Discriminera bien qui fut discriminé

Vendredi dernier, j’étais avec des copines en train de prendre l’apéro chez l’une d’entre elles et nous avons eu l’idée de sortir danser dans un bar gai, accompagnée de Nitram et de ses amis. J’aime ce genre d’endroit pour toutes sortes de raisons, j’aime les drags queen, j’envie leur déhanchement, j’adore sortir avec des amis et surtout, j’adore danser sans me préoccuper des morons autour de moi.

Les gars étaient en train de nous suggérer quelques endroits où l’on pouvait aller passer la soirée quand j’ai entendu « pas à cet endroit, les filles ne sont pas admises le vendredi ». Je ne me souviens pas de l’endroit dont il était question à ce moment–là mais j’ai sursauté en me disant que cette pratique était clairement illégale. Nous n’avions pas nécessairement envie de changer le monde ce soir-là alors nous avons tout simplement décidé d’aller se balancer le derrière sur une autre piste de danse.

Voilà que ce midi, je tombe sur cet article sur cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/article/20070530/CPACTUALITES/705300660/-1/CPACTUALITES

Je suis tout à fait d’accord avec l’initiative de cette jeune fille qui a été expulsée d’un bar gai sous prétexte que celui-ci était réservé aux hommes. Il est évident, d’un point de vue du droit, qu’il s’agit de discrimination au sens de l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne que je me permets de vous cite intégralement :

« Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier à ce handicap. Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit. »

Le Tribunal des droits de la personne a déjà reconnu qu’il était illégal d’interdire à une personne de 18 ans d’entrer dans un bar où il est indiqué « 21 ans et plus » puisqu’il s’agit d’une discrimination fondée sur l’âge. La loi au Québec est claire : il faut être majeur pour entrer dans les bars et la majorité, c’est 18 ans. Pas 21. Rien n’empêche un tenancier d’indiquer à ces clients qu’il souhaite une clientèle plus âgée et/ou gai, mais il ne peut en aucun cas lui refuser l’accès pour un motif discriminatoire.

Ainsi, selon cet article de la Charte québécoise, il serait sans contredit inacceptable qu’un bar, qu’il soit gai ou non, refuse d’admettre un homme parce qu’il est en chaise roulante? Ou encore, parce qu’il est asiatique? Ce bar refuse des gens parce que ce sont des femmes, ce qui est tout aussi illégal que de refuser de vendre un sac de carottes à un Haïtien.

Catégorie : EXutoire
Par L'ex
Le 30-05-2007
À 12:09
Commentaire(s) : 33
 
 

Pécheresse

Voici un petit questionnaire amusant concocté par P’tit rien et déniché chez Doparano.

La Gourmandise

Q : Qu’est-ce que vous consommez avec délectation et sans retenue, qui titille vos papilles gustatives même lorsque vous n’avez pas faim?

R : Le chocolat, les chips au ketchup, la crème glacée, le beurre d’arachides, le poulet, la viande saignante, les bananes, le vin, la bière, le champagne, le miel, le sirop d’érable, les nouilles croustillantes, les fruits de mer, la soupe tonkinoise, le brocoli (oui oui!), etc.

La Colère

Q : Qu’elle est la situation qui vous fait sortir de vos gonds à tout coups, et que de là, une sérénade de mots sortis d’une église émanent de votre bouche?

R : Je sacre beaucoup en voiture. Je ne suis pas du genre à sortir pour engueuler un autre conducteur mais je lance souvent le regard du killer… et je sacre toute seule dans ma voiture.
Sinon, j’ai beaucoup amélioré cet aspect de ma personnalité. J’ai surtout compris que je n’avais pas le contrôle sur certaines choses et qu’il valait mieux ne pas s’en préoccuper.

L’Envie

Q : Devant quel type de personnes êtes vous le plus envieux?

R : Les gens qui dégagent une grande assurance.

L’Avarice

Q : Quel est le type d’objets inutiles pour lesquels vous pouvez le plus dépenser, sans compter?

