Leçon conjugale #2

M’étant attribuée unilatéralement (faut faire sa place, dans la vie) le poste hautement spécialisé de conseillère matrimoniale blogosphérique, j’ai d’autres précieux conseils dont je souhaite vous faire part.

 

Bien entendu, toutes ces recommandations d’une valeur inestimable ne sont que suggestives et l’auteure ne saurait être tenue responsable en cas d’échec. Déjà que je prends plus que ma part du blâme dans mes échecs amoureux, je ne vais pas commencer à prendre les vôtres, il y a des maudites limites.

 

La plupart des  couples normalement constitués devraient au moins une fois dans leur vie (parfois, c’est au moins une fois par semaine, dans ces cas, il y a des solutions plus drastiques, on y reviendra dans une prochaine leçon) s’obstiner farouchement sur des peccadilles.

 

Si un membre du duo (ou du trio, vous faites bien ce que vous voulez chez vous)  semble être plus facilement enclin à s’affoler (et qu’il l’admet, dans le cas contraire, on y reviendra à la leçon #451), l’autre devrait être calme pour les deux. C’est simple non?

 

Prenons un exemple tout à fait fictif. Le Dompteur et moi. Disons que dans le couple, c’est moi qui suis la personne la plus soupe-au-lait (c’est très fictif, je vous rappelle). Le Dompteur me dit que nous devons partir, demain matin à une telle heure pour rejoindre des gens qui nous attendent à un endroit indéterminé. Usant de talents insoupçonnés en calcul mental, j’en conclus que nous attendrons dans la voiture à ne rien faire au moins une demi-heure sans trop savoir où, ce que ma patience ne saurait tolérer. J’exprime mon désaccord et j’exige des plans précis, mes yeux s’expulsant tranquillement de leur orbite et le volume de ma voix s’approchant dangereusement d’un niveau interdit par le règlement de la ville de Montréal.

 

Bon. Suivant cet exemple fictif, le sujet mâle de l’expérience n’aurait qu’à dire : « Oui, chérie, tu as tout à fait raison. On fait comme tu veux. » Voyez comme c’est simple l’harmonie conjugale?

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le 31-08-2007
À 13:42
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Le conseil du jour

Puisque la blogosphère regorge d’une variété indescriptible de célibataires de tous âges, tous sexes, toutes orientations sexuelles et tout autre descriptif prévu à la charte des droits et libertés, je me permettrai de mettre au service du peuple mon expérience de désormais ex-célibataire. Sans aucune prétention, il va sans dire. Je n’oserais jamais affirmer que j’ai un quelconque talent en vie conjugale ni même en célibat réussi. Mais bon, l’expérience, ça ne s’achète pas, ça s’acquiert. (Merci papa pour cette superbe citation qui m’a donc écoeurée.)

 

Que tous les célibataires qui se plaignent constamment qu’ils leur manquent quelque chose dans la vie et qui s’apitoient sur leur horrible sort progressent dans cette voie. Amen.

 

Si vous êtes trop heureux célibataire, que vous en profitez le plus intensément possible et que vous avez le sentiment intérieur d’avoir une vie palpitante, cessez cela immédiatement, sans autre avis ni délai. C’est mauvais pour vous, et surtout, pour votre future vie de couple.

 

Si vous n’écoutez pas ce valeureux conseil, lorsque vous aurez, comme moi, trouvé une personne formidable, drôle (pas toujours), gentille, attentionnée, indépendante, mais pas trop, vous aurez de mauvais réflexes de célibataires endurcis. Dawn you!

 

Vous ne saurez vous retenir d’exhiber votre plus beau sourire et de faire étinceler vos magnifiques yeux devant un mignon garçon se baladant en Westfalia vert lime. En vieille matante finie que vous êtes, vous chuchoterez des obscénités à des enfants de 18 ans en rotant et hoquetant. Par réflexe, vous demanderez encore « est-ce qu’il va y avoir des beaux gars? » lorsqu’on vous invite à une soirée. Votre regard de femme fatale ou d’homme viril sera tellement ancré en vous que vous serez obligé de regarder par terre à chaque fois que vous croiserez une jolie personne du sexe opposé et/ou du même sexe, c’est selon. Tout cela, contre votre propre volonté. Votre vie deviendra un enfer.

