Histoire de couilles poilues

Vendredi soir était pour Mumu, le mâle de la maison, le moment où il devait se rendre chez la coiffeuse-de-chats pour se refaire une beauté. Une petit shampoing et une jolie coupe de lion allaient sans le moindre doute faire renaître la passion entre nous.

Soit dit en passant, faire raser son chat est une façon miraculeuse de soutirer frauduleusement de l’affection. Tu fais raser l’animal très court et tu baisses le chauffage. Ça ne marche pas avec les hommes mais ça a un effet indéniable chez le félin. Fin de la parenthèse.

Je passe finalement prendre Mumu un peu plus tard chez sa coiffeuse. Je compte bien à ce moment profiter de son odeur pas trop virile de shampoing à la poudre de bébé avant qu’il ne décide de se lécher partout en guise de protestation. Mumu défile fièrement dans la maison, arborant son joli minois.

Mumu est castré. Un castré avec un castrante, ça va de soi. Mumu est donc l’heureux propriétaire d’un scrotum vide.

Pour des raisons obscures, la coiffeuse-de-chats a décidé de laisser une méga-touffe de poils à cet endroit. Peut-être pour lui redonner un semblant de virilité?

Le problème, c’est que on n’aime pas ça nous, les couilles poilues.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 30-04-2007
À 11:29
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Appel à tous

Je rends les armes. J’abdique. J’avoue que bien que je sois autonome, débrouillarde et auto-suffisante, Mumu ne peut plus suffire à la tâche de mâle dans mon humble demeure. C’est pourquoi je lance cet appel à tous aujourd’hui.

Il y a, sur mon fabuleux balcon arrière, un arbre de *tousse* Noël *tousse* en décrépitude avancée. Et j’avoue ne pas savoir comment m’en débarrasser. En fait, j’avoue même ne pas du tout avoir envie de m’occuper à m’en débarrasser. Non seulement je ne sais m’en départir mais en plus j’ai honte d’avoir ce putain de sapin sur mon balcon alors que nous sommes presque en mai.

J’ai pensé me lever durant la nuit, la veille de la collecte des vidanges et d’aller le porter loin loin loin de chez moi. Mais une copine m’a dit que quelqu’un pourrait avoir une contravention à ma place. C’est chien.

J’ai pensé lui couper les branches et les mettre dans un sac à ordures. Avec les ciseaux, ça ne fonctionne pas. Et je n’ai pas de scie. Et je n’ai pas d’envie particulière de m’en procurer une.

Bref, je lance cet appel à tous. Un service en attire un autre. Vos propositions sont les bienvenues. Par exemple, tu me débarrasses de ce sapin maudit au plus sacrant et t’emmènes ta poche de lavage. Ça va être propre, sèche et bien plié. Ou encore tu me débarrasses de c’t’ostie de sapin et je te donne de la succulente sauce à spaghetti. Votre prix est le mien.

Bien entendu, je précise au cas où y aurait des anonymes frus à l’imagination trop fertile, que mes services sexuels valent bien plus que de couper quelques branches de sapin.

Faudrait, en plus, s’occuper à aller poser mes pneus d’été, décaper ma table de cuisine, peindre mes meubles de chambres et aller chercher mes bacs à fleurs au marché.

En bas de ça, je me déshabille plus pas.

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le
À 09:02
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Voici des photos de mini-l’ex!

À son baptême. Elle a l’air d’un ange, vous trouvez pas?

On reconnaît la face de boeuf légendaire

Encore en train de chiâler?

Voyez comme j’ai souffert dans mon enfance…

Outre la face de boeuf légendaire et les bleus partout sur mes jambes, on remarquera l’agencement des couleurs de mon p’tit kit estival. Comment ma mère a-t-elle pu me faire ça?


Je n’ai malheureusement pu retracer de photo de la vache numéro 2. Mais j’ai pu trouver celle-ci où l’on remarque encore une fois l’indignité de mes parents. Mini-l’ex sans chaussures… et le chandail des expos de mon frère!

À défaut d’avoir une photo de la vache numéro 2, voici le tricycle numéro 2!