R : Inutiles? Aucun… Mais disons que j’ai une collection de soutien-gorges qui dépassent largement ce qui est nécessaire. Mais je les porte tous.

La Paresse

Q : Quel est un moment typique de paresse extrême pour vous?

R : Un lendemain de veille, en pyjama, je réunis toutes les télécommandes, j’emmène une pinte de jus de pommes, je me prends deux ou trois oreillers et une grosse couverture, j’ouvre le divan-lit et je regarde canal-vie toute la journée, tout en faisant quelques petites siestes à l’occasion.

La Luxure

Q : Quelle sont les choses les plus hot que vous avez fait face à cet aspect de votre vie?

R : Non-applicable. Je suis chaste et pure.

L’Orgueil

Q : Dans quelle situation votre orgueil touche le plafond?

R : J’ai un problème récurrent de concentration que je tente tant bien que mal de camouffler depuis que je suis toute petite. Il est donc très rare que je puisse demeurer concentrer toute une conversation. Je peux être plusieurs minutes à rêvasser, hocher de la tête et dire “hum hum”. J’ai appris avec les années à comprendre l’essentiel des messages, mais il arrive que je sois complètement mélangée. J’ai souvent l’impression que les gens le perçoivent comme un manque d’intelligence et ça heurte mon orgueil.

Catégorie : EXamens
Par L'ex
Le
À 09:40
Commentaire(s) : 8
 
 

Mauvaise fille

***Avertissement***
Cette histoire risque de ne pas convenir aux coeurs sensibles

Je me résigne aujourd’hui à vous faire part de l’histoire de vomi la plus dégueulasse qui soit. Enfin, je doute énormément que quelqu’un puisse l’accoter. Bon, vous savez, j’ai jadis été une vomisseuse hors pair, talent que j’ai étrangement, mais heureusement perdu dans les derniers mois.

J’aimerais bien vous dire que cette histoire remonte à l’ancien temps, quand j’avais 13 ou 14 ans et que j’étais jeune et insouciante mais pour ajouter à ma honte, cette histoire est plutôt fraîche et s’est produite au début du printemps, l’an dernier.

En sortant du boulot, je rejoins une amie au Ste-Élizabeth. Les minutes passent, j’enfile un black velvet, puis un autre et finalement un troisième. Si peu, finalement. À ceci s’est ajouté un shooter offert par un gars qui m’a approché en me disant me reconnaître, me parlait de ma vie professionnelle avec une telle justesse qu’il semblait tout à fait réel qu’il me connaisse, mais qui finalement s’est avéré être un parfait inconnu. J’étais encore en couple à ce moment, du moins en théorie, et le jeune homme a jeté son dévolu sur ma copine (et lui a fait de la peine par la suite, mais c’est une toute autre histoire).

Bref, la soirée débutait, il était environ 20h00 et, influençable comme je suis, j’ai suivi les autres à l’extérieur et ai inhalé quelque chose que je n’aurais manifestement pas dû. Je me sens rapidement mal à l’aise, je décide de remonter à l’étage à nos places pour m’asseoir et respirer un peu. Les autres me rejoignent, je fais semblant d’aller très bien mais ça tourne drôlement et un mal de cœur commence à se faire très insistant. Je m’excuse auprès de mes comparses et quitte pour descendre vers les toilettes.

Pour ceux qui connaissent le Ste-Élizabeth, je vous invite à visualiser les escaliers que j’étais en train de descendre. Vers le bas, elles tournent à plus ou moins 90 degrés vers la droite et donne sur des tables en face et les toilettes à droite. Vous voyez bien? Je tenais donc fermement la rampe, bien décidée à me rendre à la toilette la plus proche, déjà convaincue que tout ce que j’avais avalé dans les 3 derniers mois s’apprêtait à me faire toute une surprise. Je vous rappelle qu’il est à peine 20h30.

Rendue à la cinquième marche à partir du bas, au diable les black velvet, les shooters, le lunch, le déjeuner et même le souper de la veille! Étant encore légèrement surélevée, mon vomi a atteint le sol, face à une table occupée par trois jeunes hommes, desquels j’ai un souvenir d’une exactitude déconcertante, en faisant une courbe digne des chutes de Val-Jalbert. C’était beau-ti-ful.

