Vers de sac vert

Malgré que je risque de susciter la controverse avec mon sujet du jour, je me lance néanmoins directement dans la gueule du loup, le sourire au lèvres. Au diable l’égalité entre les hommes et les femmes, nos deux sexes sont fondamentalement différents à plusieurs niveaux et ce serait une grave erreur de ne pas reconnaître que les hommes sont meilleurs sur plusieurs plans.

 

J’ai déjà suffisamment insulté la supériorité masculine en installant moi-même mes rideaux ou encore en déménageant toute seule avec ma mère un mastodonte de bureau. Ce n’est pas tout, je vais moi-même chez le mécanicien et m’en sors toujours (je touche du bois à l’instant) avec des factures ridicules. Qui plus est, je me suis même procuré une prothèse de pénis, tenez-vous bien, dans l’objectif de faire pipi debout! Les hommes sont déclassés dans l’art d’uriner à la verticale, ce petit bijou (pas cher pas cher, disponible à la Cordée) permet aux femmes de le faire, sans aucune éclaboussure!

 

Mon objectif n’est pas de vous vendre cette chose, quoique très utile pour le camping et le sport, mais bien de vous démontrer que j’ai poussé le bouchon un peu trop loin dans le développement de ma masculinité.

 

Là où j’ai lamentablement échoué, c’est dans la gestion des ordures. Le camion de vidanges recueille les détritus deux fois par semaine mais par un malheureux hasard, ça ne tombe jamais la journée où j’y pense. De plus, étant une wannabe environnementaliste, non seulement je minimise mes déchets mais j’ai également tenté, à tort, vous le saurez bien assez vite, d’utiliser le moins de gros sacs à ordures possible en les remplissant à ras bord.

 

L’équation est simple. Pas beaucoup de vidanges + sacs remplis à craquer = ordures gisant sur mon balcon en pleine canicule trop longtemps. Par un beau soir d’été, mon cerveau est sorti de sa léthargie quelques minutes, juste le temps nécessaire pour réaliser que les supers mecs ramasseurs d’ordures allaient venir exhiber leurs jolis torses dans ma rue dès le lendemain matin. Il faisait noir comme dans le cul d’un ours, pour reprendre une expression consacrée et je ne voyais (heureusement) pas dans la poubelle sur mon balcon arrière. J’y ai pris le sac qui y reposait et l’ai fait traversé mon appartement pour le déposer dans la rue, à l’avant. De retour sur le balcon arrière, j’ai aperçu une colonie de vers blancs se tortillant allègrement à l’intérieur de ma poubelle. Laissant ainsi s’échapper de moi le peu de masculinité que j’ai pu acquérir au cours de mes années de célibat, j’ai lâché le couvercle en même tant qu’une série de courts cris stridents.

 

J’ai immédiatement appelé le Dompteur pour lui raconter à quel point j’étais une malpropre et que des vers blancs gisaient sur mon balcon et possiblement dans mon appartement. Sur un ton rassurant, celui-ci me dit : « laisse tout ça là, je m’en occupe demain »

 

Lorsque vint le temps de disposer de la poubelle contaminée, au diable l’environnement, je souhaitais que cette chose disparaisse à tout jamais de ma vue. Tentez de mettre une poubelle à la poubelle, vous ne vous en sortirez jamais, elle restera sur le trottoir ad vitam æternam. C’est ainsi qu’un de mes voisins a gagné un concours ce soir là et s’est mérité une super poubelle en plastique gratis!

 

P.S. Christian, je sais que j’ai utilisé beaucoup de synonymes et de tournures de phrases trop compliquées pour la banalité de l’histoire, mais je trouvais que la première version manquait légèrement de saveur :

J’ai laissé mes poubelles dehors sa galerie trop longtemps pis les vers blancs ont pogné d’dans. C’tait dégueulasse.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 28-09-2007
À 10:26
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Cueillir les sens

L’automne s’exprime dans toutes ses couleurs et ses odeurs. Le vent frais caresse ma peau, laissée à découvert par une tenue estivale. Mes jambes et mes bras repoussent le moment de se réfugier sous des mètres de tissus épais. Mes seins sont durcis par l’air automnal, lequel titille au passage mon sexe nu, sous une courte jupe. Sans grand intérêt, je cueille quelques pommes ici et là. Je l’observe du coin de l’œil, alors qu’il est affairé à récolter ces précieux fruits. Je m’assois dans l’herbe mal coupée pour mieux admirer ses fesses qui s’offrent à mes yeux du haut de l’échelle. Je me caresse doucement en attendant qu’il ose me faire goûter à la pomme interdite.