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 27-04-2007
À 09:23
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La vache blanche

Pour ceux qui l’ignorent encore, j’ai été élevée sur une ferme au Lac-St-Jean. Pas une petite fermette avec deux vaches, trois poules et une chèvre. Non. Une grosse business, avec des centaines de vaches et des dizaines de milliers de poulets. J’ai horreur des vaches. J’ai, en fait, une peur bleue de celles-ci. Je n’ai aucun problème à aller cueillir des framboises et de côtoyer un ou deux ours bruns, mais ne me demandez pas de m’approcher d’une vache en liberté.

Quand j’étais toute petite, je suivais mon père partout. Aux poulaillers, à l’étable, en tracteur, partout. Il y avait une vache que j’affectionnais particulièrement. C’était la numéro 2.. Je l’aimais bien parce qu’elle était presque toute blanche. Elle avait bien quelques petites taches noires, mais elle se démarquait des autres de par sa blancheur. J’imagine qu’à cette époque, j’étais convaincue que mon prince charmant allait arriver en vache blanche plutôt qu’en cheval blanc. Aujourd’hui, il peut bien arriver en sentra ou en tercel, je m’en contrebalance bien. En fait, il peut même arriver en vélo si ça lui chante. Bon, s’il arrive en dodge caravan remplie à craquer de minis-lui, on verra là… mais je m’égare. Revenons à la vache blanche.

Un jour, j’avais trois ans, mon père faisait le train dans l’étable et moi je traînais là, avec lui, à ne pas faire grand chose d’utile. Je m’occupais à toutes sortes de choses dont manger de la moulée pour les vaches. J’aimais bien les petits grains de maïs séchés. Je me foutais bien de l’hygiène, je me servais à même le tas de moulée par terre, devant la vache blanche.

Je me suis rendue derrière « ma » vache et me suis mise à lui observer le derrière. Le sens du toucher est sans contredit mon sens le plus développé. Je suis toujours curieuse de savoir quelle texture ont les objets que je vois. Ne vous surprenez donc pas si je me mets à flatter votre manteau de fourrure lors de notre première rencontre… Mais à ce moment-là, ce que je vois, c’est un corps de vache.

Petit cours d’anatomie vachière, je sens que c’est nécessaire, il y a beaucoup d’urbains qui passent par ici… La vache a un pis, qui est l’espèce de grosse poche sur laquelle reposent normalement quatre trayons desquels sort le lait. Poursuivons donc.

Dans ma petite tête de petite fille de trois ans qui est en train de regarder le derrière d’une vache, il se passait beaucoup de choses. Je me demandais bien quelle texture pouvait bien avoir cet espèce de sein géant dont était ornée ma vache préférée. Je ne fis ni un ni deux et du haut de mes trois pommes, je propulsai ma main sur le gros toton de la numéro 2.

Celle-ci, prise par surprise, n’a pas particulièrement apprécié cet attentat à sa pudeur et je me retrouvai en moins de deux, gisant en pleurs dans un gros tas de marde.

C’est ainsi que l’Ex est devenue une fille de ville.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 26-04-2007
À 09:09
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Échangisme

Maintenant qu’on vous a révélé mes pratiques sexuelles douteuses, je ne peux plus avoir de secret pour vous. Ais-je envie d’en avoir de toute façon? Et comme ma vie est devenue calme et morne, je peux bien vous raconter jusqu’où ma délinquance m’a jadis transportée. Le passé, c’est le passé. C’est ce qu’on dit.

Comme j’ai été peu souvent en couple dans ma vie, fait évidemment causé par mon « incapacité à me faire un chum sérieux », j’ai entretenu tout type d’amitié donc une tout à fait particulière avec un type avec qui j’ai fait quelques expériences, parfois convaincantes, d’autres fois non.

Nous fréquentions un lieu, à chaque semaine. On y retrouvait un petit groupe de plus ou moins 5 couples à chaque fois. Des gens de tout horizon. Souvent c’était les mêmes, mais parfois des nouveaux se greffaient au groupe. Il est évident qu’au départ, l’excitation est à son comble. C’est bien entendu un peu angoissant d’avoir des rapports si intimes avec des étrangers, mais ça laisse rapidement place à l’enthousiasme et à la chaleur.