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le 29-05-2007
À 09:53
Commentaire(s) : 14
 
 

À vue d’oeil - EDIT

“Tandis que la Lune fait son entrée dans un Signe considéré incompatible avec le Lion - le Scorpion - il peut vous être plus difficile de déterminer sur quels atouts miser afin d’obtenir un maximum de reconnaissance publique. Il serait sage de procéder à une minutieuse analyse avant de persévérer, histoire d’avoir la certitude que vous empruntez la bonne voie.”

Vous ne m’aurez pas scorpions maudits, je n’ai, aujourd’hui plus que jamais, rien à foutre de la reconnaissance publique. Bon, d’accord, ce commentaire était complètement gratuit et sans fondement, j’ai, à ma connaissance, inter réagit avec aucun scorpion depuis des lustres mais je les considère tout de même comme une source d’ennuis.

Parlant d’ennui, j’ai vécu un phénomène complètement absurde ce matin. Je porte des lunettes le jour et ce, depuis 7 ans. Je devrais les porter en tout temps mais je n’ai jamais été capable de m’y habituer. Ça me donne chaud au nez, je vois la monture sans arrêt et j’ai peur des verres de contact. Le jour, je n’ai pas tellement le choix sinon, je ne pourrais pas fonctionner normalement alors que le soir j’arrive à me débrouiller sans. J’ai l’air analphabète mais si Jacques Demers a pu nous faire voir que du feu durant toutes ces années, je peux certainement en faire autant.

Tout ceci pour dire que ce matin, je suis incapable de porter mes lunettes. Alors que la dernière fois que je les ai portées, soit vendredi, elles m’allaient comme un gant, ce matin, j’ai l’étrange impression que ce sont les lunettes de quelqu’un d’autre. Comme si ma vue avait complètement changé en un week-end. J’appelle une amie pour lui raconter l’inexplicable mystère et celle-ci affirme d’emblée que je fais trop le party et que ma vue décrépit probablement. Je réessaie donc mes lunettes aux cinq minutes en espérant que ma vue redevienne normale. Aucune amélioration. La panique s’empare de moi, je me vois déjà à même pas trente ans, aveugle, me promenant avec une canne blanche, tomber entre deux wagons de métro. Tentant obstinément de reprendre mon calme, j’évalue la possibilité de prendre rendez-vous pour un examen, reprend mes lunettes pour les réessayer une centième fois et constate alors que celles-ci ne comportent plus qu’une seule vitre.

EDIT - J’ai finalement retrouvé ma vitre de lunette manquante gisant sans vie à côté d’une énorme plante verte. Mon porte-feuille m’a applaudit. Et ma future caméra numérique aussi.

Catégorie : EXpériences, EXpress
Par L'ex
Le 28-05-2007
À 10:41
Commentaire(s) : 22
 
 

Trois bras, deux nez et une jambe

À force de suivre les conseils de tous et chacun sur les manières d’aborder ma vie sentimentale, je suis à un cheveu de la maladie mentale profonde. “C’est-quand-on-cherche-pas-qu’on-trouve-mais-si-tu-cherches-pas-tu-trouveras-pas-si-tu-veux-savoir-si-c’est-sérieux-couche-pas-avec-tout-de-suite-si-tu-veux-être-sûre-que-c’est-un-gars-pour-toi-aussi-bien-coucher-avec-le-plus-vite-possible. “

Avec tous vos bons conseils et vos bons mots, je me rends bien à l’évidence que la seule technique que je n’ai pas encore utilisé consister à envoyer promener tous les gars qui me plaisent. Je crois bien l’utiliser ce soir au 5 à 7.

N’empêche que j’ai eu une date cette semaine avec un gars que je connaissais déjà. Ce qui est quasiment une première dans la dernière année. Je dois avouer que ça facilite drôlement les choses de se retrouver face à une personne qui a sensiblement le même réseau que toi et qui a des intérêts communs.