 

Cachés entre deux pommiers, j’ouvre avec empressement l’attirail qui m’éloigne du fruit défendu. Je l’atteins et le caresse avec douceur et volonté. Ma bouche s’en empare et tous mes sens prennent possession de mon corps qui tremble de désir. Je déguste lentement ce fruit bien mûr et bien ferme en y laissant glisser ma langue, mes lèvres puis ma main, tour à tour. Au loin, des cueilleurs se font entendre mais ma détermination à dévorer cette pomme, belle et juteuse, ne peut attendre.

 

Je vois ses yeux, un peu perdus, observant mes langoureux mouvements de va-et-vient et je sens ses doigts errer dans mes cheveux. Mes yeux admirent les siens et son sexe parfait, mon nez jouit de sentir son odeur toujours délicieuse alors que mes oreilles s’excitent au son de ses gémissements. Ma bouche savoure cette pomme qui éclabousse vigoureusement son jus sur mes papilles pendant que sa main m’empoigne vigoureusement les cheveux, abandonnant ainsi tout son désir sur mon cuir chevelu.

Catégorie : EXcitation, EXtase
Par L'ex
Le 27-09-2007
À 12:05
Commentaire(s) : 16
 
 

Rater le train

Souvent, la danse de mes doigts sur le clavier forme de drôles d’histoires. Tantôt ma voiture s’anime et devient à mes yeux un animal de compagnie, tantôt mon chat discute et devient quant à lui plus humain que félin.

 

Parfois, comme aujourd’hui, mes doigts dansent sur une musique qui respire l’amertume. Beaucoup de sommeil mais peu de repos, mon corps et mon cœur s’essoufflent de pourchasser ce qui apparaît de plus en plus inatteignable. Je cours, avec mes petites jambes, derrière un train qui file à vive allure. Si j’ai de la chance, peut-être rebroussera-t-il chemin? Ou peut-être ralentira-t-il, pour me laisser l’atteindre?

 

J’ignore si mes jambes doivent cesser de galoper mais je les sens à bout de souffle. Assise au fond de la gare, mes yeux remplis de larmes observent s’éloigner ce train que je croyais le mien. Celui qui allait m’emmener là où je rêvais d’aller.

Catégorie : EXtériorisation, EXtase
Par L'ex
Le 26-09-2007
À 10:40
Commentaire(s) : 9
 
 

Aujourd’hui, durant deux secondes, mon ancienne vie m’a manquée. Celle où je faisais ce que je voulais quand je voulais et que la terre entière n’en avait que faire. Deux secondes. Est-ce que l’amour triomphe toujours? Je n’en sais plus rien…

Catégorie : EXistentialisme
Par L'ex
Le 25-09-2007
À 16:30
Commentaire(s) : 7
 
 

Analyse

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Christian est un incorruptible. J’ai tenté par tous les moyens de le soudoyer. Je lui ai offert argent, chocolat et faveurs sexuelles pour éviter de passer au bat, rien n’y fit. Je regrette soudainement tout mon pouvoir d’attraction qui a pourtant si bien fonctionné avec le Voyou. La chair n’est pas si faible.

 

Je ne commenterai pas son analyse, je pense qu’il a sa propre perception des choses. Je me contenterai de dire qu’il omet de prendre en considération, dans ses analyses, l’objectif souhaité par l’auteur d’un blogue, ce qui me semble un point capital. Dans ma tête, les mots font de la musique et je m’efforce d’apprendre de nouvelles notes et de nouveaux accords dès que l’occasion se présente. D’ailleurs, la pute virtuelle en moi ne peut soudainement se retenir de souligner que la plume de Christian sonne elle-même plutôt bien.

 

Aujourd’hui, je ferai une Geneviève Jeanson de moi et serai obligée de tout vous avouer. Christian m’a piégée. Je suis une tricheuse, une menteuse. Ma vie étant de toute évidence sans intérêt, je me mets à genoux devant vous et vous supplie de me pardonner : je romance mes écrits. Je n’ai pas uriné dans mes sous-vêtements. Oh mon dieu, je l’ai dit.