Au début, on se lance des regards timides. On ne sait pas trop quoi faire. La gêne s’empare de nous quand le regard des autres se pose sur soi. Y a un peu de jalousie aussi de voir son partenaire avoir autant de plaisir avec une autre. Mais c’est ce qui nous donne encore plus envie de se retrouver, après coup.

Comme dans la « vraie » vie, la chimie n’est pas la même avec tous. Parfois, le temps est long, les regards ne se croisent pas et le rythme n’est pas maintenu. Les mouvements sont saccadés et peu naturels. Il y a l’odeur également. Ne sommes-nous pas un peu animal à l’origine? L’odeur corporelle de mon partenaire, que je connais si bien, me rassure, me réconforte. Une odeur étrangère peut être autant attirante que repoussante.

De semaine en semaine, je suis heureuse de retrouver certaines personnes, un peu déçue de revoir certains autres. Le moment que je préfère à chaque fois, c’est à la toute fin quand je retrouve mon partenaire habituel et que pour les derniers moments, nos deux corps ne font qu’un. En harmonie avec la musique, une symbiose s’installe dans nos mouvements et nous dansons le swing, encore et encore, le sourire fendu jusqu’aux oreilles, comme à chacun de nos cours de danse.

Catégorie : EXpériences
Par L'ex
Le 25-04-2007
À 09:18
Commentaire(s) : 25
 
 

Des heures de plaisir avec google - ÉDIT

Voici, en italique, des recherches que des gens ont fait sur google qui les ont conduit jusqu’ici. À côté, mes commentaires. Je pense que l’activité n’était pas très claire pour certains.

blonde fabuleuse : je sais je sais.

marc boilard a une blonde : Non????????? Ça y est, je pleure.

fantasme frere : y a toujours plus fucké que soi.

bouger les oreilles : Moi aussi j’en fais ma fierté!

Blonde obsédée : Trompé d’adresse chose!

chanceux au jeu malheureux en amour : décidemment, je suis due pour un p’tit tour au Casino moi!

on mange quoi avec de la fondue chinoise : je te suggère des patates au four!

vengeance ex blonde : Hey hey hey! Je t’ai rien fait moi…

recettes ailes de poulet de la cage au sport : Je connais juste les petits os de poulet moi!

l’homme qui m’a laissée pour mon caractère : les hommes, tu veux dire?

j’aime faire la blonde : belle activité!

baiser mumu : Euhhh? Non!

comment vous trouvez les gars qui on un signe astrologique scorpion : Je le dis pas, ils vont m’en vouloir pour le reste de leurs jours…

Catégorie : EXpress
Par L'ex
Le 24-04-2007
À 12:57
Commentaire(s) : 24
 
 

Intermède

Je ne sais trop par où commencer. J’ai un peu perdu l’habitude de me confier à vous. J’ai cessé de le faire il y a un certain temps parce que vous êtes plutôt nombreux à me connaître dans la vraie vie, entre autres. Mais bon, sois je le fais aujourd’hui, soit je ferme boutique. On verra bien.

Une réflexion était bien en branle dans ma tête la semaine passé au moment d’écrire le billet intitulé Rater un virage. J’étais bien ancrée au centre d’un tourbillon dans lequel j’étais assez confortable mais qui me causait certaines insatisfactions. Insatisfactions qui se sont traduites en impatience et en exigeance excessives.

Ces mouvements de vagues auxquels je suis somme toute assez habituée sont cycliques. Je me retrouve parfois dans un mode tout autre où je n’ai de bonheur qu’à m’installer dans une routine avec moi-même, comme à l’automne dernier. Jusqu’à ce que quelque chose se produise et me relance dans un nouveau tourbillon.

Je crois que j’y suis. J’ai envie de focusser sur autre chose. Sur moi, en l’occurence. Personne ne peut s’accorder l’importance d’avoir forcer ce virage à 180 degrés mais il va sans dire que chaque personne qui a partagé ne serait-ce qu’une parcelle de ma vie dernièrement a été une goutte de plus dans la vague.