Élément non-négligeable : il vient lui aussi du Saguenay-Lac-Jean. Vous devinez ma joie quand j’ai réalisé cette ô combien pertinente information. Au moment où ces faits m’ont d’ailleurs été révélés, j’ai réalisé que j’avais désormais moi aussi la chance inouïe de faire des bébés consanguins pure race.

La soirée fut finalement correcte. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui s’en suivra mais j’ai résisté à toutes avances sexuelles de peur évidemment de tomber enceinte d’un monstre avec un bras dans le front. Y a peut-être aussi le fait que certaines personnes ont milité pour une abstinence sexuelle de ma part et que j’ai, depuis, complètement oublié comment procéder, mais la raison principale demeure évidemment la non procréation d’organismes vivants avec un code génétique semblable au mien. J’ai en plus appris plus tard dans la soirée que la famille de sa mère était originaire de quelque part en Mauricie, ce qui vient complètement foutre le bordel dans mes espoirs congénitaux.

Catégorie : EXtase
Par L'ex
Le 25-05-2007
À 15:02
Commentaire(s) : 6
 
 

Comment déstabiliser une blonde et lui soutirer 47$

1. Donnez-lui une journée de congé le lundi.

2. Le mardi suivant, elle sera convaincue que c’est un lundi.

3. Vous pouvez même laisser sur son chemin des indices que c’est mardi et elle ne s’en rendra même pas compte. Par exemple, ses collègues qui ne travaillent jamais le lundi seront présents au bureau. Ses deux watts de cerveau ne remarqueront rien.

4. Passez avec votre ost** de char rouge de la Ville de Mourial dans les endroits où il est interdit de stationner le mardi.

5. La blonde déstabilisée sera inévitablement stationnée à cet endroit.

6. Donnez-lui une contravention.

7. Tapez-vous sur les cuisses.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le 23-05-2007
À 08:53
Commentaire(s) : 16
 
 

Patriotes et restes humains

Qu’elles aient deux ou trois jours ou même davantage, mes fins de semaines peuvent rarement contenir plus d’une journée productive. Le reste, c’est du party à son meilleur. Un jour, je grandirai.

Vendredi, je suis partie sur une fesse avec une copine pour un party à Québec. J’en reviendrai avec l’histoire de cruise la plus originale qui soit, c’est-à-dire « absence de cruise ». Un gars, apparemment habitué à ramener dans son lit qui il veut, m’a fait des avances sans prendre la peine de me séduire. C’est sans doute la féline en moi, mais je retire autant, sinon plus de plaisir à m’amuser avec ma proie que de la dévorer tout rond. Aucun amusement possible dans ce cas. « Dans quelle position veux-tu que je te prennes? » Dans la position du fantôme je pense bien. Tu feras semblant que je suis dans ton lit, parce que je n’y serai pas.

Samedi, dur réveil. Après des œufs bénédictines, un gatorade et un sundae au caramel, j’étais top shape et fin prête pour le retour à Montréal et le party du samedi chez une copine qui quitte le pays pour d’autres cieux. J’ai d’abord fait acte de présence dans un B.B.Q. pour l’anniversaire d’une connaissance. C’était une belle soirée, ponctuée d’une rencontre intéressante…

J’ai bien entendu agonisé toute la journée dimanche. J’ai mis le nez dehors que pour étendre des draps et des serviettes sur ma nouvelle corde à linge. Levée à 9h00, j’ai fait une sieste en après-midi pour me relever vers 18h00 et écouter Cheech, film déprimant à l’os pour une fille en lendemain de veille. À 21h30, je me rendormais pour me réveiller à 9h30 le lendemain et lire dans mon lit jusqu’à 11h00.

Finalement, lundi fut une journée dans la vie d’une fille en couple. Pour les détails, voir ici, c’est fort bien imagé. Je dois avouer que Nitram est le gars idéal à avoir dans sa vie. Non seulement, il prend l’agencement des fleurs au sérieux mais il est également capable d’exercer la plupart des petits travaux manuels… Bon, il pleure presque quand c’est le temps de mettre les homards dans l’eau bouillante, mais c’est tout de même attendrissant! Bref, mon ami a satisfait mon désir d’être en couple et je devrais ainsi pouvoir survivre à mon célibat jusqu’à Noël.