 

Mais je vous jure, j’y étais presque. Mais j’ai réussi à me retenir juste à temps et c’est à ce moment (entendez-vous bien mon ton repentant?), assise confortablement sur le bol de toilette, que j’ai eu cette idée de billet. Je suis un escroc, une criminelle. Lapidez-moi, je mérite les pires sévices, je suis une adultérine.

 

Par contre, tapons sur les doigts de Christian, le maître des blogues, il n’est pas attentif en classe. Tututut! Si vous aviez porté toute l’attention requise à mon aventure de régurgitation, vous auriez vu que j’ai vomi sur la portière de la voiture du Dompteur, pas d’un taxi. Bon. Voilà. Bien que cette histoire soit véridique, mon honneur ne s’en porterait que mieux si vous pensiez le contraire, alors libre à vous. Vous pouvez aussi penser que je mesure 5 pieds 8, que je pèse 110 lbs, que je suis vierge et que ne pète jamais.

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le
À 10:23
Commentaire(s) : 18
 
 

Appellation non contrôlée

Depuis que j’ai pris connaissance du reportage de la désormais célèbre Brigitte McCann la semaine dernière sur les cyber pédophiles, je grince un peu des dents sur l’appellation de ces prédateurs.

 

Tout d’abord, permettez moi de préciser que je considère que ces hommes sont des criminels qui méritent d’être punis. Mais. Il y a un mais.

 

Ce ne sont pas des pédophiles.

 

Définition de pédophile selon le Petit Robert : « Qui ressent une attirance sexuelle pour les enfants »

 

Les filles de 12 ans sont physiquement des femmes. Elles ont leurs menstruations, elles ont des hanches, des seins. Elles se maquillent, s’habillent comme des femmes et commencent à regarder les garçons. C’est normal.

 

Un homme de 25 ans qui cherche à rencontrer des filles de 12 ans, ce n’est certainement pas normal. Ce peut être un maniaque sexuel, un moron, un criminel, un connard, un fou. Mais pas un pédophile.

 

À mon sens, ce n’est probablement qu’un homme qui souffre de rejet, étant incapable de plaire aux femmes de son âge et ayant par le fait même développé un problème d’estime personnel. Il faut agir, j’en conviens. Mais crier au pédophile pour une situation qui n’en commande pas tant, ça ne permet pas d’attaquer le bon problème avec les bons moyens.

 

Tout ceci n’est finalement qu’une bonne nouvelle, soyez-en assurés. Parce que pour modifier l’attirance sexuelle de quelqu’un, je vous souhaite bonne chance. Mais pour redonner confiance en lui à un pauvre type ayant mangé des coups de boîtes à lunch à l’école primaire, il faut avoir la foi, mais c’est possible.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 24-09-2007
À 15:39
Commentaire(s) : 11
 
 

Instinct pas paternel

Étant la fière descendante de mon père, j’ai hérité de plusieurs caractéristiques, souvent les plus inusitées, de mon paternel. C’est ainsi que je fais partie de l’élite sportive mondiale et que j’arrive à faire bouger mes oreilles. J’ai également hérité de mon père ce besoin incessant de sortir et de me tenir occupée. Ma sociabilité, mes yeux verts, ma forte poitrine (bon, peut-être pas de lui directement, mais ça ne vient pas de ma mère, ça c’est certain) et une multitude d’autres signes distinctifs qui font que je suis cette personne exceptionnellement modeste, proviennent également du premier homme de ma vie.

 

Évidemment, étant aussi humaine que la plupart d’entre vous, je suis née avec peu de capacités cognitives, bien que celles-ci se soient développées d’une façon incroyable jusqu’à maintenant. N’ayant donc pu réaliser à l’époque de ma conception l’importance de ne prendre que les qualités des deux parents afin de devenir un être parfait, ma fécondation a connu quelques ratés et c’est ainsi que j’ai développé une nullité absolue en technologie, à l’instar de mon père.

