Leçon conjugale #2
M’étant attribuée unilatéralement (faut faire sa place, dans la vie) le poste hautement spécialisé de conseillère matrimoniale blogosphérique, j’ai d’autres précieux conseils dont je souhaite vous faire part.
Bien entendu, toutes ces recommandations d’une valeur inestimable ne sont que suggestives et l’auteure ne saurait être tenue responsable en cas d’échec. Déjà que je prends plus que ma part du blâme dans mes échecs amoureux, je ne vais pas commencer à prendre les vôtres, il y a des maudites limites.
La plupart des couples normalement constitués devraient au moins une fois dans leur vie (parfois, c’est au moins une fois par semaine, dans ces cas, il y a des solutions plus drastiques, on y reviendra dans une prochaine leçon) s’obstiner farouchement sur des peccadilles.
Si un membre du duo (ou du trio, vous faites bien ce que vous voulez chez vous) semble être plus facilement enclin à s’affoler (et qu’il l’admet, dans le cas contraire, on y reviendra à la leçon #451), l’autre devrait être calme pour les deux. C’est simple non?
Prenons un exemple tout à fait fictif. Le Dompteur et moi. Disons que dans le couple, c’est moi qui suis la personne la plus soupe-au-lait (c’est très fictif, je vous rappelle). Le Dompteur me dit que nous devons partir, demain matin à une telle heure pour rejoindre des gens qui nous attendent à un endroit indéterminé. Usant de talents insoupçonnés en calcul mental, j’en conclus que nous attendrons dans la voiture à ne rien faire au moins une demi-heure sans trop savoir où, ce que ma patience ne saurait tolérer. J’exprime mon désaccord et j’exige des plans précis, mes yeux s’expulsant tranquillement de leur orbite et le volume de ma voix s’approchant dangereusement d’un niveau interdit par le règlement de la ville de Montréal.
Bon. Suivant cet exemple fictif, le sujet mâle de l’expérience n’aurait qu’à dire : « Oui, chérie, tu as tout à fait raison. On fait comme tu veux. » Voyez comme c’est simple l’harmonie conjugale?