Catégorie : EXpériences, EXpress
Par L'ex
Le 22-05-2007
À 09:30
Commentaire(s) : 14
 
 

Activité à haut risque

Je m’apprête à faire une activité risquée ce soir. Je me sens toute drôle en dedans depuis tout à l’heure. À mi chemin entre la hâte et la crainte. Mais il paraît que si on ne risque rien, on n’obtient rien.

Ma vie étant péniblement ennuyante ces derniers temps, je ne pouvais rater une pareille occasion de vivre de telles émotions fortes. La Ronde, la plongée sous-marine et le parachute, c’est de la petite bière à côté de ce que je m’apprête à vivre ce soir. Bon, ce n’est pas l’Irak, mais quand même…

Je m’apprête à quitter la métropole pour pénétrer le ô combien nébuleux royaume de l’ADQ, la ville de Québec. Pour faire le party en plus. Ouhhhhhhhhhhhhh.

Veuillez noter que j’ai volontairement publié cette blague vraiment plate un vendredi après-midi alors que vous avez tous mieux à faire que de lire l’ennuyante vie d’une blonde sans cervelle qui est prête à vendre sa mère pour un partie de fesses… Bon vous comprenez l’astuce? Ne me lancez pas de tomates, je suis bien meilleure que vous pour le faire!

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 18-05-2007
À 15:34
Commentaire(s) : 6
 
 

Dures retrouvailles

J’avais pris un long bain moussant aux chandelles, flûte de champagne à la main. J’adore m’offrir ces petits plaisirs le vendredi soir. Sacro saint vendredi où il est interdit de rester chez soi. J’en fais presque ma religion. J’étais passée prendre des fraises, du chocolat et du champagne un peu plus tôt et m’étais promis de regarder les derniers épisodes de ma télé série préférée ou encore de dévorer un bon roman.

J’étais maintenant vêtue d’un joli peignoir satiné, les cheveux à moitié mouillés et les doigts un peu plissés de ce long repos sous l’eau. La sonnette de mon appartement retentit avant même que j’ais eu l’occasion de m’installer confortablement dans mon salon. Sans grande inquiétude, j’ouvrit la porte et aperçu un vieil ami avec qui j’avais entretenu une relation charnelle. On ne s’était pas vu depuis des lunes, sa carrière l’ayant envoyé en Europe pour quelques années. Je le saluai, tout sourire, extrêmement heureuse de le revoir.

Sans dire un mot, il m’empoigna par la taille, me fracassa timidement, mais solidement contre le mur du passage et d’un seul coup, me dénuda complètement de mon peignoir. J’étais à mi-chemin entre l’excitation et la honte de me retrouver ainsi complètement nue devant celui qui m’avait tant fait jouir.

Il faisait aller de mouvements précis ses doigts entre mes fesses tout en maintenant ma tête bien prise contre le mur. J’étais prisonnière de ses grandes mains et je me savais désormais à sa merci. Sans prévenir, il me reprit brusquement et me retourna pour accoter mon dos contre la porte froide. Il palpa avec vigueur mes gros seins et pinçait fortement mes mamelons. Cette douleur m’excitait à tel point que j’en étais complètement mouillée.

Mon sexe réclamait le sien et lui qui connaissait tant mon impatience continuait sans relâche de m’agacer ainsi jusqu’à ce que j’en pousse un petit cri de colère. Mécontent de ma contrariété, il m’empoigna avec une force telle que je me suis retrouvée en moins de deux sur le dos, captive de son magnifique mais imposant corps. Il m’empoigna à la gorge d’une main tout en continuant de chatouiller mon sexe toujours impatient. Je devenais de plus en excitée mais mon amant prenait un malin plaisir à retenir ma jouissance. Je le suppliais désormais de faire pénétrer son délicieux sexe en moi.