La tempête dans l’océan se calme et je dois avouer que j’en suis fort soulagée. Des décisions ont été prises, des efforts seront faits mais je me fais la promesse de ne plus jamais rien accepter qui soit en deça de ce que je désire vraiment.

Merci à chacune des gouttes de cette vague qui m’ont permis de me retrouver en face-à-face avec moi-même (et quel adversaire je fais!). C’était un simple intermède. Les anecdotes de mon quotidien continueront d’être racontées avec un brin d’humour dans ces pages.

Catégorie : EXtériorisation, EXistentialisme
Par L'ex
Le
À 07:28
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Une autre recette

Miraculeuse recette pour te remettre une fille sur le piton.
  1. Aller voir mon psy, cet homme trop génial qui m’enlève mille livres de sur les épaules juste avec son sourire rassurant.

  2. Prendre des décisions.

Ne reste qu’à les respecter.

Catégorie : EXemptions
Par L'ex
Le 23-04-2007
À 16:01
Commentaire(s) : 6
 
 

Recette miracle pour un lundi de marde

  1. Buvez comme un trou samedi soir. Rien n’empêche que la soirée soit agréable, mais buvez jusqu’à ce que l’alcool ait raison de vous.
  2. Faites des choses que vous vous étiez juré de ne jamais faire. Culpabilisez.

  3. Contrairement à vos habitudes, ne vomissez pas. Assurez-vous de garder toute cette quantité d’alcool dans votre corps.

  4. Levez-vous le dimanche matin avec une gueule de bois phénoménale.

  5. Faites chier injustement quelqu’un que vous appréciez. Culpabilisez.

  6. Habillez-vous chaudement alors qu’il fait plus de 20 degrés dehors. Entrez dans votre voiture. Nausée assurée.

  7. Faites des courses. Achetez des choses très lourdes.

  8. Agonisez le reste de la journée sur votre sofa alors qu’il fait un soleil radieux à l’extérieur. Culpabilisez.

  9. Commencez vos règles.

  10. Couchez vous tôt dans l’espoir d’un avenir meilleur.

  11. Profitez du fait que votre corps est concentré à filtrer le trop plein d’alcool pour attraper un virus.

  12. Levez-vous avec un mal de gorge de compétition.

  13. Ayez un examen d’anglais sans avoir ouvert vos livres ne serait-ce qu’une minute. Culpabilisez.

Catégorie : EXaspération
Par L'ex
Le
À 08:31
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Rater un virage

Ça aurait l’air qu’il faille ralentir. Pour mieux voir le paysage, qu’ils disent. Se balader, pour ne rien manquer. Oui, sans doute.

Quand on visite la Côte d’Azur par l’intérieur des terres, il est plus prudent d’y aller lentement. Les côtes et les belles courbes, telles celles d’une femme. Ça nous permet en plus de voir les montagnes. C’est bon quand c’est long, la Côte d’Azur.

Mais moi, j’aime la vitesse. Je n’aime pas être obligée de ralentir pour ne pas rater un virage. J’aime fermer mes yeux et appuyer sur l’accélérateur. J’aime rouler à 100 miles à l’heure. Des fois, j’ai le vertige. Ça me donne la nausée. Des fois, je rate le virage et je me casse la gueule. Des fois dans un rocher. Ça fait mal. Des fois, je me ramasse carrément au fond de la méditerranée. Là, c’est beau. Et ça goûte le sel. J’aime le goût de l’eau salée.

Peut-être un jour, je ralentirai. Peut-être un jour, je serai moi aussi d’avis que c’est bon quand c’est long. Je ne le crois pas. Telle une éternelle enfant, je veux tout maintenant. Je ne veux pas me rendre tranquillement à Marseille en chantant des chansons quétaines. Non. Je veux arriver à Marseille le sourire aux lèvres d’avoir trop fêté sur mon air d’aller.

Quitte à ne pas m’y rendre. Ouais. Quitte à ne jamais m’y rendre. Ok?

Catégorie : EXtériorisation, EXistentialisme
Par L'ex
Le 19-04-2007
À 18:49
Commentaire(s) : 22