 

Il y a de cela quelques années, Bell rendait disponible la boîte vocale qui allait révolutionner le monde de mon père, celui-ci étant devenu beaucoup trop confortable avec le répondeur. Ma mère m’avait alors demandé d’enregistrer le message d’accueil de la famille, ce que j’avais évidemment fait avec beaucoup d’entrain, étant d’ores et déjà prédestinée à une grande carrière oratoire. Les mois ont passé. Les années également. J’ai vieillit d’environ 15 ans depuis mais le message d’accueil chez mes parents n’a jamais été modifié. Et mon père a toujours cru que la « fille » qui dictait le message d’accueil chez lui était une employée de Bell Canada.

 

Il a quelques temps, j’étais en visite chez mes parents et ma mère, voulant noter les messages laissés sur la boîte vocale, a composé le numéro de par le main libre et  le message d’accueil s’est fait entendre. Mon père s’est exprimé, du plus profond de son cœur, avec une conviction telle qu’il aurait pu en changer le monde : « A m’énarve tellement elle!!! »

 

Bien que mon père m’assure depuis ce temps que ça ne l’énerve plus depuis qu’il sait que c’est moi, j’ai tout de même compris cette journée-là les limites de l’instinct paternel.

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le
À 10:53
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Câlisse

Point.

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le 21-09-2007
À 12:40
Commentaire(s) : 12
 
 

Touche du bois

J’ai manifestement omis de toucher du bois la semaine dernière lorsque j’affirmais que mes épisodes « vomistiques »  se faisaient de plus en plus rares. J’ignorais jusqu’alors que rareté était indirectement proportionnelle avec gravité.

 

Ceci étant, Patate, dans l’objectif avoué de visuellement profiter d’une chamaillade de filles se tirant les cheveux à qui mieux mieux, a tenté de créer un esprit de compétition entre son amie Tilou et moi-même. Vendredi passé, Tilou et moi avions rendez-vous dans l’arène histoire de voir qui est la plus puissante de l’univers de Patate.

 

Notre joyeux luron ayant visiblement plus de talent que moi dans le choix de ses amis, la seule fois où j’ai osé lui présenter quelqu’un ayant viré au désastre, il n’y eu ni bagarre, ni cris, ni pleurs. Fait connu, il appert que ma vie ne peut se résumer à un long fleuve tranquille, il fallait nécessairement que mon corps, cette chose ingrate qui ne m’obéit jamais, me fausse compagnie et fasse n’importe quoi sans mon consentement.

 

Comme les pourtant-si-peu-nombreux-verres que j’ai ingérés ont vite fait de tous se loger tout près de la cellule généralement employée pour la coordination des mouvements, la guerre s’est vite déclarée entre ma chaise et moi, cherchant à savoir laquelle des deux allait terminer sa course étalée de tout son long sur le plancher collant du Cheval blanc. Nous avons finalement perdu toutes les deux.

 

Créant ainsi une tradition, le Dompteur est venu une fois de plus récupérer les restants de mon moi-même, hoquetant et chancelant. Sur le chemin du retour,  le trafic se faisait insistant sur René-Lévesque en cette nuit pluvieuse (remarquez bien cette phrase romantique, parce que la suite n’a rien de poétique). Grand mal m’en fasse, j’ai eu la très mauvaise idée d’incliner le siège vers l’arrière, ce qui me donna tout à coup la nausée. Je n’ai eu d’autre choix que d’ouvrir la fenêtre et de vomir, la tête sous la pluie, devant les dizaines d’automobilistes n’ayant rien de mieux à faire que de m’observer en attendant que le trafic se disperse.

 

Ça aurait l’air que ça ne sentait pas full bon, le lendemain, cette chose toute étendue sur la porte du côté passager. Ha bon.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 20-09-2007
À 10:44
Commentaire(s) : 12
 
 

Rush

L’ex gisant actuellement dans un jus de caca mou puant en raison d’un deadline trop rapproché, ses yeux s’exortant de leur orbite en raison de l’abus de substances caféïnées, elle vous soumet respectueusement qu’elle occupe tout son précieux temps à rédiger des affaires plates plutôt que des histoires cocasses et ce, dans l’unique but de… de… faut bien travailler non?

 

Merci à tous de me faire parvenir vos fleurs et vos cartes d’encouragement à l’adresse habituelle et merci au Dompteur de m’apporter support et poulet St-Hubert durant cette période de rush.

 

L’ex, sur un high de café.

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 19-09-2007
À 10:04
Commentaire(s) : 10