D’un geste brusque, il me retourna sur le ventre, me donna une vigoureuse poussée dans le dos, releva mes fesses et me pénétra d’un coup entre celles-ci. Je poussai un cri de surprise et entendit son petit rire malicieux. Il plaça ses doigts sur mon sexe tout en exerçant un mouvement calculé de va-et-vient avec sa queue. En quelques minutes à peine, j’explosai littéralement sous ses yeux satisfaits et mon amant éjacula tout son désir sur mes fesses rondes et dures.

Catégorie : EXcitation
Par L'ex
Le 16-05-2007
À 10:52
Commentaire(s) : 27
 
 

Sexy ladies

J’ai finalement fléchi et j’ai accepté la tentante invitation à suivre des cours de danse sexy. Non pas que j’en ais vraiment besoin bien sûr mais je n’avais rien à faire le lundi soir.

Comme à chaque fois où l’on doit affronter une activité inconnue, j’étais un peu stressée et je me demandais bien si j’allais être à la hauteur. Chez moi, avant de quitter, j’ai donc demandé à Scuba girl de me montrer les moves qu’elle avait déjà appris, histoire de ne pas me sentir comme un chien dans un jeu de quilles. Je me mets à me trémousser sans retenue et celle-ci s’esclaffe de rire et me dit : « Tu vas être bonne, c’est certain. T’es née pour ça » Il n’en fallait pas davantage pour que ma confiance en moi soit gonflée à bloc et que je rêve en secret à une grande carrière de danseuse nue professionnelle.

Première erreur de débutante, j’avais enfilé les mêmes vêtements que je porte pour aller au gym. Pas sexy. Pas sexy pentoute. Se trémousser en tentant d’avoir l’air sensuelle habillée de cette façon, c’est du grand art! Faisait fi de ma tenue peu appropriée, je m’en suis donnée à cœur joie devant le miroir, laissant mes hanches faire la vague d’un côté, puis de l’autre, me surprenant même à aimer ça.

La professeure nous enseigne une chorégraphie comprenant un move qui consiste à faire la poule en battant des ailes, sortant exagérément la poitrine et les fesses. Manifestement, les poules ont encore la cote. Une autre élève demande avec raison à l’imminente professeure si nous allions attirer les coqs avec ce pas de danse.

Cette question était tout à fait justifiée. Moi, les ti-coqs avec leurs ailes piquantes, leur cervelle de moineau et leur tit-os de poulet, v’savez ce que j’en pense…

Bon, pour ceux qui n’auraient pas suivi la saga Mr Wing, je vous fais un topo en très accéléré…

On-l’appelle-Mr-Wings-parce-que-je-l’ai-rencontré-à-la-cage-aux-sports-pis-finalement-il-s’est-avéré-avoir-une-petite-cervelle-de-moineau-à-la-place-du-cerveau-et-un-ti-os-de-poulet-miniature-à-la-place-de-vous-savez-quoi-et-comme-il-ne-lit-pas-mon-blogue-je-le-bitch-impunément-et-il-paye-pour-tous-les-autres.

Voilà. Pour la vraie histoire, avec tous les détails ennuyants, voir les archives à partir de la fin octobre 2006. Fin de la parenthèse.

Pendant que nous étions en train de se dandiner telles des poules de luxes, je me suis mise à observer les autres participantes et à émettre des hypothèses sur les raisons qui les poussaient à suivre ce genre de cours. Bien que toutes les raisons soient valables et soient propres à chacune, je me suis rendue compte que moi, je n’en avais aucune. Je n’ai nullement l’intention d’arrondir mes fins de mois par cette activité lucrative, ni de me bouger le derrière sur les pistes de danse dans l’espoir de me pogner un moron, ni même l’expectative d’une éventuelle vie amoureuse dans laquelle je pourrais exprimer tous mes talents avant d’avoir ma ménopause. Je devrais peut-être mettre cet argent-là dans mon REER à la place, ce serait un meilleur investissement pour l’avenir.

Catégorie : EXpériences, EXistentialisme
Par L'ex
Le 15-05-2007
À 09:55
Commentaire(s) : 31