 

Bien entendu, ce n’est pas mon cas. Moi, je suis une parfaite concubine s’agenouillant devant l’homme élu le remerciant de m’accorder autant d’amour et d’attention. Je dis ça juste pour vous aider, bien sûr.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 30-08-2007
À 09:36
Commentaire(s) : 13
 
 

Compliment par la base

Si vieillir laisse parfois des traces inélégantes sur le corps

 

Si vieillir rend les lendemains, que dis-je, les semaines suivant une fête un peu trop arrosée d’un pénible indescriptible

 

Si vieillir nous impose des responsabilités qu’on n’osait même pas imaginer il y a de cela quelques années

 

Si vieillir chasse nos illusions

 

Vieillir propose plus de maturité, plus de raison, plus de conscience et dans mon cas, définitivement plus de bonheur.

 

Je n’aurais jamais osé dire cela dans le passé, mais aujourd’hui, je savoure intensément l’adversité et je réalise toute la valeur de ma personne. N’est-ce pas une excellente nouvelle ça?

Catégorie : EXcellente nouvelle Patate
Par L'ex
Le 29-08-2007
À 09:28
Commentaire(s) : 23
 
 

Hoquet et ronflements

Bien que je n’ais pratiqué aucune activité physique en dehors du sexe et de la levée du coude durant la dernière fin de semaine, celle-ci en fut une drainant l’énergie à souhait. Après avoir reçu une tonne de briques en pleine face samedi après-midi, une (ex) amie m’annonçant par courriel que je ne cadrais plus dans ses plans, Patate m’a accueilli au Cheval blanc avec des shooters de vodka-lime-pas-de-jus-de-lime, des pintes de blanche et d’autres shooters gin-pamplemousse. Tout ceci a créé une synergie hors du commun avec la bière et le vin ingurgités plus tôt à la maison.

 

J’étais dans un état alcoolémique que je n’avais pas atteint depuis des mois et j’avais grandement besoin de support physique pour traîner mon lourd corps d’un endroit à l’autre. Le Dompteur devait nous rejoindre un peu plus tard, à une heure où j’étais déjà quasi-comateuse. Après avoir dit quelques obscénités à un serveur de 18 ans visiblement perturbé par autant de spontanéité, je me suis sagement assise, hoquetant aux trois secondes, en attendant que mon amoureux vienne récupérer mes restants.

 

Patate, déçu de constater par lui-même que ma tolérance à l’alcool ne rend pas justice à mes origines paraissait inquiet de me présenter au Dompteur dans cet état.

 

« Sois il va te trouver très drôle, soit tu vas lui tomber sur les nerfs. »

 

Manifestement, j’ai passé le test de la saoulonne, le Dompteur me trouvait drôle et adorable malgré mon insistant hoquet et mes intenses ronflements. Ça doit être ça, l’amour.

Catégorie : EXpériences, EXtase
Par L'ex
Le 28-08-2007
À 10:49
Commentaire(s) : 8
 
 

Une envie qui passe

Suis-je la seule digne représentante de la gente féminine à ne pas apprécier les préliminaires qui s’allooooooongent? Veuillez noter ici que cette question m’est apparue comme par magie alors que j’étais affairée sur un dossier fort important et que ça n’a rien à voir avec les performances du Dompteur. Voyez, le fait qu’il lise ses pages n’a aucun impact sur les sujets que j’aborde, mais le préambule s’en trouve légèrement allongé.

 

Évidemment, j’adore me faire caresser, c’est plutôt utile pour faire monter le désir lorsque je suis en train d’écouter une partie de hockey, de lire un jugement de la Cour d’appel ou encore lorsque je suis dans les bras de Morphée. Mais quand le désir est bien là, je veux jouir.

 

Contrairement à l’effet visé par les longs préliminaires, ceux-ci font plutôt en sorte qu’à un certain moment, je n’ai plus envie de baiser. Ok, c’est passé, merci, on se reprendra.

 

Sur cette question existentielle, je m’en retourne à mes importants dossiers. Ciao!

Catégorie : EXcitation, EXpress
Par L'ex
Le 24-08-2007
À 15:16
Commentaire(s) : 16
 
 

Aux grands maux les grands remèdes

Ce qui m’a toujours fasciné dans le système judiciaire canadien, c’est la magistrature. Le large pouvoir des juges d’invalider des articles de loi néanmoins adoptés par des gens élus. Élus par le peuple. L’herbe n’est pas plus verte de l’autre côté de l’océan. Les juges français ont l’avantage de ne pas avoir à justifier leur décision. C’est comme ça, c’est tout. Difficile de remettre en question une décision judiciaire sans en connaître les fondements.

