argent (parce que si un tel dieu existe, c’est décidemment lui qui me contraint à dépenser, moi je n’y suis pour rien), j’ai appliqué la maxime jamais deux sans trois et me suis procuré un ordinateur d’environ 700 dollars.

 

Si on suit un raisonnement parfaitement logique, il faut en venir à la conclusion que je dois, dans les prochains jours, dépenser 30 dollars pour quelque chose dont j’ai envie. C’est vraiment génial.

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 7-12-2007
À 15:24
Commentaire(s) : 9
 
 

Pourquoi?

Pourquoi est-ce que je m’entraîne les fesses à en avoir de la misère à marcher et que ce sont mes seins qui maigrissent?

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 6-12-2007
À 12:51
Commentaire(s) : 13
 
 

Vacances payées

Je sais que vous avez tous marre d’entendre parler de la magnifique bordée de neige que l’hiver nous a envoyé hier. Mais mon expérience à moi est évidemment complètement différente des vôtres et mérite certainement qu’on y passe quelques minutes.

 

Ayant payé une fortune en psychologues afin de comprendre que j’avais une certaine tendance à m’énerver pour des situations pour lesquelles je n’avais aucun pouvoir, j’ai pris l’habitude, dans ma nouvelle grande sagesse, de prendre les petites choses qui me mettent en tabarnac, avec plus de légèreté. Dans ma grande naïveté, j’ai même cru que les évènements malheureux se produiraient moins souvent si je ne les abordais pas d’emblée avec le feu au cul. Loin de se produire moins souvent, ces petites choses énervantes sont dorénavant prises avec un grain de sel. Parfois, c’est un osti de gros grain de sel, mais bon, la volonté y est tout de même.

 

C’est ainsi que dès mon premier coup d’œil par la fenêtre de ma cuisine hier matin, j’ai appuyé sur la fonction « bonne humeur forcée », sachant d’ores et déjà qu’il y avait de maudites bonnes chances que j’aie à exercer quelque activité que ce soit que je n’aime pas particulièrement et ce, plus d’une fois dans la journée. Il était par exemple tout à fait probable que ma voiture (Mimi pour les intimes) ne démarre pas. Il était bien entendu possible que celle-ci soit ensevelie sous une montagne de neige et que je n’arrive pas à la décoincer. Je devrais inévitablement déneiger ma voiture et avoir les pantalons mouillés jusqu’au genoux. Il y aurait sûrement du trafic sur les routes. J’aurais sans le moindre doute plus de mal qu’à l’habitude à me dénicher une place de stationnement. Mon tempérament était préparé à toutes ces éventualités.

 

Ma voiture a démarré. Elle s’est extirpée d’elle-même du banc de neige. J’ai déneigé le sourire aux lèvres en fredonnant des chansons de Noël. Mes pantalons n’étaient même pas mouillés puisque j’avais eu la brillante idée de mettre mes bottes par-dessus. Je me suis rendue sans misère à mon travail. J’ai déniché une place de stationnement de choix.

 

Ce matin, j’ai affronté cette journée d’après neige convaincue que j’avais dompté l’hiver. Dans ma poche espèce de grosse bibitte blanche qui pue! C’est exactement à ce moment que mon aura s’est modifié et que l’hiver s’en est pris à mon amie-ma-voiture et que mes essuie-glaces ont cesser de fonctionner, comme ça, sans raison apparente. (N’allez pas croire que je suis trop conne pour les avoir déneigés et m’être assurée qu’ils n’étaient pas complètement gelés avant de les démarrer.) La maîtresse de l’univers hivernal (moi, en l’occurrence) n’avait pas dit son dernier mot! Après avoir tenté de quand même prendre ma voiture pour aller au gym et d’avoir ainsi réalisé toute la valeur d’essuie-glaces en bon état de fonctionnement, j’ai décidé de lâcher prise et de laisser celle-ci près de la maison et de prendre le métro. Fière de ma décision, j’ai pénétré tout sourire dans les bas fonds de la ville.

 

« Fi dou da! En raison d’un dégagement de fumée, nous sommes obligés d’interrompre le service sur la ligne verte entre chez vous et votre travail »

 

J’ai alors entonné de jolis cantiques de Noël, assurée que j’avais vraiment tout fait en mon pouvoir pour arriver à l’heure, mais que malgré cela, la vie m’avait accordé deux heures de répit à attendre le métro. (Ça aurait franchement été plus agréable avec mon tant espéré Ipod Shuffle rouge ou argent mais enfin…)

 

Osti que chu zen hein?

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 4-12-2007
À 15:22
Commentaire(s) : 10