 

J’ai appris hier, comme vous tous, que la Cour d’appel du Québec, composée de juges nommés par le Gouvernement fédéral, avait rendu une décision invalidant une disposition de la Charte de la langue française, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2002.

 

Cet article avait été ajouté afin de réagir à un stratagème mis au jour permettant à des enfants autrement inadmissibles à l’éducation en anglais au Québec d’y accéder. C’est une façon de détourner la loi, tout le monde l’admet. Il s’agit désormais de s’inscrire un an dans une école privée non subventionnée, de payer 10 000$ pour la première année du primaire et le droit d’envoyer tous ces enfants de même que tous leurs descendants sera dorénavant acquis et ce, aux frais de la province.

 

Il m’apparaît évident que le législateur québécois n’a pas voulu créer un tel monstre et permettre à certains individus bien nantis de détourner la loi. Trois juges ont siégé. Trois décisions ont été rendues.

 

Le juge Lorne Giroux, dissident, affirme que la disposition empêchant ce détournement n’est pas invalide. Pour la militante convaincue que je suis, j’avoue que ses arguments sont sexy. Mais j’ai plutôt été convaincue par les motifs du juge Pierre J. Dalphond, invalidant la disposition adoptée en 2002.

 

« La protection du fait français au Québec est un objectif sérieux, réel, vu le contexte géographique et historique du Québec, qui peut justifier des atteintes raisonnables à certaines libertés, par exemple, une restriction à la liberté d’expression en matière d’affichage commercial »

 

Le juge Dalphond approuve l’objectif du législateur de mettre un frein au tremplin facile pour accéder à l’instruction publique en anglais. Mais pas le moyen, qu’il ne considère pas raisonnable ou proportionnel à l’objectif.

 

« Le parlement du Québec devrait s’attaquer au problème réel du tremplin en réglementant l’accès aux écoles privées non subventionnées (par exemple, nécessité d’un certificat d’admissibilité  pour celles qui dispensent l’enseignement en anglais …) »

 

Rendre la Charte de la langue française applicable aux écoles non subventionnées permettrait non seulement de rencontrer l’objectif visé par la loi, soit la protection du français mais éviterait également que des gens plus riches puissent contourner cette loi et envoyer leurs enfants dans une école anglophone privée non subventionnée, que ce soit pour une seule année ou à plus long terme.

 

Je vois dans cette décision de la Cour d’appel une invitation à prendre le problème à la source davantage qu’une approbation au contournement de la loi. Plutôt que de demander à la Cour suprême de renverser la décision, l’Assemblée nationale devrait quant à moi prendre les rennes et légiférer l’accès aux écoles privées non subventionnées. Aux grands maux les grands remèdes.

Catégorie : EXtériorisation
Par L'ex
Le 23-08-2007
À 11:21
Commentaire(s) : 12
 
 

J’ai hâte de te revoir

Excitée comme à une première journée d’école, j’ai découvert l’univers Facebook il y a quelques semaines. Bien déterminée à retrouver des amis de l’une de mes anciennes vies, j’ai passé des heures et des heures, seule chez moi, à chercher des amis du secondaire. Facebook ne s’étant manifestement pas rendu jusqu’au Lac-St-Jean, mes démarches furent infructueuses. J’ai, par contre, été retrouvée par des collègues de travail d’une autre ancienne vie, vie que je me tâche d’oublier depuis mon départ de cet emploi il y a trois ans. Mes sentiments oscillaient entre la joie de retrouver les rares personnes qui furent mon bonheur durant ces années et le malaise de revivre cette mauvaise période.

 

Il y avait une des mes anciennes collègues avec qui je m’entendais plutôt bien et avec laquelle j’ai fait brûler les planches des pistes de danse de Crescent, endroit où j’ai exercé, avec beaucoup de succès d’ailleurs, mes talents de dragueuse, en anglais, s’il vous plaît.

 

Tout ceci pour dire que par l’entremise d’un autre et d’un autre, j’ai vu, sur une fiche Facebook cette fille que je n’avais jamais revu suite à mon départ en 2004. En bonne personne qui se cherche des amis, je lui envoie un message des plus inoffensif du genre « Quoi de neuf, que deviens-tu? ». Quelques semaines ont passé et je n’avais pas de ses nouvelles, chose que je trouve tout à fait normale, ne retournant moi-même à peu près jamais mes messages ou mes appels. Si tu tiens à me parler, relance-moi, harcèle-moi ou envoie moi un télégramme chanté par un clown.

 

Hier soir, quelle surprise de voir que cette fille m’a répondu:

 

« Salut! Ça va super bien et toi? Il ne se passe pas grand-chose de nouveau sauf que je trouve ça pas mal dur depuis ma promotion du début de l’été au 5e étage. Je m’ennuie de vous autres pas mal. Ça l’air que ça a pas mal changé en bas. En tout cas, j’ai hâte de vous revoir. »

 

J’étais… comment dirais-je…flabergastée que cette fille ne se soit jamais rendue compte que je ne travaillais plus avec elle… depuis 3 ans! Ça me fait réaliser la relative importance de ma petite personne.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 22-08-2007
À 10:06
Commentaire(s) : 15
 
 

Bonne nouvelle… et plus encore!

Fin de saison estivale morose, le temps froid me déprime. Armée de mon plus grand positivisme, je vous promets un automne hot et endiablé. Complètement atterrée par l’herbe à poux, je me surprends presque à rêver d’une première neige de novembre (science-fiction me direz-vous!), d’un samedi tranquille où mon unique préoccupation serait de regarder en rafale mes films préférés et de prendre quelques pauses pour faire l’amour. Doux novembre…

 

En place et lieu de ce romantique scénario, mes allergies et moi croulons sous le travail, entre deux éternuements et une congestion nasale. Avantage non négligeable, j’adore prendre des médicaments, vice que je ne m’accorde évidemment jamais en dehors de symptômes apparents. Je me retiens à deux mains pour résister à l’envie de me taper le restant des calmants de l’épisode des dents de sagesse d’avril dernier. Je me lance ainsi à bras ouverts dans les Réactine et les Sudafed, avec des résultats mitigés en ce qui a trait aux symptômes d’allergies mais un hamster qui coure à une vitesse fulgurante. Ce n’est pas un hasard si les athlètes ne peuvent prendre de décongestionnant.

 

Que pourrait être la Bonne nouvelle patate cette semaine? Ce ne pourrait certainement pas être le fait que j’ais reçu une autre lettre de Rogers hier… Ce ne pourrait pas non plus être le fait que j’ais fait une séance de shopping samedi et que je n’ai RIEN déniché… Ce ne pourrait pas non plus être le fait que Mumu ait vomi partout hier soir suite à une fugue herbiale dimanche… Non plus que je retrouve plein de gens que je n’ai pas envie de retrouver sur Facebook (quelle invention à la con ce truc!). Que vous raconter sans tomber dans le porn et vous révéler que mon extase a atteint des niveaux inégalés hier?… (Bien que cette information soit complètement véridique, ceci était une gageure – J’ai gagné, tu me dois une bière Patate)

 

Aujourd’hui, c’est la fête de ma meilleure amie. Je vous invite à tous aller lui souhaiter un joyeux anniversaire, histoire de m’aider à me faire pardonner mon absence. Cette fille est tout simplement géniale. Elle a une personnalité attachante, enjouée et généreuse. Nos deux personnalités de lionnes nous ont fait acquérir, depuis bientôt 10 ans, une amitié riche et sincère. Malgré la distance, je suis convaincue que cette amitié vaincra et que nous pourrons toujours compter l’une sur l’autre.

 

Je pense beaucoup à toi Joëlle. Tu me manques énormément et j’espère que tu sais que je soulèverais mer et monde pour ton bonheur. Y a mon chez-moi, y a mon oreille, y a mon épaule et bien plus encore. Bonne fête peanut!

Catégorie : EXcellente nouvelle Patate, EXquis amis
Par L'ex
Le 21-08-2007
À 09:59
Commentaire(s) : 12
 
 

Et ce n’est pas fini…

Une fille est obsédée ou elle ne l’est pas. Je ne vis que pour Rogers ces jours-ci. Comme lui et moi nous nous quittons définitivement le 1er septembre, il va de soi que l’on tente de profiter le plus intensément possible de nos derniers moments ensemble…

 

J’étais tranquillement assise dans la salle d’attente de mon esthéticienne, à quelques minutes de la torture suprême et j’ai soudainement eu l’envie folle de téléphoner au Dompteur, histoire de lui raconter tout ce que mon corps dépoilé aura envie de subir suite à mon rendez-vous…

 

«Votre appel a été transféré au service de téléphonie de Rogers communications. Votre service a été interrompu puisque votre compte est en souffrance… »

 

C’est précisément à ce moment que la boucane s’est mise à s’extirper d’elle-même de mes oreilles, que j’ai vu noir et que j’ai halluciné Véronique en train de me dire, sur un ton mesquin « Te l’avais dit euhhhh! »

 

Mardi, j’ai passé près de deux heures au téléphone avec le Bangladesh pour « régler » mon problème. J’ai payé au guichet tout ce qui était « dû » à Rogers, y compris les frais de retard et autre frais administratifs que je considère ne pas avoir à payer en raison de leur incompétence et de leur débilité profonde. Mercredi, on coupe ma ligne téléphonique. J’ai rapidement fait remettre ma ligne en fonction, mais par manque de temps, j’ai abandonné l’idée de me battre contre eux. Ce matin, par je ne sais trop quelle pulsion masochiste, j’ai décidé de les rappeler, étant convaincue que je subissais presque de l’harcèlement de leur part et que je devais obtenir réparation.

 

Moi: « Je vous ai dit mardi que je payais par guichet automatique. Vous attendiez-vous à ce que le paiement vous parvienne dans la journée même? Peut-être vous attendiez-vous à ce que je vous fasse parvenir le tout par télégramme chanté par un clown, esti? » 

 

 

La madame, manifestement postée quelque part en Acadie, m’a gentiment fait savoir que ma blague n’était pas très drôle et m’a transférée à la seule personne intelligente de toute la compagnie, lui-même posté en Acadie, avec son beautiful accent. J’ai enfin pu entendre de la douce musique à mes oreilles…

Gentil monsieur : « Vous avez tout à fait raison madame. Je suis désolé que vous ne m’ayez pas parlé avant. Vous êtes une très bonne cliente qui paie à temps chaque mois depuis 2003. C’est une erreur de notre part. Que puis-je faire pour vous satisfaire? 

 

Moi : « Je veux que vous enleviez tous mes frais de retard, tous les frais administratifs et je veux que mon annulation de contrat se fasse sans aucun frais, malgré le fait que j’ais un contrat d’un million d’année avec vous et qu’il ne soit pas terminé. »

 

Gentil monsieur : « C’est fait madame. Mon nom est Stanley et le numéro de confirmation de votre demande est le 12345. Puis-je faire autre chose pour vous? »

 

Moi : « Non, merci beaucoup de votre aide monsieur.»

 

J’aime Stanley. Stanley, c’est mon ami.

Catégorie : EXaspération, EXutoire
Par L'ex
Le 17-08-2007
À 11:12
Commentaire(s) : 13
 
 

Dépendance

J’ai bien dû me rendre à l’évidence, m’asseoir avec moi-même et réaliser que j’étais réellement dépendante. Les gens passionnés sont souvent des gens dépendants. Ça va avec, on dirait. J’ai jadis été dépendante de la cigarette. Je suis sans contredit dépendante de la caféine, mais ce combat-là, j’ai choisi de ne pas l’engager.

 

C’est donc le 1er septembre que j’entreprends officiellement mon sevrage. Il faut se fixer une date, et le 1er septembre, c’est une bonne date, je trouve.  Je vais tenter de diminuer la dose d’ici deux semaines, histoire de ne pas subir de choc drastique suite à mon arrêt complet, mais le 1er septembre, c’est fini à tout jamais. De toute façon, qu’est-ce que ça m’apporte? C’est de l’argent jeté par les fenêtres. Dans un an, je pourrai me payer un voyage dans le sud uniquement avec cet argent économisé. Mes relations interpersonnelles ne sont en rien améliorées par cette dépendance, au contraire.

 

Je ne comprends toujours pas comment j’ai pu développer cette dépendance. La cigarette, le café, ça va avec le style épicurien. Mais ça, ça ne me ressemble pas. Je déteste normalement ce genre de choses et tente le plus possible de m’en éloigner. Mais bon, j’ai succombé une fois, et ce fut de toute évidence une fois de trop.

 

Le seul désavantage à mon sevrage, c’est que je devrais m’acheter un réveil-matin. Parce qu’à compter du 1er septembre, je n’aurai plus mon cellulaire pour me réveiller.

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 16-08-2007
À 16:37
Commentaire(s) : 12